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Saint Hilaire de Poitiers
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Saint Hilaire de Poitiers

Un article rédigé par Jean-Luc Moens - 1RCF Belgique,  -  Modifié le 11 janvier 2022

Père de l'Eglise, pilier de l'Eglise de Gaule du IVe siècle, Hilaire a défendu la divinité du Christ.

Saint Hilaire de Poitiers Saint Hilaire de Poitiers

Hilaire naît vers 310-315 à Poitiers dans une famille cultivée et nantie. Avec sa solide formation classique, rien ne prédestine Hilaire à devenir chrétien. Une chose va mettre Hilaire sur le chemin de la foi. C’est la lecture du livre de l’Exode trouvé par hasard. Là, il trouve la définition que Dieu donne de lui-même à Moïse : « Je suis celui qui est » (Ex 3, 14). Hilaire est enthousiasmé car il est bien conscient que le panthéon romain avec toute sa mythologie ou les dieux des druides avec leurs sources et leurs arbres divinisés ne peuvent pas être vraiment des dieux. Il continue sa recherche dans les livres de l’Ancien Testament, mais c’est la lecture de l’Évangile de Jean qui achève le processus de conversion. Il devient catéchumène, est baptisé à 30 ans et, très vite, devient prêtre puis évêque de sa ville, Poitiers. Nous sommes peu après l’année 350.

Les premières années de son épiscopat, Hilaire les vit tranquillement sans être conscient des remous qui agitent l’Église suite à la montée de l’arianisme. Pour faire court, Arius niait la divinité du Christ. Ce qui a fait crier à saint Athanase, grand défenseur de l’orthodoxie : « Arius me vole mon Sauveur ! ».

Cette hérésie avait été condamnée par le concile de Nicée en 325 qui a suivi saint Athanase. C’est là que fut adopté le Credo de Nicée-Constantinople qui affirme clairement la foi dans la Trinité :


Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.

Ces événements de l’Orient chrétien n’avait pas touché Poitiers au moment de l’élection d’Hilaire comme évêque. Mais cela n’allait pas tarder.

Le défenseur de la divinité du Christ

Dès qu’Hilaire entend parler de l’arianisme, il comprend le danger et devient un fervent défenseur de la divinité du Christ. Sa réputation est telle qu’il est convoqué au synode de Béziers en 356 pour rendre compte de sa foi. Comme il refuse d’adhérer aux thèses ariennes, il est envoyé en exil en Phrygie qui correspond en gros à l’Anatolie, au centre de la Turquie actuelle.

Hilaire reste en exil pendant 4 années. Ce sont 4 années de travail intensif. Hilaire découvre l’orient où est né l’arianisme, approfondit sa connaissance du grec et de la théologie des pères grecs, en particulier celle d’Origène qu’il apprécie particulièrement. Il est le père de l’Église latin le plus proche des pères grecs. Il écrit son chef d’œuvre, le De Trinitate, le traité sur la Trinité où il défend l’orthodoxie de la foi contre l’arianisme. Il écrit aussi aux évêques de Gaule et des environs pour les mettre en garde contre l’hérésie et les manœuvres de ses partisans, au premier rang desquels se trouve l’empereur Constance. Il meurt en 368 après avoir ramenés les évêques de Gaule à la foi dans le Christ vrai Dieu et vrai homme.

En fêtant Saint Hilaire peu de temps après Noël, l’Église nous rappelle le caractère fondamental de notre foi dans l’incarnation : en Jésus, Dieu se fait homme, pleinement homme et pleinement Dieu. Il est le pontifex – celui qui fait le pont entre Dieu et l’homme pour sauver toute l’humanité.

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