
Le Saint du Jour2 min

La liste est longue de ceux que l'Église a distingués pour leur foi ! Ils nous accompagnent chaque jour de l'année grâce au calendrier des saints. Et chaque jour, on nous apprend qui sont ces hommes et ces femmes dont la vie est citée en exemple.
Les chroniques Le Saint du jour ont été écrites par Bénédicte Draillard.


Sainte Marie-Madeleine est chère au cœur des Français. Elle est encore très populaire à Aigues-Mortes, où elle aurait débarqué, à la Sainte-Baume, en Provence, où elle aurait vécu trente ans ermite dans une grotte. Et à Saint-Maximin, où son corps reposait avant de partir pour Vézelay. Selon l'évangile, sainte Marie-Madeleine est la première à voir le Christ ressuscité et à rendre témoignage de la Résurrection devant les apôtres, ce pourquoi on l'appelle "l'apôtre des apôtres". La tradition, depuis le pape Grégoire le Grand, l'associe à Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare, ami de Jésus, ainsi qu'à la pécheresse repentie de l'évangile de Luc. Ces trois femmes sont-elles trois ou n'en font-elles qu'une ? Pour les Grecs, il s'agit depuis toujours de trois personnes distinctes. Pour les latins, la tradition n'en a fait qu'une seule personne dès le VIe siècle.

Né en 1559, Laurent de Brindisi a été confié, une fois orphelin, aux franciscains de sa ville natale. Entré dans l'ordre des capucins et ordonné prêtre en 1582, il œuvra beaucoup pour la paix. Il fut aussi un prédicateur hors pair grâce à ses grandes connaissances bibliques et à sa culture rabbinique, que même les rabbins saluaient.

Depuis Vatican II, l'absence de base historique sur la vie de Marguerite d'Antioche a entraîné l'interdiction de son culte dans l'Église catholique. Sainte Marguerite d'Antioche (ou sainte Marine, selon la version méditerranéenne ou slave du prénom Marguerite) fait tout de même partie de l'histoire du culte populaire. Elle est en effet l'une des trois "voix" que Jeanne d'Arc a entendues. Selon la "La Légende dorée", c'était une chrétienne du IIIe siècle, rejetée par son père en raison de sa foi. Refusant les avances du gouverneur romain, elle fut enfermée et décapitée. La légende raconte que dans son cachot, la jeune femme a lutté contre un dragon, comme dans l'Apocalypse. Marguerite d'Antioche est l'image de la jeune femme pure et innocente que la foi rend forte.

Il y a deux saintes Macrine. La grand-mère, sainte Macrine l'Ancienne, fêtée le 14 janvier, et sainte Macrine la Jeune, fêtée le 19 juillet. Celle-ci vivait au IVe siècle dans l'actuelle Turquie. Elle fut l'objet de nombreuses demandes en mariage mais elle avait choisi très tôt de se consacrer à Dieu. Véritable âme du foyer, elle fit de la maison familiale un petit monastère, mêlant contemplation, hospitalité et bienfaisance. D'ailleurs, Macrine est la fille aînée d'une étonnante famille de saints : il y a saint Basile l'Ancien et sainte Émilienne, ses parents mais aussi saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nysse ou encore, saint Pierre de Sébaste.

Saint Frédéric d'Utrecht était le confesseur de Judith de Bavière, deuxième épouse de Louis le Pieux, fils et successeur de Charlemagne. Pris dans les rivalités entre prétendants au trône de l'Empire carolingien, Frédéric d'Utrecht fut assassiné sur ordre de l'impératrice. Il pardonna à sa meurtrière avant de mourir.

Nous commémorons aujourd'hui le martyre sous la Terreur des seize carmélites de Compiègne, dont la doyenne de 79 ans était Sœur Charlotte de la Résurrection. Le 4 août 1792, la direction du district de Compiègne dispersa les religieuses, qui continuèrent par petits groupes, à suivre leur règle de vie. Elles furent dénoncées puis arrêtées et transférées à Paris. Le 16 juillet, alors qu'elles étaient enfermées à la Conciergerie, elle célébrèrent la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel. Le 17 juillet 1794, elles furent conduites à l'échafaud. Cette histoire douloureuse et édifiante a été rendue célèbre par Georges Bernanos, auteur du "Dialogues des carmélites" en 1949.

Les Carmen et les Carmelle doivent leur nom à la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, célébrée le 16 juillet. Le mont Carmel est un haut lieu spirituel de Terre sainte. Dans la Bible, il est synonyme de beauté. C'est là où le prophète Élie a incité le peuple d'Israël à adorer le Dieu vivant. Puis, au temps des croisés, c'est dans les grottes du mont Carmel que se sont retirés des ermites. Ce qui donna naissance au XIIIe siècle à l'ordre du carmel. Aujourd'hui encore, carmes et carmélites ont pour patrons le prophète Élie et la Vierge Marie.

Saint Donald était un père de famille qui vivait au VIIe siècle en Écosse. Sa femme lui aurait fait promettre avant sa mort de bien établir toutes ses filles. Au lendemain de son enterrement, Donald apprit que ses neuf filles souhaitaient toutes devenir religieuses. Il transforma alors sa maison en abbaye et devint lui-même le père abbé de la communauté.

Saint Camille de Lellis est un grand saint italien, aussi bien par sa taille - il faisait deux mètres de haut ! - que pour son œuvre au service des malades. Lorsqu'il fut lui-même malade, il fut extrêmement choqué par l'état des hôpitaux. Après une conversion fulgurante à vingt-cinq ans, Camille de Lellis devint infirmier à l'hôpital Saint-Jacques des Incurables, à Rome. Il ouvrit les fenêtres, lava les malades, isola les contagieux, servit à manger et soigna. Très vite, il suscita des vocations. Il fonda en 1582 une congrégation au service des malades, les Camilliens.


Saint Henri est le grand Henri II, empereur du Saint-Empire au XIe siècle. Il régnait sur un territoire immense. Avec son épouse Cunégonde, qui deviendra aussi sainte, ils ne purent avoir d'enfant mais il refusa de répudier sa femme. Homme pieux et bon, Henri protégea le peuple contre les abus de pouvoir et interdit les marchés d'esclave. Il renforça l'influence de l'Église sur la société et institua le Christ comme légataire de tous ses biens.

Quand, le 18 octobre 2015, le pape François a canonisé les Français Louis et Zélie Martin, c’était la première fois dans l’histoire de l’Église catholique que deux laïcs mariés étaient canonisés en tant que couple. Lui horloger, elle dentellière, ils mirent au monde neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Leurs cinq filles - Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse - devinrent toutes religieuses. Zélie est l'image d’une mère aimante et d’une femme active, qui procurait du travail aux dentellières d’Alençon, en Normandie. Sa correspondance avec son mari révèle la profonde affection qui unissait le couple. Après la mort de Zélie d’un cancer en 1877, Louis Martin s’est installé à Lisieux, dans la maison des Buissonnets aujourd’hui ouverte aux visiteurs. "Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la Terre", a dit d’eux la plus jeune de leurs filles, Thérèse.

Saint Benoît, qui vécut au VIe siècle, est le fondateur du grand ordre bénédictin. Il est le patron de l'Europe. Né dans une famille noble de Nursie, en Italie, il fut envoyé à Rome pour parfaire son éducation mais il préféra vivre dans la solitude d'une grotte, à Subiaco, dans les Abruzzes. Sa réputation de sainteté fut telle que de nombreux disciples vinrent le rejoindre. Benoît et ses compagnons partirent s'installer dans la région du Mont Cassin où a été installé le premier monastère bénédictin. Pendant dix ans, saint Benoît y rédigea sa règle monastique, qui suscite encore l'admiration par sa clarté et son sens de la mesure.

Saint Ulric de Ratisbonne est un moine bénédictin du XIe siècle. Né à Ratisbonne, en Allemagne, dans une famille noble, il fonda deux monastères. Son œuvre magistrale, le nouveau coutumier de Cluny, sera adopté par tous les monastères de la réforme monastique.


Marie-Amandine de Schakkebroek était une religieuse de l'ordre des Franciscaines missionnaires de Marie. Elle est en morte martyr le 9 juillet 1900 dans le nord de la Chine, lors de la réaction anti-chrétienne des Boxers. Elle a été canonisée par Jean-Paul II en 2000. On commémore avec elle les nombreux martyrs de Chine qui furent exécutés entre 1648 et 1930.


Sainte Marie-Madeleine est chère au cœur des Français. Elle est encore très populaire à Aigues-Mortes, où elle aurait débarqué, à la Sainte-Baume, en Provence, où elle aurait vécu trente ans ermite dans une grotte. Et à Saint-Maximin, où son corps reposait avant de partir pour Vézelay. Selon l'évangile, sainte Marie-Madeleine est la première à voir le Christ ressuscité et à rendre témoignage de la Résurrection devant les apôtres, ce pourquoi on l'appelle "l'apôtre des apôtres". La tradition, depuis le pape Grégoire le Grand, l'associe à Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare, ami de Jésus, ainsi qu'à la pécheresse repentie de l'évangile de Luc. Ces trois femmes sont-elles trois ou n'en font-elles qu'une ? Pour les Grecs, il s'agit depuis toujours de trois personnes distinctes. Pour les latins, la tradition n'en a fait qu'une seule personne dès le VIe siècle.

Né en 1559, Laurent de Brindisi a été confié, une fois orphelin, aux franciscains de sa ville natale. Entré dans l'ordre des capucins et ordonné prêtre en 1582, il œuvra beaucoup pour la paix. Il fut aussi un prédicateur hors pair grâce à ses grandes connaissances bibliques et à sa culture rabbinique, que même les rabbins saluaient.

Depuis Vatican II, l'absence de base historique sur la vie de Marguerite d'Antioche a entraîné l'interdiction de son culte dans l'Église catholique. Sainte Marguerite d'Antioche (ou sainte Marine, selon la version méditerranéenne ou slave du prénom Marguerite) fait tout de même partie de l'histoire du culte populaire. Elle est en effet l'une des trois "voix" que Jeanne d'Arc a entendues. Selon la "La Légende dorée", c'était une chrétienne du IIIe siècle, rejetée par son père en raison de sa foi. Refusant les avances du gouverneur romain, elle fut enfermée et décapitée. La légende raconte que dans son cachot, la jeune femme a lutté contre un dragon, comme dans l'Apocalypse. Marguerite d'Antioche est l'image de la jeune femme pure et innocente que la foi rend forte.

Il y a deux saintes Macrine. La grand-mère, sainte Macrine l'Ancienne, fêtée le 14 janvier, et sainte Macrine la Jeune, fêtée le 19 juillet. Celle-ci vivait au IVe siècle dans l'actuelle Turquie. Elle fut l'objet de nombreuses demandes en mariage mais elle avait choisi très tôt de se consacrer à Dieu. Véritable âme du foyer, elle fit de la maison familiale un petit monastère, mêlant contemplation, hospitalité et bienfaisance. D'ailleurs, Macrine est la fille aînée d'une étonnante famille de saints : il y a saint Basile l'Ancien et sainte Émilienne, ses parents mais aussi saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nysse ou encore, saint Pierre de Sébaste.

Saint Frédéric d'Utrecht était le confesseur de Judith de Bavière, deuxième épouse de Louis le Pieux, fils et successeur de Charlemagne. Pris dans les rivalités entre prétendants au trône de l'Empire carolingien, Frédéric d'Utrecht fut assassiné sur ordre de l'impératrice. Il pardonna à sa meurtrière avant de mourir.

Nous commémorons aujourd'hui le martyre sous la Terreur des seize carmélites de Compiègne, dont la doyenne de 79 ans était Sœur Charlotte de la Résurrection. Le 4 août 1792, la direction du district de Compiègne dispersa les religieuses, qui continuèrent par petits groupes, à suivre leur règle de vie. Elles furent dénoncées puis arrêtées et transférées à Paris. Le 16 juillet, alors qu'elles étaient enfermées à la Conciergerie, elle célébrèrent la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel. Le 17 juillet 1794, elles furent conduites à l'échafaud. Cette histoire douloureuse et édifiante a été rendue célèbre par Georges Bernanos, auteur du "Dialogues des carmélites" en 1949.

Les Carmen et les Carmelle doivent leur nom à la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, célébrée le 16 juillet. Le mont Carmel est un haut lieu spirituel de Terre sainte. Dans la Bible, il est synonyme de beauté. C'est là où le prophète Élie a incité le peuple d'Israël à adorer le Dieu vivant. Puis, au temps des croisés, c'est dans les grottes du mont Carmel que se sont retirés des ermites. Ce qui donna naissance au XIIIe siècle à l'ordre du carmel. Aujourd'hui encore, carmes et carmélites ont pour patrons le prophète Élie et la Vierge Marie.

Saint Donald était un père de famille qui vivait au VIIe siècle en Écosse. Sa femme lui aurait fait promettre avant sa mort de bien établir toutes ses filles. Au lendemain de son enterrement, Donald apprit que ses neuf filles souhaitaient toutes devenir religieuses. Il transforma alors sa maison en abbaye et devint lui-même le père abbé de la communauté.

Saint Camille de Lellis est un grand saint italien, aussi bien par sa taille - il faisait deux mètres de haut ! - que pour son œuvre au service des malades. Lorsqu'il fut lui-même malade, il fut extrêmement choqué par l'état des hôpitaux. Après une conversion fulgurante à vingt-cinq ans, Camille de Lellis devint infirmier à l'hôpital Saint-Jacques des Incurables, à Rome. Il ouvrit les fenêtres, lava les malades, isola les contagieux, servit à manger et soigna. Très vite, il suscita des vocations. Il fonda en 1582 une congrégation au service des malades, les Camilliens.


Saint Henri est le grand Henri II, empereur du Saint-Empire au XIe siècle. Il régnait sur un territoire immense. Avec son épouse Cunégonde, qui deviendra aussi sainte, ils ne purent avoir d'enfant mais il refusa de répudier sa femme. Homme pieux et bon, Henri protégea le peuple contre les abus de pouvoir et interdit les marchés d'esclave. Il renforça l'influence de l'Église sur la société et institua le Christ comme légataire de tous ses biens.

Quand, le 18 octobre 2015, le pape François a canonisé les Français Louis et Zélie Martin, c’était la première fois dans l’histoire de l’Église catholique que deux laïcs mariés étaient canonisés en tant que couple. Lui horloger, elle dentellière, ils mirent au monde neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Leurs cinq filles - Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse - devinrent toutes religieuses. Zélie est l'image d’une mère aimante et d’une femme active, qui procurait du travail aux dentellières d’Alençon, en Normandie. Sa correspondance avec son mari révèle la profonde affection qui unissait le couple. Après la mort de Zélie d’un cancer en 1877, Louis Martin s’est installé à Lisieux, dans la maison des Buissonnets aujourd’hui ouverte aux visiteurs. "Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la Terre", a dit d’eux la plus jeune de leurs filles, Thérèse.

Saint Benoît, qui vécut au VIe siècle, est le fondateur du grand ordre bénédictin. Il est le patron de l'Europe. Né dans une famille noble de Nursie, en Italie, il fut envoyé à Rome pour parfaire son éducation mais il préféra vivre dans la solitude d'une grotte, à Subiaco, dans les Abruzzes. Sa réputation de sainteté fut telle que de nombreux disciples vinrent le rejoindre. Benoît et ses compagnons partirent s'installer dans la région du Mont Cassin où a été installé le premier monastère bénédictin. Pendant dix ans, saint Benoît y rédigea sa règle monastique, qui suscite encore l'admiration par sa clarté et son sens de la mesure.

Saint Ulric de Ratisbonne est un moine bénédictin du XIe siècle. Né à Ratisbonne, en Allemagne, dans une famille noble, il fonda deux monastères. Son œuvre magistrale, le nouveau coutumier de Cluny, sera adopté par tous les monastères de la réforme monastique.


Marie-Amandine de Schakkebroek était une religieuse de l'ordre des Franciscaines missionnaires de Marie. Elle est en morte martyr le 9 juillet 1900 dans le nord de la Chine, lors de la réaction anti-chrétienne des Boxers. Elle a été canonisée par Jean-Paul II en 2000. On commémore avec elle les nombreux martyrs de Chine qui furent exécutés entre 1648 et 1930.

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