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"Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête" (Mc 3, 20-21)
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"Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête" (Mc 3, 20-21)

Un article rédigé par Père Michel Quesnel (50936) - RCF, le 21 janvier 2023  -  Modifié le 21 janvier 2023
Prière du matin "Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête" (Mc 3, 20-21)

"Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête"

Méditation de l'évangile (Mc 3, 20-21) par le père Michel Quesnel

Chant final: "Rien que pour aujourd'hui" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

Ce n’est pas la première fois que Jésus se trouve bloqué par la foule. Le jour où il avait guéri un paralysé étendu sur son brancard, la situation était à peu près la même : Jésus était dans une maison, les issues bouchées par l’affluence, sans communication possible avec l’extérieur, sauf par le toit.

Ici, pourtant, la situation est encore plus grave. Non seulement Jésus est enfermé, mais encore il n’a même plus la possibilité de prendre un minimum de nourriture. L’attachement excessif de la foule a quelque chose de meurtrier : Jésus est en danger.

C’est bien ce que comprend sa famille. Réagissant comme toutes les familles le feraient, elle vient pour le sortir de là. Mais elle n’a pas la manière. Au lieu d’essayer de comprendre pourquoi il se comporte de cette façon, elle estime que Jésus a perdu la tête. Et elle veut se saisir de lui, c’est-à-dire employer la manière forte.

Toute famille a un rôle ambigu. Elle cherche en général à protéger chacun de ses membres, ce qui est positif. Mais elle se comporte souvent comme un propriétaire, n’acceptant pas que tel ou tel déroge aux habitudes familiales et choisisse de vivre d’une façon qui tranche avec les bienséances.

Admirons Jésus qui a su prendre ses distances par rapport aux convenances. Et interrogeons-nous sur la liberté que nous laissons aux membres de notre famille. Sommes-nous trop indifférents aux dangers qu’ils courent ? Leur imposons-nous, au contraire, des contraintes insupportables ?

Seigneur Jésus, tu n’as pas craint de te mettre en danger et de te retrouver prisonnier de ton amour pour tes contemporains. Aide-nous à accepter les risques que prennent nos proches, et à oser en prendre nous-mêmes.

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