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Présidentielle 2022 : L'éducation, avec les Apprentis d'Auteuil

Présidentielle 2022 : L'éducation, avec les Apprentis d'Auteuil

Un article rédigé par Bérénice Charles, Violaine Rey - RCF Isère, le 29 mars 2022  -  Modifié le 30 mars 2022
3 questions à (Isère) [PRESIDENTIELLE 2022] L'éducation et l'insertion avec les Apprentis d'Auteuil

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90 000 jeunes sortent, chaque année, du système scolaire sans diplôme

Jusqu'en 2020, leur parcours était souvent le même, des élèves à la scolarité chaotique, tant au niveau de l'apprentissage qu'au niveau du comportement. "Ces jeunes existent toujours bien sûr" explique Célia Fellag, membre des Apprentis d'Auteuil "mais suite à la pandémie, on voit apparaître de nouveaux profils de décrocheurs : des élèves sans difficulté mais en perte de repère et plongés dans une phobie sociale très forte". Ces jeunes quittent donc les bancs de l'école et trouvent, bien souvent, du réconfort dans diverses addictions. Un phénomène longtemps masculin et qui touche aujourd'hui les jeunes femmes également.

 

Un système à repenser

Notes, remarques, rythme de travail : le dispositif scolaire actuel accroît, selon les Apprentis d'Auteuil, un sentiment de dévalorisation chez des enfants déjà fragilisés. "Beaucoup de points sont soulevés en ce qui concerne l'apprentissage mais aussi la dimension psycho-sociale" souligne Célia Fellag.

Elle, veut croire en la création d'un système nouveau, plus ouvert, à l'image du Fil d'Ariane. Un projet co-porté par l'Education Nationale, les Apprentis d'Auteuil et l'association "Francas" et qui, chaque année, remet sur les rails des dizaines de décrocheurs scolaires. "Pour pour nous, le facteur de réussite, ce n'est pas un jeune qui rentre en formation, c'est un jeune qui se remobilise, qui a compris qu'il fait partie de la société, qui se respecte et qui respecte les autres".

 

 

Garantir un revenu minimum pour favoriser l'insertion professionnelle

Après le temps des études, vient celui de l'entrée dans le monde du travail. En France, 1 million de 15/29 ans n'ont ni emploi, ni formation en cours. Une situation qui pourrait changer, explique Célia Fellag, grâce à l'instauration d'un revenu minimum. "Si vous n'avez pas accès à vos droits fondamentaux pour des problématiques de précarité, si vous êtes trop occupés à savoir où vous allez pouvoir dormir et comment vous allez vous nourrir, c'est compliqué de penser à autre chose". 

Les Apprentis d'Auteuil, dans leur plaidoyer, rédigé à l'occasion de la campagne électorale, aimeraient aussi que les jeunes bénéficient de davantage d'aides pour passer leur permis de conduire, devenir auto-entrepreneur ou percer dans des métiers d'avenir, le numérique ou l'écologie notamment.

 

"Ces jeunes, ils n'ont pas envie d'être des "cas-sociaux". Nous sommes définis par ce que nous sommes aujourd'hui et par ce que nous mettons en action pour nous améliorer et améliorer l'environnement qui nous entoure le véritable pari. Faire le pari de soi, le pari de l'autre". Célia Fellag, les Apprentis d'Auteuil.

 

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L'invité
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
3 questions à (Isère)

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