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Trois questions à Didier Goubert
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Trois questions à Didier Goubert

RCF,  -  Modifié le 26 juin 2021
3 questions à Trois questions à Didier Goubert
​Aujourd’hui en France, un tiers des chômeurs de longue durée sont sans emploi stable depuis plus de trois ans.
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Un fléau contre lequel se bat l’association ATD Quart Monde, avec son projet "Territoires zéro chômeurs de longue durée". Pour qu’ils puissent être mis en place, une loi spécifique a été mise en place en 2016. Depuis janvier 2017, dix territoires ruraux et urbains expérimentent ce dispositif destiné à remettre le pied à l’étrier à ces chômeurs de longue durée.

Rappelez-nous l’idée qui vous a poussé à monter ce projet "Territoires zéro chômeurs de longue durée ?"

"Le but est de proposer à tous les chômeurs de longue durée un contrat en CDI. Nous avons démontré facilement qu’il était plus économique au niveau de la société dans son ensemble de faire travailler les gens sur des travaux utiles et qui les intéressent, plutôt que de les laisser sur le bord de la route. Sans compter l’aspect humain qui fait que des personnes qui ne sont pas en situation d’avoir un travail stable rentrent dans un cercler vicieux qui les amène peu à peu dans une situation de grande précarité" explique Didier Goubert, référent du dispositif à ATD Quart Monde.

Les politiques ont pris le relais en votant une proposition de loi. En quoi consiste le dispositif et quelles sont ses modalités ?

"Fondamentalement, ce n’est pas un dispositif. Il s’agir pour une fois au niveau d’un territoire relativement modeste en taille, entre 5 et 10 000 habitants, de se mobiliser, pour d’une part aller à la rencontre des chômeurs de longue durée du territoire pour leur proposer de travailler et d’autre part d’identifier sur leur territoire les besoins non couverts mais utiles au territoire de façon à ce que ces emplois nouveaux ne viennent pas concurrencer les emplois existants. Il s’agit d’une vraie mobilisation de l’ensemble de la population. Ce n’est pas un dispositif technique, mais une mobilisation de tous" ajoute-t-il.

Cela fait un an que ce projet est expérimenté. Quel est le bilan ?

"Pour l’instant, si nous regardons globalement, nous sommes un peu déçus car nous avons recruté seulement 20 % des personnes qui sont en situation de non-travail. En revanche, c’est très variable d’un territoire à l’autre. Dans certains territoires, nous avons recruté plus de la moitié des personnes potentielles, et dans d’autres, cela démarre plus lentement" conclut Didier Goubert.

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