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L'histoire des Journées mondiales de la jeunesse : quand l'Église voulait proposer "une autre mondialisation"

L'histoire des Journées mondiales de la jeunesse : quand l'Église voulait proposer "une autre mondialisation"

RCF, le 28 juin 2023  -  Modifié le 31 juillet 2023
La suite de l'Histoire, l'intégrale Une histoire des Journées mondiales de la jeunesse

Bientôt les JMJ de Lisbonne, où près de 40.000 pèlerins français sont attendus. Cela fait près de 40 ans que l'Église catholique organise des Journées mondiales de la jeunesse. L'intuition de Jean-Paul II était de promouvoir la rencontre entre jeunes et que ceux-ci soient acteur d'une "autre mondialisation", celle de la fraternité.

Les Journées mondiales de la jeunesse au Panama, le 26/01/2019 ©Jean-Matthieu Gautier / Hans Lucas Les Journées mondiales de la jeunesse au Panama, le 26/01/2019 ©Jean-Matthieu Gautier / Hans Lucas

Près de 40.000 Français sont attendus à Lisbonne cet été pour les JMJ 2023. Depuis l'édition de Buenos Aires en 1987, ce sont des millions de jeunes qui ont répondu à l'appel du pape. Au-delà de l'émotion, ou des réserves, qu'un tel événement suscite, il est possible d'en faire l'étude historique. L'historien Charles Mercier, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux, a choisi de l'étudier sous l'angle de la mondialisation : comment les JMJ permettent-elle à l'Église de relever le défi de l'évangélisation à une époque que l'on dit mondialisée ? Charles Mercier est l'auteur de "L'Église, les jeunes et la mondialisation - Une histoire des JMJ" (éd. Bayard, 2020). 

 

 


 

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La jeunesse, avenir de l'Église

 

Jean-Paul II est incontestablement une figure motrice du mouvement autour des Journées mondiales de la jeunesse. Il a toujours donné une place importante aux jeunes dans sa vocation. "Ça lui vient de son expérience d'aumônier étudiant depuis qu'il est vicaire de paroisse à Cracovie et tout au long de son ministère de prêtre, d'archevêque, de cardinal. Il a mis la jeunesse au centre de ses priorités" explique Charles Mercier.

 

Cependant, l'Église n'a pas attendu Jean-Paul II pour se préoccuper des jeunes. La question de la transmission de la foi se pose dès les années 1930, sous le pontificat de Pie XI. Dans un contexte de sécularisation, l'Église réalise que la foi se transmet de moins au moins. La jeunesse devient donc un sujet prioritaire notamment au niveau de l'évangélisation. "Depuis cette époque, l'Église n'a de cesse de proposer des dispositifs pour essayer de rejoindre les jeunes dans leur foi", ajoute Charles Mercier.

 

 

→ À LIRE : Les JMJ attirent en France des jeunes catholiques très pratiquants et plutôt conservateurs

 

 

L'origine des JMJ

 

En mars 1984 a lieu le Jubilé de la rédemption, qu'on considère comme le point de départ des JMJ. À ce moment là, l'idée d'un rassemblement dédié à la jeunesse émerge dans la Curie romaine. Les deux premières éditions des JMJ ont lieu à Rome en 1984 puis en 1985, avec 200.000 pèlerins accueillis, logés et nourris... Un vrai challenge "relevé brillamment par les Italiens", notre l'historien, malgré des oppositions notamment politiques.

 

Plus qu'un rassemblement de jeunes, les JMJ sont conçues pour favoriser la rencontre entre jeunes croyants du monde entier. "Les éditions suivantes ont toutes eu lieu dans des mégapoles qui sont aux premières loges de la mondialisation, explique Charles Mercier, c'était un message de l'Église pour proposer une autre mondialisation qui mettrait davantage en avant la fraternité."

 

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