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"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)
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"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

Un article rédigé par Bernard Devert (50596) - RCF, le 8 juin 2022  -  Modifié le 8 juin 2022
Prière du matin "Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir"

Méditation de l'évangile (Mt 5, 17-19) par le père Bernard Devert

Chant final: "Puisque tu m'aimes" par le groupe Praise

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
    Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait
ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
    Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le Royaume des cieux est à eux ».

Jésus a été constamment contredit et finalement mis à mort par ceux-là mêmes qui se croyaient des justes.

Justes, pour être enfermés dans leur logique à tel point qu’ils en deviennent étroits, étriqués à l’égard de ceux qui n’ont pas leur savoir ou leur avoir.

Justes, ils n’ont plus aucune idée de se laisser ajuster. Ne seraient-ils pas ceux-là mêmes que Charles Péguy nomme les « habitués ».

Ils sont arrivés…arrivés à quoi ? À leur fin. Alors tout serait donc fini. Voilà que la petite espérance nous invite à d’autres commencements.

Le Royaume des cieux est le lieu de l’étonnement, de l’émerveillement. Pharisiens et scribes sont satisfaits d’être ce qu’ils sont, tellement différents des autres jusqu’à créer des abîmes et devenir des intouchables.

Rappelons-nous Zundel : « Dieu est Dieu parce que précisément, il est tout donné ». Donné jusqu’à se perdre. Nous le voyons pendu sur une croix, donné jusqu’à susciter des inquiétudes. N’aurait-il pas perdu le sens, s’interrogent les siens, jusqu’à accepter de perdre ses repères avec cette question qui traverse tous les temps : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné » ?

Donné dans une totale confiance qui éveille une autre voie, celle qui sera reprise par la petite Thérèse.

Thérèse, elle aussi perdue, disait s’avancer dans la nuit et pourtant l’Eglise très justement en fera un docteur pour avoir su guérir les illusions et les fausses certitudes. Cette petite voie ne serait-elle pas celle où nous sommes appelés pour faire le pas de l’impossible.

Seigneur détourne-nous de nos conformismes et de nos idées toutes faites, jusqu’à rechercher des justifications. Le juste, au sens du Royaume, ne cherche pas tant à être compris qu’à comprendre : Si l’on dit contre vous toute sorte de mal à cause de moi, à cause de l’Evangile, alors réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, nous rappellent les Béatitudes.

Ecoutons Péguy : « non ce n’est point juste, tout ceci est du règne de la miséricorde. S’il n’y a que l’injustice, qui sera sauvé ? S’il y a la miséricorde, qui peut se vanter de se perdre ? »

Dieu sauve. Pourquoi avons-nous tant de craintes à vivre l’inouï de ce possible qui nous est offert.

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