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« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 22-30)
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« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 22-30)

Un article rédigé par Père Michel Quesnel (50936) - RCF, le 22 janvier 2024  -  Modifié le 22 janvier 2024
Prière du matin "C’en est fini de Satan" (Mc 3, 22-30)

" Convertissez-vous et croyez à l’Évangile "

 

Méditation de l'évangile (Mc 3, 22-30) par le Père Michel Quesnel

 

Chant final " Les désirs de mon cœur " par Hélène Goussebayle et Damien le Mauff

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
« Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
    Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
« Comment Satan peut-il expulser Satan ?
    Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
    Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
    Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ;
c’en est fini de lui.
    Mais personne ne peut entrer
dans la maison d’un homme fort et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
    Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
    Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours. »
    Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
« Il est possédé par un esprit impur. »

Source : AELF

Méditation  Père Michel Quesnel

Les questions soulevées par cette page d’évangile peuvent nous sembler bien loin de nous. Les Eglises pratiquent encore des exorcismes, mais pas en série. Il est vrai qu’au temps de Jésus, les maladies psychiques et mentales étaient considérées comme des possessions démoniaques.

Là où nous sommes davantage concernés, c’est que Jésus est sévèrement mis en cause par des scribes descendus en Galilée depuis Jérusalem, alors qu’il fait du bien autour de lui et qu’il aide des gens à vivre. Lesdits scribes voient du mal là où il y du bien. C’est de la malveillance et de la perversion.

Jésus réagit en deux temps. Dans un premier temps, il essaie de les raisonner. Si le royaume de Satan est divisé contre lui-même, il ne peut tenir. Il en est ainsi de tout groupe : si certains de ses membres luttent contre les autres, le groupe est proche de disparaître. Cela peut nous conduire à réfléchir sur les groupes dont nous faisons partie. En respectons-nous tous les membres ? N’y entretenons-nous pas de la rivalité ?

Le deuxième temps de la réaction de Jésus est plus grave ; il pose la question du blasphème contre l’Esprit Saint, qui a fait couler beaucoup d’encre. Dans la logique de ce qui précède, on peut penser qu’il s’agit, précisément, de transformer le bien en mal, le beau en laid, le vrai en faux. Dieu est prêt à nous pardonner nos péchés, c’est un bien énorme, un superbe cadeau qu’il nous fait. Si nous considérons ce pardon comme un mal, comment pourrions-nous nous y ouvrir et le recevoir ?

Donne-nous, Seigneur, d’être habités par la justesse et la justice. Donne-nous de discerner le beau là où il est, le bien là où il est, le vrai là où il est. Nous serons alors associés à ton Règne.

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