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Le catéchuménat: se préparer à renaître de l'eau et de l'Esprit
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Le catéchuménat: se préparer à renaître de l'eau et de l'Esprit

RCF, le 2 mars 2018  -  Modifié le 27 février 2024
Le Temps de le dire Le catéchuménat: se préparer à renaître de l'eau et de l'Esprit
En France, 4.258 adultes seront baptisés cette année en France, dont un grand nombre durant la nuit de Pâques.
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Le nombre de catéchumènes ne diminue pas. D’origines sociales, professionnelles et culturelles diverses, tous ces adultes sont mus par un même désir, celui de servir le Christ en Église. Ce désir, ils ont pu l’approfondir, l’affiner, le confronter à d’autres pendant leur temps de catéchuménat. Une période de maturation spirituelle et de formation, qui les a préparés au sacrement de l’initiation chrétienne. Un sacrement par lequel ils disent leur foi, celle de l’Église, qu’ils viennent enrichir de leurs expériences et de leurs talents.

Comme à chaque fois, l’histoire est différente, tout comme le parcours de foi. Pourtant, le même désir est commun chez tous les catéchumènes, celui de vivre de l’Esprit pour mieux aimer et faire connaître Jésus Christ en Eglise, en témoignant ainsi de l’Amour du Père. La quasi-totalité des catéchumènes adultes seront baptisés lors de la prochaine vigile pascale. Un moment privilégié pour recevoir ce sacrement. 'C’est le moment du passage du Christ de la mort à la vie. On vit le mystère pascal, et le baptême, c’est vraiment vivre ce mystère' explique Agnès Desmazières.
 

Le catéchuménat: au départ, un appel

Au départ, un appel qui résonne au plus profond. 'C’est un appel qui apparaît parfois de manière ténue, ou plus ferme, qui prend du temps ou qui est soudain. L’Esprit se donne à travers la rencontre d’autres personnes. Dans la quasi-totalité des parcours, il y a souvent la rencontre avec un autre chrétien, parfois dans le milieu familial' ajoute-t-elle.

Pour Régis, cela a commencé par une rencontre. 'J’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme, une chrétienne. Et lorsqu’on a envisagé le mariage, c’était tout naturel pour elle de le faire à l’église. On s’est rapproché du presbytère comme cela. Je n’étais pas issue d’un milieu catholique. Je respectais cette foi qui faisait partie intégrante d’elle' explique-t-il.

Kévin vient quant à lui d’un milieu familial chrétien. 'Au fur et à mesure, plusieurs membres de ma famille ont été baptisés. Cela m’a interpellé. Mais je ne savais pas comment entrer dans l’Église en tant qu’adulte. J’ai découvert le catéchuménat grâce à ma mère, et ce fut la clé pour pousser la porte de l’Église' confie-t-il. Dans beaucoup de témoignages, comme pour ceux de Kévin et Régis, il y a un rôle de témoignage des chrétiens. 'Ce sont des témoignages simples. Ceux des personnes que l’on croise au quotidien, qui nous touchent, et qui nous remplissent de joie' précise Agnès Desmazières.
 

Une implication dans la vie paroissiale

À la suite de son baptême, Kevin s’est progressivement impliqué dans la vie paroissiale. 'Au tout début, on est impressionné. On prend des pincettes. Pendant sept, huit mois, j’allais juste à la messe. Par la suite, je me suis forcé. J’ai intégré l’équipe liturgique. En 2016, j’ai été élu comme membre de l’équipe animatrice dans le diocèse d’Évry. J’ai mis à profit mes connaissances informatiques pour refaire le site Internet du secteur. Depuis septembre 2017, parallèlement au synode des jeunes, nous avons créé un comité des jeunes sur le secteur pour faire en sorte que la tranche d’âge ciblée par le synode aient une structure pour s’impliquer dans l’Église' précise-t-il. Régis souhaiterait également s’impliquer de son côté. 'Je fréquente la paroisse. A l’issue du baptême, je prends l’engagement de prendre part à la communauté paroissiale. Je n’ai pas d’idées précises, mais il y a cette volonté de s’impliquer dans la communauté paroissiale' lance-t-il.
 

Un parcours en étape, appuyé par la communauté paroissiale

Pour se préparer au baptême, l’Église catholique propose un parcours en plusieurs étapes. 'C’est un cheminement progressif marqué par des rites. Il y a une première étape, de pré-évangéisation pour ensuite faire la demande d’entrée en catéchuménat. Cela se fait au cours d’une célébration dans la paroisse, où l’on demande publiquement cette entrée dans l’Église. C’est une étape officielle. Ensuite il y a tout le temps du catéchuménat. Et puis le 1er dimanche de Carême, il y a l’appel décisif où c’est l’évêque du diocèse qui appelle le catéchumène, qui écrit une lettre à l’évêque. Il y a ensuite une préparation encore plus intense avec des étapes appelées des scrutins' explique Agnès Desmazières.

Une formation qui rapproche les catéchumènes de la communauté paroissiale, qui peuvent ainsi ressentir le soutien des autres fidèles. 'On est en Eglise' lance Régis, 'et cela se ressent fortement'. Cette dernière a d'ailleurs une responsabilité dans l'accueil de ces nouveaux chrétiens. 'Cela fait rappeler à tous ces baptisés la dimension de leur propre baptême, qui prend un dimensions spirituelle encore plus grande' conclut Agnès Desmazières.

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