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"Ma maison sera appelée maison de prière..." (Mc 11, 11-25)
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"Ma maison sera appelée maison de prière..." (Mc 11, 11-25)

Un article rédigé par Pasteur Nicole Fabre (50629) - RCF, le 2 juin 2023  -  Modifié le 2 juin 2023
Prière du matin "Ma maison sera appelée maison de prière..." (Mc 11, 11-25)

"Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. Ayez foi en Dieu"

 

Méditation de l'évangile (Mc 11, 11-25) par la pasteur Nicole Fabre

 

Chant final: "Entre tes mains" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule,
Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple.
Il parcourut du regard toutes choses
et, comme c’était déjà le soir,
il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.
Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie,
il eut faim.
Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles,
il alla voir s’il y trouverait quelque chose ;
mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles,
car ce n’était pas la saison des figues.
Alors il dit au figuier :
« Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! »
Et ses disciples avaient bien entendu.

Ils arrivèrent à Jérusalem.
Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser
ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple.
Il renversa les comptoirs des changeurs
et les sièges des marchands de colombes,
et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit
à travers le Temple.
Il enseignait, et il déclarait aux gens :
« L’Écriture ne dit-elle pas :
Ma maison sera appelée
maison de prière pour toutes les nations ?

Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes
cherchaient comment le faire périr.
En effet, ils avaient peur de lui,
car toute la foule était frappée par son enseignement.
Et quand le soir tomba,
Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.

Le lendemain matin, en passant,
ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines.
Pierre, se rappelant ce qui s’était passé,
dit à Jésus :
« Rabbi, regarde :
le figuier que tu as maudit est desséché. »
Alors Jésus, prenant la parole, leur dit :
« Ayez foi en Dieu.
Amen, je vous le dis :
quiconque dira à cette montagne :
“Enlève- toi de là,
et va te jeter dans la mer”,
s’il ne doute pas dans son cœur,
mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera,
cela lui sera accordé !
C’est pourquoi, je vous le dis :
tout ce que vous demandez dans la prière,
croyez que vous l’avez obtenu,
et cela vous sera accordé.
Et quand vous vous tenez en prière,
si vous avez quelque chose contre quelqu’un,
pardonnez,
afin que votre Père qui est aux cieux
vous pardonne aussi vos fautes. »

Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre            

Quelle cohérence entre ces diverses scènes ? Le geste de Jésus par rapport au figuier ressemble au gestes des prophètes qui veulent illustrer une parole de manière à faire choc. Le geste de Jésus au temple, empêchant la poursuite de tout geste cultuel, s’appuie sur une parole de Jérémie contre le temple et la fausse assurance que donnent les gestes qui s’y produisent. Ces deux gestes sont donc en partie semblable : le figuier symbolise l’étude de la torah, l’enseignement de Dieu, et donc toute la relation d’écoute du peuple. De loin, son feuillage promet du fruit en tout temps, comme devrait être le temple. De près, il est décevant, en réalité stérile, comme le temple. L’enseignement sur la prière parle d’un arbre à qui il est dit d’aller dans la mer… Mais souvenez-vous : dans cet évangile, ce n’est pas un arbre, mais des porcs qui ont été précipités dans la mer, envahis qu’ils étaient par une légion d’esprits impurs. Peut-être que, devant la trahison de nos Eglises, la seule prière de foi est de demander que tout ce qui est impur en elles, tout ce qui en elles, oriente vers le non-sens rejoigne la mer, le lieu des démons, pour qu’enfin nos Eglises, comme le Temple à l’époque redevienne un lieu où chacun puisse se nourrir du pardon, de la miséricorde.

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