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Des jeux vidéos pour sensibiliser aux parcours migratoires
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Des jeux vidéos pour sensibiliser aux parcours migratoires

Un article rédigé par Alice Forges - RCF Lyon,  -  Modifié le 23 novembre 2018
Traiter des questions de racisme ou de xénophobie n'est pas toujours simple. La Maison du Livre, de l'Image et du Son de Villeurbanne fait le pari du jeu vidéo pour sensibiliser le public.
Matthieu Godet / The Pixel Hunt Matthieu Godet / The Pixel Hunt

Sept installations, en Français ou en anglais, sur ordinateurs, tablettes ou écran de télévision, sont proposées au public. Sept jeux vidéos qui permettent, au travers de leurs narrations, de se représenter ce que peut être le parcours d'un réfugié, d'un migrant. Une manière d'aborder le racisme et la xénophobie par le biais de l'incarnation de la vie d'autrui et l'appropriation de l'expérience de l'autre.

Parmi ces jeux, "Fuir la guerre", créé en 2014 par un collectif de game designers parisiens (Alinéaire), rencontre un franc succès. Il s'agit d'un diptyque, sur deux panneaux, où l'on peut suivre le parcours simultané de deux familles confrontées à un conflit et à la fuite de celui-ci. L'une s'en sortira, l'autre, non. Le but : représenter la pluralité des expériences, les réussites comme les échecs. 

« C'est une forme de jeu vidéo, mais c’est davantage une expérience interactive, profonde, plus qu’une vision ludique »

"Enterre-moi mon amour" est également très puissant. En syrien, cette phrase signifie "prends soin de toi", ou "ne meurs pas avant moi". On suit le parcours de Nour, une jeune migrante syrienne qui fuit la guerre vers l'occident. Son amoureux reste au pays pour s'occuper de sa famille et échange avec elle via Whatsapp. Le joueur la guide par messages, et chacune des interactions aura une incidence sur ses choix... une histoire inspirée de la réalité d'une jeune femme. 

Ressentir ce que vivent les réfugiés

Fred Paltani, responsable du secteur multimédia de la Maison du Livre, de l'Image et du Son, est à l'origine de la mise en place de ces installations. Il insiste sur la nécessité de pouvoir comprendre le vécu des migrants. "Ce sont des êtres humains comme nous, on se demande ce que l'on ferait à leur place". L'expérience du jeu permet une immersion dans la réalité d'autrui.

De façon très concrète bien que virtuelle donc, on se saisit des histoires, des parcours, on se trouve pris dans des dilemmes moraux, dans les difficultés de la survie de nos personnages. "Cela nous fait revoir un peu nos jugements ou nos craintes sur l’arrivée des réfugiés, et les accueillir avec plus d’humanité". 

Une exposition dans le cadre de la biennale TRACES , "Nous et les autres, des préjugés au racisme", à Villeurbanne (jusqu'au 24 novembre). 
 

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