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"N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d'où lui vient..." (Mt 13, 54-58)
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"N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d'où lui vient..." (Mt 13, 54-58)

Un article rédigé par Père Michel Quesnel (50936) - RCF,  -  Modifié le 30 juillet 2021
Prière du matin "N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d'où lui vient..." (Mt 13, 54-58)

"N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d’où lui vient tout cela ?"

Méditation de l'évangile (Mt 13, 54-58) par le père Michel Quesnel

Chnat final: "Jésus, Agneau de Dieu" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et il enseignait les gens dans leur synagogue,
de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement
et disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse
et ces miracles ?
    N’est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie,
et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
    Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?
Alors, d’où lui vient tout cela ? »
    Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur dit :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays
et dans sa propre maison. »
    Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là,
à cause de leur manque de foi.

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

« Il vint dans sa patrie. » Nazareth n’est pas nommée dans le texte, mais on sait que c’est là que Jésus se rend après avoir prononcé son long discours en paraboles. L’essentiel n’est pas le nom de la ville, mais le fait que c’est lieu où Jésus a été élevé et où chacun estime bien le connaître. C’est d’ailleurs ce prétendu savoir qui explique les raisons du comportement des habitants de la bourgade.

Jésus a prononcé l’homélie dans le cadre de l’office synagogal. Le chef de synagogue, apparemment informé de ce que Jésus a pu dire et faire quand il avait mené sa première tournée de prédication, a pris la décision de lui confier ce moment important de la liturgie. Une telle initiative était courante dans la vie juive de l’Antiquité.

La réaction des habitants n’a cependant pas la même bienveillance. Leur savoir les enferme. La première question qu’ils se posent est une mauvaise question : « D’où a-t-il cette sagesse ? » « D’où ? » Autrement dit : « Quels sont ses titres, ses diplômes, ses maîtres ? » Et ils prolongent ce questionnement par des questions qui n’en sont pas : nous connaissons son père, sa mère, ses proches parents des deux sexes. « D’où a-t-il donc tout ce pouvoir ? »

 

Donne-nous, Seigneur, d’aborder autrement ceux qui nous parlent de Dieu et de son Royaume. Laissons-nous interroger par les questions qu’ils nous posent et la foi qui les habite. Ce ne sont pas forcément les gens les plus titrés qui sont les meilleurs témoins.   

Saint Vincent de Paul disait aux Filles de la charité qu’il avait réunies : cf. lectures Prières du temps présent, vendredi 9ème semaine temps ordinaire.

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