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Présidentielle américaine: le jour du Super Tuesday
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Présidentielle américaine: le jour du Super Tuesday

Un article rédigé par Pauline de Torsiac - RCF,  -  Modifié le 3 mars 2020
​Qui affrontera Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle américaine ?
MONTEREY PARK, ETATS-UNIS MONTEREY PARK, ETATS-UNIS

Quelle alternative démocrate face à Trump ?

Depuis un mois, les candidats à la primaire démocrate traversent les Etats-Unis pour tenter de convaincre les militants qu’ils représentent la meilleure alternative, face au président républicain. Pour l’instant, Bernie Sanders fait la course en tête. Mais il est suivi de près par Joe Biden. Mais les cartes pourraient bien être rebattues aujourd’hui, avec le super Tuesday.

Le super Tuesday sera certainement l’un des tournants de cette primaire démocrate. Il s'agit de la journée où 14 Etats américains, dont les deux plus peuplés, la Californie et le Texas, organisent en même temps un scrutin pour les primaires. C'est ce qu'explique sur RCF Laurence Nardon, la responsable du programme Amérique du nord à l’Institut français des relations internationales.
 

Joe Biden en tête des sondages

Pour l'instant, après les quatre premiers votes organisés dans l’Iowa, le New Hampshire, le Nevada puis la Caroline du Sud, c’est Bernie Sanders qui enregistre le plus grand nombre de délégués. Il en compte pour l’instant 58. Le sénateur du Vermont était donc, jusqu’à récemment, le grand favori dans cette course à la Maison Blanche. Mais ce week-end, le vote de la Caroline du Sud a plutôt profité à un autre candidat : Joe Biden, qui compte désormais 50 délégués.

L’ancien vice-président de Barack Obama  voit donc enfin sa campagne décoller, après avoir enregistré des scores décevants dans les trois premiers Etats. Et il peut encore croire à la victoire. D’autant qu’un autre candidat, le jeune Pete Buttigieg, qui avait fait un départ canon, vient finalement de se retirer de la course, et soutient désormais Joe Biden, tout comme deux autres anciens candidats. Selon Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis, cette nouvelle configuration pourrait donc bien déstabiliser Bernie Sanders, juste avant le super Tuesday.
 

Pas de majorité absolue pour l'instant

Au total, 3.979 délégués vont être désignés, et ils se retrouveront mi-juillet, pour la convention nationale démocrate, à Milwaukee, dans le Wisconsin. C’est à ce moment-là que chaque délégué devra voter pour son candidat assigné. Si l’un d’entre eux obtient la majorité absolue pendant la primaire, en remportant 1.991 délégués, il est donc certain, dès le premier tour, d’être le candidat choisi pour affronter Donald Trump. Mais si aucun d’entre eux n'obtient cette majorité, et bien 770 superdélégués seront chargés, lors d’un second tour, de voter librement pour le candidat de leur choix.

Pour l’instant, les votes semblent trop éclatés pour qu’un candidat obtienne cette majorité absolue. D’autant plus qu’à l’occasion du Super Tuesday, un nouveau candidat se lance dans la course à la Maison Nlanche : il s’agit de Michael Bloomberg. L’ancien maire de New York espère faire une entrée fracassante : il a déjà dépensé environ 500 millions d’euros en publicité. Pour le spécialiste des Etats-Unis, Jean-Eric Branaa, le score de Michael Bloomberg fait donc clairement partie des enjeux de ce super Tuesday.
 

Des sensibilités différentes

Les démocrates ont donc le choix entre deux sensibilités très différentes au sein de leur parti. C’est un match qui se joue entre, d’un côté Joe Biden et Michael Bloomberg, et de l’autre, Bernie Sanders. C’est ce que résume d’ailleurs Laurence Nardon, la responsable du programme Amérique du nord à l’Institut français des relations internationales.

Battre Trump, c’est vraiment ce qui motive les militants démocrates. D’autant que, selon Jean-Eric Branaa, la situation économique s’est largement améliorée aux Etats-Unis, depuis la dernière élection présidentielle. Et cela joue en faveur des démocrates, selon le spécialiste, qui pense que n’importe quel candidat pourra battre Donald Trump, malgré sa popularité.  

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