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Saint Martin le généreux
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Saint Martin le généreux

Un article rédigé par Noémie Marijon - RCF,  -  Modifié le 17 juillet 2023
Noémie Marijon présente une fresque peinte par Simone Martini, présentant Saint Martin, qui vient en aide à un pauvre.
Wikimédia Commons - Saint Martin de Tours, fresque de la basilique Saint-François à Assise (1322-1326) Wikimédia Commons - Saint Martin de Tours, fresque de la basilique Saint-François à Assise (1322-1326)

Cet homme généreux est né en Hongrie en 316 et mort en Gaule en 397. C’est le fils d’un magistrat romain. Il est forcé par son père à entrer dans l’armée impériale. Un jour de 334, il est en Gaule près d’Amiens. Il rencontre un pauvre grelotant de froid, il veut l’aider mais il a déjà distribué toute sa paye. Alors il découd la doublure de sa cape pour lui donner. 

Il est souvent représenté tranchant sa cape rouge en deux. Mais on sait que ce manteau appartenait à l’armée romaine. La doublure, elle, était la propriété du soldat. Donc Martin, puisqu’il s’agit de lui, donne ce qui lui appartient. La vie de Saint Martin raconte que la nuit suivante, il a vu en songe le Christ portant un morceau de sa cape. 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter des fresques peintes entre 1312 et 1318 dans la basilique inférieur d’Assise par Simone Martini. Elles ont été commandées par le roi de Naples Robert d’Anjou. Dans cette chapelle on retrouve dix scènes qui forme un cycle entier de la vie de Saint Martin. On peut y voir la scène de sa miséricorde mais aussi celles de ses miracles comme la résurrection d’un enfant ou l’apparition d’anges durant la célébration d’une messe.  

Sur un ciel bleu uni se détache la scène principale assez simple, presque schématique. À gauche, la ville d'Amiens, où l'épisode s'est déroulé, avec ses fortifications crénelées et ses tours de défense dans des jolies tons de rose, la couleur du miracle au Moyen Âge.  À droite, dans la section supérieure, une tête flotte. Elle n’a pas de signification symbolique, les dessins préparatoires montre que Simone Martini a changé le sens de sa composition.  Mais avec le temps et sans doute l’humidité, l’ancien visage du mendiant a refait surface. 

Le jeune Martin est sur un beau cheval blanc. Il porte un nimbe doré et une coupe au bol typique du XIVè siècle. Il est entrain de trancher son manteau, on voit la lame de son épée en transparence. Le mendiant est en bas du cheval hirsute. Vêtu d’une simple étoffe verte à rayure, elle est en lambeau. Il tient un morceau du manteau dans la main. 

La fresque suivante est liée à la scène du manteau. Elle est assez émouvante puisqu’on y voit saint Martin couché dans son lit, une couverture remonté sur lui. Autour du lit le Christ drapé dans son manteau et des anges. 

C’est une œuvre simple et paisible. Elle est très pure, tout est centré sur la relation entre saint Martin et le mendiant. Simone Martini cherche également à raconter une histoire vivante, comme si cette histoire était en train de se dérouler sous nos yeux. Saint Martin se retourne vers le mendiant qui le supplie de lui venir en aide, alors que le cheval interrompt son mouvement et se retourne lui-aussi.

 

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Émission L'oreille de l'art © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'oreille de l'art

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