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"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin ..." (Mt 9, 9-16)
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"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin ..." (Mt 9, 9-16)

Un article rédigé par Père François Lestang (50793) - RCF, le 1 juillet 2022  -  Modifié le 1 juillet 2022
Prière du matin "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin ..." (Mt 9, 9-16)

"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin. Je veux la miséricorde, non le sacrifice"

Méditation de l'évangile (Mt 9, 9-13) par le père François Lestang

Chant final: "Miséricorde du Seigneur" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

Source : AELF

Méditation Père François Lestang

« Qui se ressemble s’assemble », nous dit la sagesse populaire. C’est bien ce que les pharisiens de notre évangile paraissent penser. Si Jésus laisse s’assoir à sa table des personnes dont le comportement est répréhensible, aux yeux des hommes ou aux yeux de Dieu, c’est probablement que lui aussi, au fond, n’est pas si remarquable qu’il le paraît. Après tout, comme l’écrit à la communauté de Corinthe un pharisien appelé Paul, « les mauvaises compagnies corrompent les mœurs ». Donc, si l’on veut marcher selon les voies de Dieu, il convient de se séparer de ces gens-là.

Sauf que, pour Jésus, la logique est à l’inverse : il ne s’agit pas de se séparer, de se protéger, d’avoir peur, mais tout au contraire de rassembler, de s’exposer, de faire confiance à l’œuvre de vie que le Père lui a confiée. Cette œuvre, elle porte le beau nom de miséricorde, de cette faveur imméritée qui manifeste à quel point Dieu est bon, à quel point il ne se résigne pas au malheur des hommes, à leurs maladies, corporelles ou spirituelles.

Par deux fois dans l’évangile de saint Matthieu, Jésus citera ce verset du prophète Osée : « c’est la miséricorde que je veux et non pas les sacrifices », et cela rappelle une des béatitudes : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ». Celles et ceux qui sont enfants du Père, comme Jésus, sont appelés à croire que la vie est plus forte que la mort, que la miséricorde est plus importante que le sacrifice, que nulle personne n’est hors-limite quand il s’agit de l’amour de Dieu.

Seigneur, tu sais que bien des fois je suis plus du côté des pharisiens que du côté de tes disciples, que je préfère la séparation et le jugement à la rencontre et à la miséricorde. Je t’en prie, convertis mon cœur et donne-moi, aujourd’hui, de rencontrer ces exclus que tu as déjà visités, et par lesquels tu veux me parler de ton amour.

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