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RCF Dun sur Meuse : Notre-Dame de Bonne Garde veille sur la ville
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Dun sur Meuse : Notre-Dame de Bonne Garde veille sur la ville

Un article rédigé par Etienne PAYEUR - RCF Lorraine Meuse, le 17 octobre 2023  -  Modifié le 5 novembre 2023
Merveilles en Lorraine Dun-sur-Meuse : Notre-Dame de bonne garde veille sur la ville

En ce samedi 14 octobre 2023, notre équipe de RCF s'est rendue sur la colline au dessus de Dun-sur-Meuse (du latin Dunum : hauteur) pour visiter l'église de Notre-Dame de Bonne Garde qui révèle bien des trésors et des va-et-vient incessants entre l'histoire locale et la grande histoire de la France et de l'Europe.

L'église perchée sur la colline de Dun L'église perchée sur la colline de Dun

Un poste d'observation toujours convoité

On sait que la colline de Dun-sur-Meuse a été occupée au début de notre ère par un oppidum construit par les celtes puis par un castrum romain.

Pierre PLONER (maire), l'abbé Bertin M BETIGAZA (curé), Pierre BAGOT (président de l'office de tourisme) et Nanou BOUILLET (déléguée de pays pour la fondation du patrimoine) nous accueillent sur ce haut lieu de l'histoire Meusienne.

Pierre Ploner, Nanou Bouillet, le père Bertin M Betigaza et Pierre Bagot

Les origines du village :

Pierre Bagot nous explique qu'au 11 ème siècle Godefroid II de basse Lotharingie, comte d'Ardennes construit son château sur cet observatoire.

En 1402, l'enceinte est fortifiée par les Apremont, famille Meusienne illustre.

Au fur et à mesure de l'extension du village, il y aura 3 enceintes. Le village ensuite s'étend en contre-bas au bord de la Meuse point de passage et aussi, souligne le maire : point de péage.

En 1552, pendant la guerre entre le royaume et la maison d'Autriche et un siège mené par les anglais, la population prit peur et apporta la statue sur les remparts et se mit à implorer Marie face à l'ennemi qui brusquement disparu. La vierge devient "Notre Dame de Bonne Garde".

 

L'église de 1346 a résisté à toute les guerres

Se rendant à la bataille de Crécy (guerre de 100 ans), Geoffroy d'Apremont Seigneur de Dun et Charles de Luxembourg firent la promesse que s'ils revenaient en vie, ils construiraient une nouvelle église.

De style gothique rayonnant, elle surplombe la plaine de 81m avec une façade massive de 5 contreforts. Nanou aime cette église halle typique. Sur un monument funéraire, on reconnait la résurrection du christ avec au dessous les 4 évangélistes et Moïse.

L'abbé Bertin est très impressionné par les travaux de restauration déjà réalisé. Le maire souligne l'importance des fresques anciennes du XIII ème et du XIV ème siècle et en même temps, la présence de l'oeuvre monumentale en marbre blanc et en bronze d'Ipoustéguy, enfant de Dun du XXème siècle.

Pour Pierre Baguot, son coup de coeur c'est l'orgue. Pendant la grande guerre, les allemands avait fait fondre les tuyaux pour en faire des armes. En 2019, Pierre a fait reconstituer les tuyaux en bois de tilleul. Le tout est sonorisé électroniquement

Les autres curiosités de l'église :

Par exemple, le maître autel de style baroque surmonté d'un baldaquin déposé dans un bras du transept, de belles boiseries grisées du XVIII ème siècle réalisées par un ébéniste de Mont-devant-Sassey

La chapelle de la trinité de style gothique flamboyant, avec une piéta de Désiré Flosse bien connu de nos auditeurs car il a réalisé le chemin de croix de Benoite Vaux et avec des restes de la litre funèbre peinte lors de la mort du Grand Condé propriétaire de Dun à l'époque.

La chapelle des morts avec un beau retable en bois peint du XVIII ème siècle et un grand pélican blanc qui nourrit et vivifie ses petits avec le sang qu'il fait sortir de son corps (symbole du Christ qui sauve en versant son sang).