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"S’il t’écoute, tu as gagné ton frère" (Mt 18, 15-20)
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"S’il t’écoute, tu as gagné ton frère" (Mt 18, 15-20)

Un article rédigé par Pasteur Nicole Fabre (50629) - RCF, le 16 août 2023  -  Modifié le 16 août 2023
Prière du matin "S’il t’écoute, tu as gagné ton frère" (Mt 18, 15-20)

"S’il t’écoute, tu as gagné ton frère"

 

Méditation de l'évangile (Mt 18, 15-20) par la pasteur Nicole Fabre

 

Chant final: "Au milieu de nous" par le groupe Antydot

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. Parole connue, et citée hors de son contexte, de façon souvent facile et peut-être paresseuse. Car elle vient en fin d’une exhortation qui appelle à faire front aux différents, voire aux blessures qui peuvent naître dans la communauté des disciples, voir même aux scandales évoqués peu avant. Au lieu d’essayer de laisser faire le temps, de passer sous silence différents ou agressions, ces instructions invitent à parler, à nommer les péchés, c’est-à-dire ce qui vient blesser tel ou telle, diviser, voire écarter particulièrement les plus petits. Parole d’abord singulière, en tête à tête. Puis parole plus communautaire avec des témoins qui permettent de ne pas confondre émotions et réalités des faits. Si tout cela reste sans effet, alors, celui ou celle qui a été l’auteur d’une blessure grave doit être, non pas rejeté, mais considéré comme un païen, quelqu’un qui agit comme s’il ne connaissait plus le Christ. La parabole qui suit montre ce chemin : quelqu’un à qui le roi remet une dette insolvable par pure miséricorde se rue tout de suite après sur un autre qui lui doit une somme bien moindre, comme n’importe quel païen. La réponse de Jésus appelle donc à faire face aux violences dans les relations. Et c’est bien pour encourager ces démarches que Jésus donne cette promesse : là particulièrement, je suis présent, au milieu de vous.

Jésus, apprends-nous à nous parler, à vivre la réalité d’un pardon exigent, vrai, qui ne peut venir que de toi. Apprends-nous à délier, dénouer ici déjà ce qui conduit à la mort.

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

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