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Sainte Thérèse d'Avila, première femme docteur de l'Église
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Sainte Thérèse d'Avila, première femme docteur de l'Église

Un article rédigé par Véronique Alzieu, Amélie Gazeau - RCF, le 30 mars 2022  -  Modifié le 3 avril 2022
Ces chrétiens qui ont changé l'Histoire Ces chrétiens qui ont changé l'histoire - Thérèse d'Avila

Cette semaine nous partons en Espagne au siècle d'or découvrir celle qu'on nomme "La Madre" et qui fut la première femme docteur de l'Eglise : sainte Thérèse d'Avila. Au micro de Véronique Alzieu, le Frère Anthony Joseph, frère carme au couvent de Paris, nous raconte le parcours de l'une des plus grandes réformatrices et mystiques chrétiennes.

Photo Wikimedia Commons/ Visuel : Odile Riffaud RCF Photo Wikimedia Commons/ Visuel : Odile Riffaud RCF

Sainte Thérèse d'Avila est considérée comme l'une des plus grandes mystiques de l'histoire chrétienne. Pour le frère Anthony Joseph, cette "aventure intérieure" que Thérèse a vécue est très actuelle. "Un texte qui devient un classique de la littérature spirituelle, comme c'est le cas pour les écrits de Thérèse est un texte qui est capable de dépasser son époque" constate le carme.

 

"Tout passe et Dieu seul demeure"

 

Dès son plus jeune âge Thérèse veut "voir Dieu". A tel point qu'à huit ans, elle fugue avec son frère aîné Rodrigo parce qu'elle désire devenir martyr. Très jeune, elle lit des vies de saints et est impressionnée par les saintes qui achètent à bas prix, lorsqu'elles subissent le martyr, le fait d'aller directement voir Dieu. "Elle, qui si jeune a été marquée par cette vérité, comme elle l'écrit dans le livre de sa vie, que "tout passe et que Dieu seul demeure" a ce désir de voir Dieu et fait cette déduction très logique :  pour voir Dieu le moyen le plus rapide c'est de se faire trancher la tête en étant martyr" explique le frère Anthony.

 

L'appel de Thérèse

 

La vocation religieuse n'est pas une évidence pour Thérèse. "C'est un mariage de raison plus qu'un mariage d'amour" remarque le frère Anthony. Elle est habitée par de très grandes tensions et une très grande douleur qui se manifeste même dans son corps. Par ailleurs, son père est extrêmement opposé à son entrée au monastère.

 

Thérèse choisit malgré tout de rentrer au Carmel à Avila, à l'âge de 20 ans, le 2 novembre 1535. Elle avait une grande dévotion pour la Vierge Marie. Par ailleurs, elle avait également une très bonne amie moniale au Carmel de l'Incarnation. "La trame humaine se conjugue avec la trame spirituelle dans cette itinéraire de Thérèse" explique le frère carme.

 

La conversion de Thérèse d'Avila

 

En 1554, Thérèse a 39 ans et elle est moniale depuis 19 ans. Cette année-là, elle vit une véritable conversion. Une année charnière dans son itinéraire où elle refait le choix de Dieu, bien qu'étant déjà carmélite, mais cette fois c'est un choix radical. L'oraison, qui n'était pas forcément de règle dans sa vie monastique, va prendre une place importante dans sa vie. C'est une forme de prière où l'on est particulièrement attentif à la présence de Dieu. 

 

À partir de ce moment-là Thérèse va recevoir de grandes grâces mystiques, des grâces de visions, de recueillements ou encore d'extases. Ces changements vont avoir un impact dans sa communauté. On appelle parfois sainte Thérèse d'Avila, "la réformatrice du Carmel".

Ce désir de pratiquer davantage l'oraison va conduire Thérèse à fonder un nouveau Carmel, le 24 aout 1562 : le monastère de Saint Joseph d'Avila, premier monastère de Carmélites déchaussées. Elle revient à la règle primitive donnée aux premiers ermites sur le Mont Carmel au XIIIème siècle. "Surtout Thérèse va fonder un monastère d'un nouveau genre où la vie toute entière sera organisée de manière à faciliter le recueillement, la vie d'oraison, au service de l'Église et du monde." explique le frère Anthony. La communauté sera en petit nombre pour que chacune puisse se connaître. Elle revendiquera un certain retrait du monde avec la clôture, "non pas pour fuir le monde dans le mauvais sens du terme mais pour préserver un espace de liberté".

 

Qui à Dieu ne manque de rien, Dieu seul suffit

 

 

 

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