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Les migrants, marqueur du pontificat du pape François
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Les migrants, marqueur du pontificat du pape François

RCF,  -  Modifié le 28 juin 2021
L'invité de la rédaction Les migrants, marqueur du pontificat du pape François
​Six ans après sa visite sur l’île italienne de Lampedusa, le pape François a célébré lundi matin pour les migrants et les réfugiés, à Rome, en la basilique Saint Pierre.
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Un marqueur du pontificat du pape François

Le pape a voulu marquer le coup. Il a choisi de célébrer, lundi 8 mai dernier, une messe pour les migrants et les réfugiés, en la basilique Saint Pierre de Rome. Une messe célébrée dans l’intimité, en quelque sorte. Aucun journaliste n’était convié à couvrir l’événement depuis l’intérieur de la basilique. Environ 250 personnes ont participé à cette célébration : des migrants, des réfugiés et des sauveteurs.

Un acte qui montre une fois de plus que le souci des migrants et des réfugiés reste l’un des marqueurs du pontificat du pape François. Il avait d’ailleurs célébré l’an dernier une messe au cours de laquelle il avait protesté contre la mondialisation de l’indifférence face à la mort en mer de milliers de réfugiés.
 

Ne pas réduire les migrants à des flux

Cette année, l’attention du souverain pontife s’est portée sur les derniers, ceux qui doivent être mis à la première place. Ceux qui meurent dans le désert, ceux qui sont maltraités dans les camps de détention, ceux qui défient les mers pour fuir leur pays. Le pape a même extrapolé son message, en faisant référence à toutes les personnes exclues : les plus petites de nos sociétés.

"Il veut absolument que l’on ne réduise jamais les migrants à des phénomènes migratoires. Ce ne sont pas des flux, ce sont des personnes. Ce qu’il veut mettre en lumière en permanence, c’est que nous rencontrons des personnes contraintes de quitter leur terre, contraintes à l’exil. Et ces personnes sont porteuses de talents, de projets, de rapport à l’avenir, d’espoir, qui nous concernent. Il nous renvoie en miroir ce qu’est notre société globalisée, où l’indifférence et la peur priment" explique Mgr Bruno-Marie Duffé, secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral.
 

"Un droit à ne pas immigrer"

Dans un contexte où de nombreux migrants continuent de périr en mer, où les ONG sont accusées de complicité avec les passeurs, et où elles tentent de débarquer les rescapés dans des pays qui n’en veulent pas, le moins que l’on puisse dire, c’est que le discours et les actes de l’Église détonnent. "L’action de la section migrants et réfugiés pour le dicastère du développement humain intégral se situe à différents niveaux : au niveau des organisations internationales, au niveau des acteurs de solidarité, et au niveau des églises locales. Il faut tenir en permanence ces différents niveaux. Nous avons à travailler cette hospitalité de manière collective" ajoute-t-il.

"Il y a aussi un droit à ne pas immigrer. Il y a un droit à rester sur sa terre. Cela pose la question de la coopération entre les pays, entre les différents continents. Et cette coopération ne peut pas être déclinée en termes d’investissements juteux, qui ne feraient que remplir les caisses. Il y a un devoir moral de l’investissement dans les pays d’où viennent les migrants. La coopération implique que l’on travaille ensemble. Si l’on travaille avec les personnes qui sont là, on va moins vite, mais on contribue à la formation de personnes qui assumeront les responsabilités d’avenir" conclut Mgr Bruno-Marie Duffé.
 
 

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