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"Huit jours plus tard, Jésus vient" (Jn 20, 19-31)
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"Huit jours plus tard, Jésus vient" (Jn 20, 19-31)

Un article rédigé par Nicolas de Boccard (50553) - RCF, le 24 avril 2022  -  Modifié le 24 avril 2022
Prière du matin "Huit jours plus tard, Jésus vient" (Jn 20, 19-31)

"Huit jours plus tard, Jésus vient"

Méditation de l'évangile (Jn 20, 19-31) par le père Nicolas de Boccard

Chant final: "Je suis vivant" par la communauté de l'Emmanue

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
        Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

    Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
    Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

    Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
 « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Source : AELF

Méditation Père Nicolas de Boccard

Ce dimanche après Pâques est le dimanche de Thomas qui nous invite à méditer aussi sur le don de la  foi – c’est aussi, à la suite de la demande de Saint Jean-Paul II et des révélations du Christ à Sainte Faustine, le dimanche de la miséricorde. Les deux ne s’opposent pas, au contraire…

Dans l’évangile de ce dimanche, il y a deux apparitions : une aux disciples en l’absence de Thomas, une autre ensuite en présence de Thomas. Entre les deux, Thomas avait manifesté son incrédulité : « si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n'y croirai pas » : somme toute, une telle requête n’est-elle pas normale ? En effet, serait-il bien raisonnable d’engager toute sa vie à la suite de ce prétendu ressuscité sans un minimum de garanties ? Dans les deux cas, les disciples restent dans la peur – ils ont verrouillé les portes. Thomas, lui, reste dans le déni, il ne fait pas confiance aux autres disciples, il veut sa propre expérience…

Ce qui est touchant, c’est que Jésus va consentir à cette demande de Thomas. En invitant son Apôtre à avancer la main et à la mettre dans son côté, il va bien lui donner une « preuve » tangible de sa résurrection. Mais en même temps, il lui intime de cesser d'être incrédule et de devenir croyant. Il l’invite au dépassement et à la confiance. Thomas peut alors accueillir la grâce et prononcer dans l'Esprit la plus belle confession de foi des évangiles : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». L’Esprit Saint lui a donné de reconnaître en Jésus le Fils de Dieu, vainqueur du monde.

Son incrédulité a été la cause d’une certitude encore plus grande en la résurrection. Chacun de nous, à la suite de Thomas, nous sommes amenés à poser cet acte de foi à la suite de Jean face au tombeau vide : « il vit et il crut », il voit le linge roulé à terre, il croit au Ressuscité ; à la suite des disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brulant, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Ecritures ». Cet acte de foi, même s’il dépasse la raison, n’est pas irraisonnable. C’est un chemin qui s’ouvre devant nous et qui s’approfondit et s’intensifie avec la prière, la confiance, la lecture des écritures et le temps.

Cette foi est le moteur de notre vie chrétienne. Elle permet à chacun de nous de faire de nos vies une belle histoire d’amour en rappelant aux hommes et au monde la force de la Résurrection et la folie de la miséricorde de Dieu – la seule vraie sagesse. Une sagesse qu’Il confie à ses disciples : « ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus ».

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