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Le MoDem à la recherche de nouveaux rassemblements
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Le MoDem à la recherche de nouveaux rassemblements

Un article rédigé par Blaise Fayolle - RCF,  -  Modifié le 22 septembre 2016
Les universités de rentrée du Modem se déroulent du 23 au 25 septembre dans le Morbihan. A l'approche de la présidentielle, le parti cherche à refondre le centre de l'échiquier politique.
François Bayrou à Seignosse en 2007 crédit : Cedrica François Bayrou à Seignosse en 2007 crédit : Cedrica

Le Mouvement Démocrate (MoDem) fait sa rentrée politique à partir du vendredi 23 septembre dans le Morbihan. Le parti a pour l'instant du mal à exister dans l'actualité politique. Pourtant, le centre devient de plus en plus un enjeu au regard des nouvelles tendances politiques qui émergent. Le Modem espère donc profiter d'une possible recomposition, et affine sa stratégie en vue de la présidentielle de 2017.

Alors que tous les partis ont déjà effectué leur rentrée, le MoDem organise ses universités du 23 au 25 septembre à Guidel-Plage (Morbihan). Devant leurs militants, François Bayrou et les cadres du parti centriste devraient réaffirmer leurs valeurs et rappeler leur message d'origine. "Dépasser les clivages et porter un message de rassemblement", précise Marc Fesneau, secrétaire générale du MoDem. Le rassemblement proné par le MoDem ne se fera toutefois pas sans conditions. "Elles seront discutées ce weekend, tout comme les fractures au sein du peuple français", indique Marc Fesneau. Un bilan des pré-campagnes à droite comme à gauche est aussi à l'ordre des trois jours. 
 

Pris en tenaille entre Macron et Juppé

La situation du parti est loin d'être confortable. Le nombre d'adhérents a connu une chute spectaculaire, de 70 000 en 2007, à 35 000 en 2012, pour atteindre 14 000 l'année dernière. En termes d'élus, le MoDem ne compte plus que deux députés. Le parti se retrouve pris dans un étau de plus en plus serré entre la gauche et la droite. Récemment,  il a vu émerger Emmanuel Macron et son mouvement "En marche". Même si, dans ce cas, l'ex-ministre de l'économie et François Bayrou ne semblent pas jouer sur le même terrain. Emmanuel Macron représente l'aspiration du renouveau politique en dépassant le clivage gauche-droite. François Bayrou revendique de son coté l'héritage centriste traditionnel. 

A sa droite, le MoDem doit faire avec Alain Juppé, engagé dans la primaire de la droite. Francois Bayrou a d'ores et déjà prêté allégeance au maire de Bordeaux. Il ne votera pas pour lui mais le soutient à la primaire. Si Alain Juppé ne sortait pas vainqueur du scrutin à droite, le maire de Pau se positionnerait alors en vue de la présidentielle. 
 

Au centre des attentions

Le positionnement au centre de candidats potentiels ou déclarés montre que le MoDem, mais aussi le PRG (Parti radical de gauche) et l'UDI (Union des démocrates et indépendants) deviennent des places stratégiques en vue de la présidentielle. D'où la volonté de rassemblement prônée par les dirigeants du MoDem. "Lors d'une présidentielle, il y a, pour commencer, un renouvellement des contours de la majorité", explique Marc Fesneau. Il poursuit : "aujourd'hui, on constate des lignes de fractures telles, au sein même de la majorité, qui si on veut que le pays soit gouvernable, il faut que les personnes avec des idées communes se rassemblent".

En vue du scrutin de 2017, le MoDem affine aussi sa stratégie. Les thèmes de l'intégration, la laïcité, l'Islam et l'immigration occupent actuellement le débat. Les dirigeants du parti centristes souhaitent éviter les abus autours de ces thèmes. "Actuellement, tout est sujet aux excès sur ces questions", regrette Marc Fesneau. 

Un premier signe encourageant pour la volonté de rassemblement du MoDem est arrivée jeudi 22 septembre. La sénatrice de Paris Leila Aïchi, en conflit avec son parti Europe-Ecologie-les-Verts, a rallié le camp de François Bayrou. "Le MoDem allie le pôle social-libéral et l’environnement sans que l’un prenne le pas sur l’autre", a-t-elle expliqué au Monde. "Et j’y retrouve la tolérance et l’humanisme qui font défaut à EELV."
 

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