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" Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs " (Mc 2, 13-17)
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" Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs " (Mc 2, 13-17)

Un article rédigé par Soeur Catherine de Coster (59912) - RCF, le 13 janvier 2024  -  Modifié le 13 janvier 2024
Prière du matin " Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs " (Mc 2, 13-17)

" Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs "

 

Méditation de l'évangile (Mc 2, 13-17) par Soeur Catherine de Coster

 

Chant final : " Je ne suis pas venu appeler des justes " par le Chœur Cantemus Domino

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
    En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
    Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
    Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
    Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

Source : AELF

Méditation  Sœur Catherine de Coster

Nous sommes encore au début de l’Evangile de Marc. Jésus a déjà appelé les 4 premiers disciples ; passant au bord de la mer, il a appelé Simon et André, puis Jacques et Jean, les fils de Zébédée, qui ont tous laissé leurs filets pour le suivre. Et nous voici de nouveau avec Jésus sur le rivage, en bordure de la mer … 

Dans le monde biblique, la mer symbolise les forces du mal, le danger, l’inconnu. Or, Jésus pour la seconde fois passe au bord de la mer. Il est l’homme qui marche sur les frontières et les limites.  Il ne craint pas les lieux en marge où les juifs pieux n’aiment pas trop venir. Il fallait qu’il vienne sur cette plage, loin des lieux de cultes, pour pouvoir appeler à sa suite Lévi, un publicain, voleur, collaborateur.

Les quatre premiers appelés étaient des hommes aguerris à la solidarité, juifs observants. Et voilà que Jésus leur adjoint un homme d’argent sans scrupule, exclu de la communauté religieuse, marginal sous tous rapports… Et Jésus veut qu’ils fassent équipe ensemble ? Qu’ils deviennent frères ? Qu’ils fassent table commune et bourse commune ?

Il semble que pour Jésus, la corporation solidaire des quatre pêcheurs ne suffit pas pour créer la fraternité. C’est l’altérité qui semble être constituante du groupe apostolique, de l’Eglise, de toute communauté chrétienne. Sans cette résistance interne, ce face à face dans la différence, parfois dérangeante, il n’y a pas de communauté évangélique. Les autres disciples qui viendront compléter le groupe, et particulièrement Juda nous le font comprendre. L’Eglise n’est pas un clan d’amis ou d’initiés, elle est une communauté ouverte et en tension !

La table de la maison de Lévi est la première de l’Evangile. Elle en reçoit un surcroît de signification. Tous y sont accueillis, et particulièrement tous ces hommes et ces femmes de la marge. La table de Jésus est table ouverte à tous, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du groupe.

En ce début d’année liturgique, sortons de notre zone de confort et de l’illusion d’être appelés parmi une élite. Et prenons le risque, comme Jésus l’a fait, avec ceux que l’Eglise considère comme indignes de siéger au repas du Christ.

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