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Emilie Martin responsable du pôle urgence à l'ONG CARE
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Emilie Martin responsable du pôle urgence à l'ONG CARE

RCF,  -  Modifié le 11 septembre 2017
Responsable du pôle Urgence à "Care", Emilie Martin parle ce matin de la situation à Cuba et Haïti après les dommages causés par l'ouragan Irma.
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Engagée dans la Caraïbe depuis de nombreuses années, l'ONG Care se mobilise pour aider les populations de Cuba et Haïti, victimes de l’ouragan Irma.

Responsable du pôle Urgence de Care, Emilie Martin estime qu’une intervention se prépare en deux phases: d’abord en amont, depuis Paris avec les autorités et les autres ONG, puis sur place avec les communautés pour être au plus près des besoins locaux.

Une intervention s'anticipe 7 jours avant

"Dès les premières heures qui suivent une catastrophe, les ONG envoient des provisions, des bâches pour assurer un logement décent, et des tablettes de purification d'eau. Ces dernières sont indispensables afin d’éviter toute propagation de maladies épidémiques qui se développent à partir des eaux souillées.

 "La première crainte après des inondation et des ouragans, c'est la propagation du choléra, explique Emilie Martin. Il faut ensuite veiller à la sécurité des personnes car des violences peuvent se développer suite à la promiscuité forcée des personnes secourues. »

Haïti et Cuba

L'Etat français a-t-il manqué à son devoir par manque de prévoyance envers les îles Saint-Barthélémy et Saint-Martin? Il est délicat d'entrer dans la polémique lorsque l'on compare cette situation aux moyens préventifs déployés en Floride et à Cuba par leur gouvernement respectif.

Emilie Martin constate néanmoins "une insuffisance des moyens d'anticipation" des autorités françaises. En effet, aujourd'hui il est possible de prévoir la formation et déplacements d'un ouragan "entre dix jours et une semaine en amont", de quoi laisser le temps aux ONG telles que Care de se préparer.

"Il faut un minimum de préparation de 10 jours ou une semaine en amont d'une intervention."

LA CIRCULATION DE L'INFORMATION

Autre enjeu vital dans les préparatifs: l'information. "L'Etat de Cuba détient les données sur les dommages et les besoins précis. On est obligés d'attendre les informations avant de pouvoir agir. A l'inverse, nous travaillons davantage avec le gouvernement d'Haïti et pouvons déjà identifier certains besoins matériels précis." Le travail est d'autant plus différent qu' " à Cuba, les gens ont déjà des réflexes tandis qu'en Haïti, le phénomène est encore nouveau."

Pour ne pas céder au découragement face à l'enchaînement des déréglements climatiques et des interventions, Emilie Martin confie son expérience: "Chaque pas que les personnes font vers une meilleure connaissance et une meilleure préparation est positif." 
 

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