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Lacordaire: Dieu et la liberté 1/5
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Lacordaire: Dieu et la liberté 1/5

RCF Hauts de France,  -  Modifié le 27 novembre 2020
Avec le frère Nicolas Burle, nous partons à la découverte des grandes prédications du Frère Henri-Dominique Lacordaire, dominicain. (1802-1861)

Le dix-neuvième siècle avait deux ans, quand Henri Lacordaire naquit. Brillant élève avocat, il s’ennuie à Paris, se questionne, doute et cherche un sens à tout ce qui l’entoure. À 22 ans, comme on s’engage pour le combat décisif, il se convertit et demande immédiatement à devenir prêtre. Quel changement opéra ? Nous n’en savons pas plus que ce qu’il nous en dit : 

Extrait :
Je te dirai seulement que je suis arrivé à mes croyances catholiques par mes croyances sociales, et qu’aujourd’hui, rien ne me semble mieux démontré que cette conséquence : la société est nécessaire, donc la religion chrétienne est divine, car elle est le seul moyen d’amener la société à sa perfection, en prenant l’homme avec toutes ses faiblesses, et l’ordre social avec toutes ses conditions. Mon cher ami, j’ai toujours cherché la vérité avec bonne foi et en laissant à part tout orgueil, ce qui est le seul moyen de la découvrir. 

Je ne connus jamais mieux la liberté que le jour où je reçus avec l’onction sainte le droit de parler de Dieu. L’univers s’ouvrit alors devant moi, et je compris qu’il y avait dans l’homme quelque chose d’inaliénable, de divin, d’éternellement libre, la parole ! La parole du prêtre m’était confiée, et il m’était dit de la porter aux extrémités du monde sans que personne eût le droit de sceller mes lèvres un seul jour de ma vie. Je sortis du temple avec ses grandes destinées, et je rencontrai sur le seuil les lois et la servitude… 
Homme de combat, de tous les combats. « Pour Dieu et la liberté ! » comme le clamait avec fougue la devise du journal l’Avenir qu’il fonda en 1830 avec Lamennais, l'abbé Gerbet, et le jeune vicomte Charles de Montalembert.

    Nous demandons premièrement la liberté de conscience ou la liberté de religion, pleine, universelle, sans distinction comme sans privilège ; et par conséquent, en ce qui nous touche, nous catholiques, la totale séparation de l'Église et de l'État. Cette séparation nécessaire, et sans laquelle il n'existerait pour les catholiques nulle liberté religieuse, implique, d'une part, la suppression du budget ecclésiastique, et nous l'avons hautement reconnu ; d'une autre part, l'indépendance absolue du clergé dans l'ordre spirituel. De même qu'il ne peut y avoir aujourd'hui rien de religieux dans la politique, il ne doit y avoir rien de politique dans la religion.

    Nous demandons, en second lieu, la liberté d'enseignement, parce qu'elle est de droit naturel et, pour ainsi dire, la première liberté de la famille ; parce qu’il n'existe sans elle ni de liberté religieuse, ni de liberté d'opinions… La liberté de l’enseignement est pour les catholiques la liberté des libertés. D’elle dépend tout ce que nous avons de plus précieux : la Foi.

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