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Les zones rouges du Covid et du climat
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Les zones rouges du Covid et du climat

RCF Anjou,  -  Modifié le 14 septembre 2020
L’été, avec la chaleur, est l’occasion de belles promenades, le long de la mer, dans la campagne ou en montagne. Dans les Alpes, au Col du Mont St Bernard, le paysage est grandiose, sauvage et magnifique. J’y suis allé, il y a quelques mois.
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L’été, avec la chaleur, est l’occasion de belles promenades, le long de la mer, dans la campagne ou en montagne. Dans les Alpes, au Col du Mont St Bernard, le paysage est grandiose, sauvage et magnifique. J’y suis allé, il y a quelques mois. C’est un paradis pour la randonnée, la méditation et l’exercice physique. Au premier coup d’œil, un phénomène éveille l’attention : on aperçoit qu’au fil des ans, des glaciers multimillénaires ont disparus. Une telle observation sur le changement climatique corrobore les données fournies par la plus ancienne station météorologique de l’arc alpin. Elle se trouve à l’hospice du grand-saint-bernard à plus de 2400 m d’altitude. En 150 ans, l’analyse des relevés journaliers des températures scrupuleusement recueillies par les appareils de mesure indique une hausse moyenne d’environ 2,5°C. Une carte réalisée par Météo Suisse illustre une telle évolution à l’échelle du pays, depuis 1864, avec une gradation de rouge croissante de 0° à 2,5°C. Toute la période récente des sept dernières années traduit à l’évidence le réchauffement climatique de manière installée et durable, en zone rouge.
Les zones rouges liées à l’évolution du Covid sont d’actualité. Mais il faut ne pas perdre de vue les zones rouges du réchauffement climatique, sans doute plus durables encore, qui frappent nos contrées, en Suisse, en France et ailleurs dans le monde. Ces jours derniers, la fumée des feux de forêts survenue en Californie teintait en plein jour la baie et la ville de San Francisco d’orange-rouge. « Si de nombreux aspects de notre vie ont été bouleversés en 2020, le changement climatique quant à lui s’est poursuivi sans relâche » souligne le rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) publié par l’ONU, mercredi dernier. Il y a eu certes des réductions d’émission de dioxyde de Carbone en 2020, mais l’incidence est très faible dans l’atmosphère, et les concentrations de CO2 « n’ont jamais été aussi élevées depuis 3 millions d’années » ajoute l’OMM. 
A cause de l’inertie du climat, il est possible que les actions que nous menons aujourd’hui n’aient des effets durables de stabilisation des hausses climatiques pas avant 2030, au mieux. Pour l’heure, nous percevons les effets d’un tel réchauffement, à toutes les saisons de notre vie en Anjou et ailleurs, comme « sur toute la biosphère, du sommet des montagnes aux profondeurs de l’océan, aboutissant à une accélération de l’élévation du niveau de la mer, avec des effets en cascade pour les écosystèmes et la sécurité des personnes » selon les rapporteurs du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a participé au rapport. L’ONU plaide pour une action « urgente et concertée de tous les pays et de tous les secteurs ». Son directeur général, Antonio Guterres, exhorte les États à « agir ensemble face à la menace climatique, bien plus grave que la pandémie en soi ». L’ONU appelle aussi à un changement de nos modes de consommation, allié à de nouvelles solutions technologiques de captage et de stockage du carbone (Les Échos, 10 sept. 2020). Il est encore temps pour agir.

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