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"C’en est fini de Satan" (Mc 3, 22-30)

Un article rédigé par Nicolas de Boccard (50553) - RCF, le 23 janvier 2023  -  Modifié le 23 janvier 2023
Prière du matin "C’en est fini de Satan" (Mc 3, 22-30)
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"C’en est fini de Satan"

Méditation de l'évangile (Mc 3, 22-30) par le père Nicolas de Boccard

Chant final: "Proclamez le salut - Ps 95" par le choeur des moines de l'Abbaye de Keur Moussa

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
« Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
« Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ;
c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort
et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
« Il est possédé par un esprit impur. »

Source : AELF

Méditation Père Nicolas de Boccard

Il faut essayer de comprendre la fin de cet évangile, non pas d’une manière littérale. Elle ne signifie pas que l’on peut blasphémer contre le Père ou le Fils, et non contre l’Esprit-Saint. Cela signifie simplement et pratiquement qu’on ne peut rejeter celui qui sans cesse nous remet dans le droit chemin. Car c’est bien l’Esprit-Saint qui à longueur de temps nous tourne vers le Père en nous rendant conforme au Christ, en nous faisant sortir de nos ornières et en redonnant un sens à ce que nous vivons. Aussi, blasphémer contre l’Esprit Saint, c’est ne plus accepter de se convertir, de s’améliorer, de se bonifier. Bref, c’est rejeter la main que Dieu nous tend. Sous cet angle, on comprend mieux la réponse de Jésus face au suicide de Judas : « aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition » (Jean 17, 12).  Dieu ne peut exercer sa miséricorde envers celui qui la refuse.

Blasphémer contre l’Esprit-Saint, c’est ne plus vouloir avancer ; c’est refuser la miséricorde du Père, quel que soit son péché. Cette attitude ne peut pas être pardonnée, car elle nous coupe du seul moyen de l’être : l’action de Dieu en chacun de nous.

Alors on comprend mieux le début de l’évangile. L’esprit du mal mène à la division et à la destruction, contrairement à l’Esprit de Dieu. C’est ce que diront les esprits mauvais chassés par le Christ : « que nous veux-tu, Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre ! » (Mc 1, 24). Le Christ est venu « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52) ; alors que le diviseur, Satan, ne cesse de séparer et d’opposer.

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