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L'Agglo d'Angers veut relocaliser l'alimentation des Angevins
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L'Agglo d'Angers veut relocaliser l'alimentation des Angevins

Un article rédigé par Thomas Cauchebrais & Marion Bastit - RCF Anjou - RCF Anjou,  -  Modifié le 13 octobre 2020
Angers Loire Métropole vient d'adopter son projet alimentaire territorial. Objectif : doubler la part de bio et de local dans les assiettes de ses habitants d'ici à 2030.
2020 RCF Anjou - "Acheter local, c'est défendre les emplois et limiter les émissions de gaz à effet de serre", souligne Christophe Béchu, le président de l'Agglo d'Angers. 2020 RCF Anjou - "Acheter local, c'est défendre les emplois et limiter les émissions de gaz à effet de serre", souligne Christophe Béchu, le président de l'Agglo d'Angers.

Mettre davantage de produits locaux et bio dans les assiettes des Angevins : c’est l’objectif du projet alimentaire territorial d’Angers Loire Métropole, voté lors du conseil communautaire lundi 12 octobre 2020.
 
« Si on veut sauver la planète, on peut peut-être déjà commencer localement par se demander comment on peut diminuer notre empreinte écologique », estime Christophe Béchu, le président de l’agglo d’Angers.

Manger local pour sauver la planète

« Un des moyens de le faire, c’est d’éviter des va-et-vient de camions qui sont inutiles, ou de manger des produits qui viennent du bout du monde alors qu’on a peut-être, tout près de chez nous, des produits de qualité. C’est encourager ceux qui les produisent à les vendre ici, et aider les acheteurs et les producteurs à se rencontrer. »

Ce projet alimentaire territorial fixe des objectifs à dix ans : « doubler le nombre d’exploitations respectueuses de l’environnement, doubler la part de local dans les assiettes, doubler la part de bio ou de durable dans notre alimentation ».

« Pour y arriver, on doit faire en sorte que dans les grandes surfaces, sur les marchés alimentaires, on ait de plus en plus accès à des produits locaux, parce qu’en les achetant, on défend les emplois, on défend une agriculture respectueuse de l’environnement, on limite les émissions de gaz à effet de serre, et en faisant tout ça, on agit localement pour la transition écologique. »

L'opposition voudrait aller plus loin

L’élu d’opposition écologiste Yves Aurégan salue un projet « rempli de bonnes intentions, même s’il ne va pas assez loin sur certains points ». Sur le soutien à l’agriculture, « on voudrait que ce soit exclusivement dédié au bio », précise-t-il.

« Sur le foncier, poursuit-il, on voudrait que la collectivité achète des terres pour installer des jeunes, parce qu’ils n’ont pas forcément les moyens d’acheter des terres. Il pourrait y avoir une sorte d’office foncier communautaire qui installerait des paysans en bio », imagine-t-il.

« Cela pourrait aussi aller plus loin sur l’éducation, par exemple que dans toutes les écoles il y ait des petits jardins pour que les enfants sachent ce que c’est que planter une carotte, récolter des fraises, etc. »

"Un projet sans budget"

Surtout, « ce qui manque, c’est un budget, assène Yves Aurégan. On ne sait pas du tout si on s’oriente vers 10 000 ou 100 millions d’euros. On n’en a aucune idée, et c’est quand même un vrai souci. »
 
Lundi soir, les élus d’Angers Loire Métropole ont adopté une feuille de route d’une soixantaine de propositions d’actions. Les mesures concrètes seront votées au printemps voire à l’été 2021.

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