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​Pour Feurat Alani, "l’Irak est une quête perdue"
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​Pour Feurat Alani, "l’Irak est une quête perdue"

RCF,  -  Modifié le 23 novembre 2018
Journaliste franco-iraquien, Feurat Alani raconte son enfance en Irak dans l’ouvrage « Le parfum d’Irak » chez Arte Editions.
Fanny Cohen Moreau Fanny Cohen Moreau

D’abord des tweets en 2016 puis un roman graphique et une série sur Arte, Feurat Alani raconte ses souvenirs d’enfance en Irak en 1989 à la fin de la guerre avec l’Iran. « Lorsque je pose le pied en Irak là je vois le pays de mes parents, et c’est l’opposé des clichés, je vois un pays qui ressemble un peu à la France mais qui est un pays de contraste ».

En rentrant de ces voyages il racontait ce qu’il avait vu à ses amis et à ses professeurs, « sans le savoir je faisais un peu du journalisme ». Et trente ans plus tard il a eu envie de raconter à nouveau cette histoire : « c’est d’abord né d’un sentiment de frustration face aux informations qu’on reçoit sur l’Irak ». Dans son ouvrage il évoque notamment les traditions iraquiennes, comme la générosité ou les pratiques autour du thé. « J’ai choisi les sens pour qu’on puisse voir autre chose de l’Irak ».

Depuis ce premier voyage il n’a cessé d’y retourner en constatant les évolutions du pays : « l’Irak pour moi c’est une quête perdue ». Lors de l’embargo en 1991 il voit le pays s’effondrer peu à peu, et lorsqu’il devient journaliste en 2003 à 23 ans il voit le chaos s’installer. Il y travaille entre 2003 et 2008 pour couvrir la guerre, il y voit « une peur bruyante, avec un impact très fort sur le quotidien des Irakiens », mais aussi la religion prendre de plus en plus de place car « c’est une manière pour eux de tisser des liens et je découvre une famille beaucoup plus solidaire qu’avant, et Faluja devient la cité des mosquées ».

« Saddam Hussein c’est d’abord une ombre qui plane, comme une figure de l’autorité, le père très colérique et strict de tous les Iraquiens. Et pendant l’embargo je vois les Iraquiens le critiquer ouvertement de plus en plus ».

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