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Sus au plastique
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Sus au plastique

RCF,  -  Modifié le 24 avril 2018
Patrick Lonchampt nous propose aujourd'hui de nous intéresser à deux innovations qui permettent de lutter contre la pollution des océans par les déchets plastiques.
2018 The Sea Cleaners - Le Manta, navire collecteur de déchets 2018 The Sea Cleaners - Le Manta, navire collecteur de déchets

Aujourd‘hui, on pourrait ajouter à nos six continents un septième qui n’est composé ni de terre ni de glace, mais de plastiques. Ce continent invisible à l’œil nu forme dans les océans une surface de plastique grande comme 3 fois la France et qui se composerait de plus de 1800 milliards de plastiques. Cette concentration est due aux courants marins qui, en convergeant, dispersent cette masse non compacte en cinq zones. Pour lutter contre ce continent de déchets, deux innovations peuvent sembler assez complémentaires l’une de l’autre.

La première est celle du navigateur Yvan Bourgnon qui, via son association « The Sea Cleaner », à eu cette idée folle de concevoir un navire collecteur de déchets. Ce navire, appelé « Le Manta » permettra de trier et compacter les plastiques grâce à un tapis roulant. Les plastiques pourront ainsi être ramenés à terre, détruits ou brûlés.
 
Outre sa mission de collection et de compactage, la propulsion de ce bateau sera assumée à la fois par les énergies renouvelables, solaires et éoliennes, mais aussi par la combustion des petites parcelles de plastiques qui seront récoltés en mer via le tapis roulant spécialement dédié. Pour Yvan Bourgnon, c’est une évidence puisque « La plupart des plastiques repêchés ne sont pas recyclables, et donc plutôt que de les ramener à terre pour les enterrer ou les brûler, autant les transformer en énergie à bord.

Si le projet Manta vous intéresse, voici la vidéo de présentation.
 
L’autre solution que je voudrais évoquer a été découverte par inadvertance dans une déchetterie japonaise. En 2016, une enzyme et créée accidentellement par les scientifiques : elle est capable de digérer le poly téréphtalate d'éthylène, qui rentre dans la composition de nombreuses bouteilles en plastique. On doit cette découverte conjointe au laboratoire de l’université de Portsmouth (Royaume-Uni) et au laboratoire américain sur les énergies renouvelables (NREL).

Les résultats publiés la semaine dernière permettent aujourd’hui d’espérer une amélioration du procédé, afin de permettre rapidement une exploitation industrielle et répondre à la problématique des 8 millions de déchets plastiques qui finissent chaque année dans l'océan.

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