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La station biologique de Roscoff fête ses 150 ans
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La station biologique de Roscoff fête ses 150 ans

Un article rédigé par Ronan Le Coz - RCF Finistère, le 8 avril 2022  -  Modifié le 8 avril 2022
Magazine Rencontre avec Catherine Boyen, directrice de la station biologique de Roscoff

La station biologique de Roscoff a 150 ans. ce centre de recherche du CNRS et de Sorbonne Université a développé au fil du temps une expertise sur les algues.

La directrice de la station biologique de Roscoff, Catherine Boyen - ©Station biologique de Roscoff La directrice de la station biologique de Roscoff, Catherine Boyen - ©Station biologique de Roscoff

La station biologique de Roscoff fête ses 150 ans cette année ! Fondée en 1872 par le professeur Henri de Lacaze-Duthiers, de l'Université de la Sorbonne, à Paris, c’est aujourd’hui un laboratoire de recherche et d'enseignement du CNRS et de Sorbonne Université. La station biologique de Roscoff mène plusieurs missions : de la recherche fondamentale et appliquée en biologie et en écologie marine, de l'enseignement supérieur en biologie et en écologie marine, et enfin de l'observation. « L'observation, c'est moins connu. Il s’agit d’observer le milieu sur le site de Roscoff en faisant des mesures de paramètres physico-chimiques tels que la salinité, la température, la turbidité ou encore la biodiversité dans des conditions extrêmement calibrées, de manière à ce que cela puisse être comparé à d'autres stations tout au long du littoral français », explique Catherine Boyen, directrice de la station biologique de Roscoff depuis 2019. « Ces données sont essentielles (et historiques : elles sont recueillies depuis une cinquantaine d’années, voire plus). Elles permettent d'avoir vraiment une idée de l'évolution de ces paramètres au fil du temps et en particulier dans un contexte de changement climatique. »

Les algues, un trésor menacé

La grande spécialité de la station biologique de Roscoff, c’est l’étude des algues. Et malheureusement, elles sont menacées, elles aussi, par le changement climatique… « C’est vrai qu’on observe un déplacement de certaine espèces, comme les laminaires en Bretagne, et c'est un sujet qui est préoccupant », continue Catherine Boyen. Or, ces champs d’algues, exploités de manière raisonnée et contrôlée, sont extrêmement importants. Ce sont des écosystèmes à part entière ! « Ils abritent une faune et une flore importante, ce sont des frayères pour les poissons (des zones de reproduction) et également des zones qui fixent le carbone et participent au cycle du carbone dans nos écosystèmes côtiers. » Les algues brunes sont aussi une ressource intéressante pour les biotechnologies notamment, car elles représentent un source de nouvelles molécules pour des applications. « Il y a aujourd’hui des molécules qui sont extraites des algues grâce à des outils qui sont des enzymes, qui sont extraits à partir des bactéries qui vont dégrader les algues... C'est tout un petit écosystème qui fonctionne très bien, et toutes ces molécules peuvent avoir une grande valeur ajoutée pour des applications en cosmétique, en agriculture, en nutrition animale, en nutrition végétale, et bien sûr en santé humaine. »

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