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Commentaire liturgique - Dimanche des Rameaux
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Commentaire liturgique - Dimanche des Rameaux

RCF Liège,  -  Modifié le 28 mars 2021
Jour de Joie Commentaire liturgique - Dimanche des Rameaux
La liturgie nous propose ce dimanche l’entrée dans la Semaine Sainte avec la célébration des Rameaux. Dans le monde juif à ce moment de l’année, c’est la fête des récoltes, appelée «Souccot». Jésus entre dans cette fête de la Pâques juive. Mais si les palmes sont signe d’un couronnement, Jésus, juché sur un ânon à la manière de deux prophètes avant Lui : Balaam et Zacharie, a le triomphe humble et grave.

L’entrée dans sa passion n’est pas pour le Christ un chemin héroïque ... mais un chemin d’humilité. Il ne faut pas confondre le héros et le saint. Le héros met au centre de sa vie son combat quant au centre de la vie du saint il y a Dieu et les autres.

En effet le passage d’Isaïe dit : «Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire».

En écho au passage d’Isaïe, saint Paul va reprendre une hymne liturgique célébrée par les premières communautés chrétiennes : «Le Christ s’est fait obéissant».

Le mot « obéissant » ne signifie pas « servilité » mais selon l’étymologie latine « audire » qui signifie : « écoute » - « accueil ». Il ne s’agit pas de l’exaltation de la soumission à souffrance, car la souffrance n’a pas de sens pour elle-même. Ce qui donne du sens à la souffrance, c’est l’espace de communion qu’elle ouvre dans le coeur qui est désencombré, dépouillé par l’épreuve.

«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ?» Le sommet de la communion entre Jésus et son Père serait-il atteint à ce moment tragique de la souffrance et de la mort ?

Dans l’expérience spirituelle, il y a une infinie distance entre ce que nous pouvons ressentir affectivement de la présence de Dieu et la réalité non tangible de son infinie sollicitude pour chacun. Ce qui est au centre de l’expérience de Dieu, ce n’est pas le ressenti mais l’objective mise en présence de notre coeur sous son regard.

Juste avant de mourir sur la croix, Jésus reprend le début du psaume 21 : «Eloï, Eloï, lama sabactani?», qui signifie en araméen «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?» En citant le psaume 21, Jésus pousse un grand cri en araméen, sa langue maternelle. C’est au tréfonds de sa mémoire, de ses entrailles, qu’Il va puiser pour s’adresser à son Père. La prière de supplication monte de plus intime car, comme dit le psaume 138 : « Dieu sonde les reins et les coeurs.

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