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Alain Delage " Les rubans de la vengeance"
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Alain Delage " Les rubans de la vengeance"

Un article rédigé par Jean-Claude DUVERGER - RCF Saint-Étienne, le 8 juin 2019  -  Modifié le 28 février 2024

A la mort de son père, Marie-Louise se retrouve seule pour gérer l'auberge familiale. Auprès d'elle Gustave, son mari, ancien compagnon du Devoir, qui travaille dans la passementerie, mais ne compte pas abandonner son métier pour l’aider. Un soir, elle est inquiétée par un client, Gustave reçoit également des menaces et ses clients lui tournent le dos... Son passé, resté mystérieux même pour sa femme, serait-il en train de le rattraper ?
 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Alain Delage - Les rubans de la vengeance - De Borée - 19 € 90
 
Ancien mécanicien navigant de la Marine Nationale, Alain Delage – après une carrière dans la fonction publique d’Etat a posé ses rames au bord de la Loire. A Saint-Just-sur-Loire pour être précis.
 Et c’est à Saint-Just-sur-Loire justement, au bord du fleuve Loire et en face du quartier des Barques de Saint-Rambert, que Marie-Louise devient à vingt-quatre ans l’héritière de l’auberge qui avait fait la fortune de ses ancêtres, l’Auberge du Forez.
 Le lendemain de l’enterrement du père - quand elle rouvrit la taverne - elle sut d’instinct que bien que cuisinière hors pair et reine du « barboton », la vie n’allait pas être facile à la tête de l’Auberge. Elle savait qu’une femme seule - même aussi rompue qu’elle à une clientèle de forts buveurs - aurait bien du mal à contenir cette faune agitée qui se pressait - dés l’aube - au bar et dans la salle.
Certes Marie-Louise était mariée. Depuis deux ans. Mais Gustave - l’heureux élu et de six ans son aîné – avait fixé ses conditions. Il avait précisé dès avant la publication des bans que s’il voulait bien donner un coup de main à la comptabilité, il n’était pas question qu’il s’investisse davantage dans ce qu’il appelait «la gargote ». Commis de barre il était, commis de barre il resterait. Du matin au soir sur les routes à servir de lien entre les filatures rubanières et les grossistes il ne rentrerait à l’auberge qu’à l’heure où les derniers clients lèvent le camp et n’envisageait pas un instant de changer ses habitudes.
 Dès le premier jour, ce qui devait arriver arriva. Un importun refusa de se plier aux traditions de l’auberge, « les buveurs » d’un côté, « les mangeurs » de l’autre. Prié de se déplacer et d’aller s’installer à une table pour déjeuner, il refusa…et se retrouva sur le trottoir la tête au carré, deux piliers de la maison étant gentiment venus apporter assistance à la patronne. Mais qui diable était cet importun ? Un étranger c’est sûr et qui, déjà semble-t-il, s’était fait remarquer le jour de l’enterrement du père par des propos peu amènes à l’endroit de Gustave.
 Ce n’était qu’un début mais comme à l’évidence Gustave était la cible de cet inconnu, une question s’imposa à Marie-Louise : pourquoi, mais pourquoi donc son mari s’obstinait-t-il à détourner la conversation chaque fois qu’on évoquait son passé ?

   


 
 

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