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Marche pour le climat: "chaque jour, chaque heure compte"
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Marche pour le climat: "chaque jour, chaque heure compte"

Un article rédigé par Florence Gault - RCF,  -  Modifié le 30 juin 2021
3 questions à Marche pour le climat: chaque jour, chaque heure compte
​Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation des Gilets jaunes se prépare pour samedi, les organisateurs de la marche pour le climat estiment qu’il y a urgence à agir.
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Ils ont donc maintenu leur appel à manifester à Paris et dans plus de 150 villes en France. Et ce, malgré le risque de contagion de la violence.
 

Le ministre de l’Intérieur a estimé mardi dernier qu’il préfèrerait que vous reportiez votre marche pour le climat. Vous avez tout de même décidé de la maintenir malgré les risques de violence. Vous n’avez pas peur d’être éclipsé par la mobilisation des Gilets jaunes ?

"Pour nous c’est très important de garder cette marche car nous sommes déjà dans un contexte de COP 24 en Pologne, où les Etats n’ont pas bougé depuis la COP 21, alors que par rapport à l’urgence climatique, chaque jour, chaque heure compte. Et la mobilisation des gilets jaunes pose la question de la transition énergétique. On voit bien que la manière dont le gouvernement s’y est pris est socialement injuste, et écologiquement assez inefficace. Là, on doit montrer que l’on est uni. Pour nous c’est important de montrer qu’il ne faut pas reculer. D’ailleurs, dans plusieurs villes de France, des Gilets jaunes et ceux qui organisent les marches pour le climat sont en relation, et vont parfois défiler ensemble samedi" explique Pauline Boyer, porte-parole d’Alternatiba, l’une des trois organisations en charge de cette marche.
 

Une marche pour réveiller la COP 24. Beaucoup de chefs d’Etat et de gouvernements seront absents alors qu’on le voit, il y a particulièrement urgence à agir. Les engagements pris lors de l’accord de Paris sont presque déjà périmés.

"Les émissions de gaz à effet de serre mondiales ont encore augmenté de 3%. Et ce qui est important, c’est que chaque jour d’inaction réduit notre marche de manœuvre et notre capacité d’adaptation pour se réorganiser. Le secrétaire général de l’ONU dit qu’il reste deux ans, et le Giec dit aussi qu’il reste deux pour atteindre le pic d’émissions de gaz à effet de serre. Donc cela veut dire que si on ne change pas radicalement la manière dont on vit en appliquant le principe de sobriété énergétique, nous produisons un enfer pour les enfants que nous emmenons aujourd’hui à l’école" ajoute-t-elle.
 

Il y a évidemment la volonté politique, et l’engagement citoyen. Comment convaincre ?

"Face à l’inaction des Etats, seul un mouvement citoyen massif, non violent et populaire peut permettre de faire basculer le système pour que les générations futures aient le choix de vivre de manière digne parce que l’on n’aura pas provoqué la désertification de zones immenses sur la planète" conclut Pauline Boyer.

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Émission 3 questions à © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
3 questions à

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