


Des itinéraires inspirants, des cafés philo, du conseil conjugal et familial et de la Communication Non Violente, le samedi à 16h50 et le dimanche à 9h30.
Lætitia de Traversay donne la parole aux hommes et aux femmes qui construisent ce monde, discrètement et passionnément : spécialistes du couple et de la famille, philosophes, formatrices en CNV (Communication Non Violente), des personnes qui osent s'engager et relever des défis, portées par leur foi en Dieu et leur foi en l'Homme.



« Le Seigneur est avec toi », c’est le thème du pèlerinage diocésain de Lyon et de sa région qui s’est tenu à Lourdes du 1er au 6 juin 2026.
2700 pèlerins y ont participé, soit 300 de plus que l’année dernière. Parmi eux, un millier de jeunes bobs accompagnateurs des personnes malades, plus de 700 hospitaliers de l’Hospitalité ND de Lourdes, de Lyon et de Roanne, et des pèlerins valides, sans oublier les évêques, les prêtres, les diacres et les organisateurs du pèlerinage.
Je vous emmène aux côtés des pèlerins, vivre la grâce de Lourdes et "rallumer la flamme intérieure".

Frédérique et Thierry Veyron la Croix sont mariés, parents de quatre enfants et grand-parents de quatre petits enfants. Au départ, Thierry était ingénieur dans une entreprise automobile et ils aurraient pu se contenter d'une vie de famille déjà intense. Mais très tôt, ils ont senti en couple qu'ils étaient appelés à se mettre au service des couples et des familles. Formés tous les deux au conseil conjugal, Thierry étant aussi médiateur familial, ils ont eu l'idée de poposer des maisons dédiées à l'accompagnement des familles. C'est ainsi que la première Maison des familles est née à Lyon en 2013. Puis le concept a essaimé en France pour former aujourd'hui le réseau Familya qui compte une dizaine de maison. Son slogan est : "des relations saines pour une vie plus heureuse".
Ils reviennent sur cette aventure passionnante au service de relations conjugales et familiales de qualité, qui accompagne les jeunes et les vieux, les couples et les ados, sans oublier les solos.

Dans les "Ateliers radio de la communication Non-violente" que nous proposons depuis plusieurs années avec Françoise Keller, nous abordons un thème-clé, celui de la valorisation de soi-même et des autres. Françoise Keller est coach certifiée en CNV (Communication Non Violente), conférencière et auteur. Elle introduit ainsi ce thème : "Je suis en train de travailler sur une petite enquête : quels sont les messages de votre entourage qui sont les plus difficiles à recevoir pour vous ? Sur 200 réponses, plus d’un tiers sont des messages de mépris et de dévalorisation. C’est beaucoup. Et la dévalorisation par autrui, qui met en question notre lien et notre appartenance à une communauté humaine, est vécu avec la même intensité qu’une violence physique. Mes formations et mes accompagnements avec la Communication Non Violente depuis 20 ans m’ont fait voir tant et tant de fois comment les jugements moralisateurs, souvent négatifs, contre soi et contre les autres nous abiment et abiment nos relations. Et avec ce processus nous apprenons à entendre la vie qui cherche à se dire maladroitement derrière ces jugements. J'aimerais juste que nous apprenions à reconnaître la violence des jugements et à choisir un autre chemin, celui du respect de la dignité de chaque personne et de chaque être vivant. Est-ce que je peux apprendre à me valoriser, à reconnaître la dignité inaliénable de qui je suis. et est-ce que je peux aussi apprendre à valoriser l’autre ?" C'est la question que nous allons approfondir.

Certains couples autour de nous semblent vieillir comme le bon vin et s'aimer comme au premier jour sans que le temps ne vienne affaiblir la flamme. Quels seraient les secrets d’un amour qui dure ? C'est la question que nous nous posons avec Inès de Muizon et Inès Saint Georges, conseillères conjugales et familiales au Cabinet Raphaël. Elles introduisent ainsi ce thème :
"Comment dans un contexte où le nombre de divorces se multiplie, entretenir la flamme ? On peut dire d'abord qu'il y a une part de mystère, la personne étant mystère et le couple aussi. Et il y a une part de chance aussi car nous ne traversons pas les mêmes accidents de vie. Il y a aussi une part de volonté et d’ingrédients multiples. Plutôt que de décider de s’aimer, le couple peut décider de faire grandir le lien et l’amour tous les jours".
Nous allons voir ce qui peur favoriser une communication en profondeur, sans oublier les clés de la fantaisie et de la séduction qui peuvent mettre du piment dans la vie à deux.

"Etre au service en couple nous donne de la joie" : Olivier et Constance Pons forment un couple missionnaire. Parents de 7 enfants et grand-parents de 12 petits enfants, ils sont engagés depuis de nombreuse années au service du couple, de la famille et de l'Unité des chrétiens. Au départ, Olivier a été officier de marine ce qui explique les 17 déménagements en 30 ans de mariage. Ils présentent ainsi leur parcours :
"Au bout de quelques années, nous nous sommes mis au service de l’éducation des jeunes. Constance s’est formée au CLER est devenue éducatrice à la vie il y a 27 ans. Olivier a été pendant 15 ans à la direction de lycées professionnels et technologiques, et depuis deux ans il a fondé un patronage paroissial à Villeurbanne .
Depuis 33 ans aussi nous sommes engagés en couple en préparation au mariage, mais aussi dans les mouvements Amour et vérité, puis Cana avec la communauté du Chemin Neuf.
Constance est thérapeute de couple depuis 17 ans, et responsable de la pastorale des familles à Lyon depuis un an. Nous avons à cœur de transmettre et d’enseigner sur ce thème du "couple durable" et de la famille.
L'unité des chrétiens est une mission qui nous tient aussi à coeur. Depuis 30 ans avec le Renouveau, puis avec le Chemin Neuf en mission à Madagascar, nous pratiquons l’unité des chrétiens. Olivier est depuis un an délégué diocésain pour l’unité des chrétiens.
Lorsque nous sommes ensemble en mission, nous nous émerveillons, nous nous surprenons mutuellement ; l’autre m’épate, me fait grandir et m’édifie. L’amour du couple, quand il rayonne, est puissant et entraînant "

« Au moment du Covid, je me suis interrogée sur le sens de mon travail et j'ai décidé de faire un bilan de compétences ». À cette époque de sa vie, à 52 ans, Sophie Chavoix découvre la démarche du réseau Talents & Trajectoires. « En terminant mon accompagnement, j'ai eu l'envie de permettre à d'autres de vivre à leur tour la démarche qui m'avait révélé mes talents. Je voulais vivre des relations profondes et aider les personnes à se déployer, à être heureuse à leur travail. Talents & Trajectoires est un réseau de 21 cabinets répartis en France. Notre finalité est de redonner le sens, le goût et les enjeux du travail ».
Rencontre avec une entrepreneuse optimiste.

Face aux bouleversements de l'irruption de l'IA dans nos vies et dans nos métiers, les enseignants sont obligés de repenser leur travail et la notion même d'apprentissage. Dans les ateliers radio du numérique, nous abordons avec Jean Pouly une question centrale : comment enseigner et apprendre à l'heure de l'IA ? Jean Pouly est anthropologue du numérique et facilitateur chez FlexJob, coordinateur du "Smartphone Show®". Il introduit ainsi ce thème :
"L'intelligence artificielle est devenue un sujet central dans l'apprentissage car elle bouleverse notre système cognitif de deux manières. Premièrement, elle a la prétention d'imiter, de se substituer, voire de remplacer la pensée humaine. Deuxièmement, les écrans (dont l'IA est le moteur actif) entraînent souvent une surexposition et une mauvaise utilisation qui altèrent notre capacité de penser et d'apprendre.
On peut voir l'arrivée de l'IA générative comme une révolution cognitive comparable à l'invention de l'écriture ou de l'imprimerie, à la différence que l'outil est cette fois-ci un agent actif capable de dialoguer, ce qui modifie profondément notre rapport au savoir".
Nous allons réfléchir à ce sujet clé et explorer les propositions que l'on peut faire aux établissements scolaires et aux enseignants pour repenser l'enseignement sans le dénaturer, à l'heure de l'IA.

Soeur Juscineia est d'origine brésilienne et elle est carmélite messagère de l'Esprit Saint. Cet institut a été créé au Brésil il y a une quarantaine d'année et il est présent dans quatre pays dont la France. Les soeurs sont arrivées à l'appel de Mgr Barbarin en 2013 sur la paroisse de Venissieux Saint Fons. Contemplatives et actives, leur charisme est d'accompagner notamment les jeunes et les familles en difficulté.
Nous mettons nos pas dans ceux de soeur Juscineia qui déborde de joie et d'énergie. Elle le dit avec force : "C'est merveilleux d'être au service de Dieu. Nous sommes des femmes à part entière. Nous exerçons une maternité spirituelle pour aider les jeunes à s'élever. Ils sont mes enfants du coeur. Mais c'est Dieu qui fait tout. Ma mission est de le porter au monde." Avec les quatre soeurs avec qui elle vit une vie de prière et de mission, elle partage aussi le joie de louer Dieu par la danse. Une vie qui rayonne d'un amour contagieux.

À une époque où on a tendance à se méfier des autres ou à les voir comme un potentiel danger, on peut se poser la question : l'autre n'est-il qu'un adversaire ?
C'est le sujet que nous explorons avec Mathilde Naegelen, professeur de philosophie et conférencière au Collège supérieur de Lyon.
Elle introduit ainsi cette problématique : "Qui est l’autre ? qui est autrui ? et pourquoi envisager qu’il est un adversaire potentiel ? L’autre, c’est d’abord celui qui est distinct et différent et différent de moi : on peut le comprendre à travers l’expression latine "alter ego" : un autre que MOI ; il est distinct et différent de moi. L’autre, c’est celui qui ne pourra jamais partager entièrement mes pensées, mes sentiments. Même si nous pouvons faire preuve d’empathie, nous ne pourrons jamais souffrir à la place de l'autre. Nous sommes deux entités distinctes, avec une sensibilité et une pensée différentes.
La personne que nous appelons "AUTRUI", c’est un autre qui me ressemble suffisamment pour que son altérité me questionne ou me dérange. Autrui, c’est aussi mon conjoint, mon ami, mon collègue, mais aussi plus éloigné, l’étranger. La rencontre avec l’autre peut d’abord se faire sous le signe de la méfiance." Mais on peut aussi prendre conscience que "Je est un autre" comme le disait Rimbaud, et que l'altérité est aussi en moi. L'ouverture à l'autre devient alors une possibilité de progression et d'évolution, comme nous allons le voir dans ce café philo.

On parle beaucoup aujourd'hui du droit à la déconnexion. Pourquoi ne par évoquer plutôt le droit à la reconnexion avec soi-même ?
Françoise Keller est formatrice certifiée en CNV (Communication Non Violente), coach et conférencière, et elle nous entraine sur ce chemin de connexion au vivant, essentiel par temps de crise. Elle introduit ainsi ce sujet :
"Pourquoi ce thème ? Quand j’ai commencé à me former à la Communication Non Violente dans les années 2000 et à rencontrer Marshall B. Rosenberg, il y a un détail auquel je n’ai pas fait attention. Les formateurs disaient que la Communication Non Violente nous permettait de nous connecter à notre nature. Récemment en me formant à l’écologie intégrale et en écoutant le discours ambiant, je me suis dit que nous risquions de ne plus savoir à quoi nous avons besoin d’être connectés. Notre vocabulaire crée notre pensée. Les mots que nous utilisons créent notre représentation du monde, notre pensée et orientent nos actions. Au lieu de parler du « droit à la déconnexion », ne faudrait-il pas exprimer plutôt un « droit à la connexion » ? Certaines personnes disent :"il faut que je change de disque dur, ou que je mette de l'huile dans mes rouages, je n'ai plus de carburant..." J’ai réalisé que ce langage qui assimile le vivant et en particulier les êtres humains à des machines, à des ordinateurs ou à des voitures est dangereux. Il risque de nous couper du vivant, de notre nature humaine, de notre spiritualité, de notre essence."
Nous allons donc explorer des pistes pour se questionner et voir comment on peut, dans ca monde agité, se reconnecter au Vivant pour être plus vivants.

L'écrivain et l'infatigable militant pour la paix, Marek Halter vient de publier un nouveau roman intitulé "Le Juif", publié chez Fayard. Un ouvrage qui interroge l'identité juive à travers une histoire rocambolesque sur fond d'enquête policière. L'occasion aussi de revenir sur le parcours du romancier nonagénaire qui milite depuis des décennies pour la paix et le dialogue interreligieux. Nous évoquons avec lui ses origines juives, l'exil avec sa famille, et son arrivée en France. Sans oublier son amour de la littérature et des mots. Il le proclame avec force : "C'est extraordinaire, la force des mots. On peut déclencher des guerres avec des mots ou dire "je t'aime". (...) Mais le désir de vivre dans un monde apaisé ne disparaîtra pas avec nous. (...) Car nous sommes frères en humanité".

Ils sont plus de 460 à être baptisés cette année dans le diocèse de Lyon pendant la Vigile pascale, et plus de 20 000 en France. François Damiani et Hélène Gervasoni font partie de ces catéchumènes qui ont découvert ou redécouvert la foi chrétienne à l'âge adulte.
François est étudiant en master de finance à Lyon, Hélène ingénieure sécurité, mariée et mère de deux enfants. François fait partie de l'ECM, l'École de Charité et de Mission pilotée par la Communauté de l'Emmanuel et sera baptisé à la basilique de Fourvière le 4 avril. Hélène a suivi sa préparation au baptême sur la paroisse Bienheureuse Pauline Jaricot à la Croix-Rousse où elle sera baptisée à Pâques.
Tous les deux témoignent d'un avant et d'un après, et de la joie d'avancer dans la vie avec le Christ à leurs côtés.

Comme le dit Stromae dans sa chanson "Papaoutai": "Tout le monde sait comment on fait des bébés, mais personne ne sait comment on fait des papas ". On se penche sur cette question de la paternité aujourd'hui avec Frédérique Veyron la Croix et Inès Saint Georges, conseillères conjugales et familiales au Cabinet Raphaël. Elles introduisent ainsi ce sujet :
"L’éducation des tout-petits a considérablement évolué depuis un siècle. Il a été un univers quasi exclusivement maternel, jusqu’à la première moitié du 20émé siècle. Le père occupait une place centrale dans la famille et son autorité suscitait davantage de crainte que d’affection. Il incarnait plutôt une figure dite de "pater familias". Le père était donc le chef de famille, et la mère au foyer s'occupait des travaux domestiques. Avec le travail des femmes et la nouvelle répartition des rôles dans la famille, il n'est pas si facile dans le contexte actuel de trouver sa place d’homme, de conjoint et de père. Pour certains, l’entrée dans la paternité est plutôt naturelle, mais ils sont nombreux aussi à avoir des peurs, des doutes et de multiples questionnements".
Nous allons explorer ces nouveaux enjeux et ces nouvelles donnes de la paternité.

Être entrepreneur dans l'esprit "Laudato si" et être heureux au travail, c'est le défi que se sont lancés François-Xavier Henry et Thomas Lemasle en fondant Oé, une entreprise de vins bio. Rappelons que l'encyclique "Laudato si" a été écrite par le pape François pour évoquer l'écologie intégrale, qui respecte l'environnement mais aussi l'être humain dans toutes ses dimensions. François-Xavier est polytechnicien et il a choisi d'être entrepreneur pour partager la joie en entreprise. Il évoque ainsi leur démarche :
"Ce que j'ai appris de plus précieux : le plus grand des bonheurs c'est être réellement celui qu'on est. Et il faut donc s'autoriser à être dans le boulot celui qu'on est à la maison. Avec ses fragilités, ses vulnérabilités, ses intentions profondes, ses envies et ce qui nous anime vraiment. Je veux dire aux jeunes entrepreneurs qu'en suivant "Laudato sì", ils s'accompliront. C'est en mettant ses talents (et donc celui d'entreprendre) au profit des défis d'aujourd'hui qu'on s'accomplit. On se sent vivant et heureux. Et Dieu nous veut vivant et heureux ".

Marien et Roberta Bras se sont mariés à l'église Saint Denis à la paroisse Bienheureuse Pauline Jaricot à la Croix Rousse et ils sont parents de la petite Vittoria. Roberta est sicilienne d'origine et Marien a travaillé dans la restauration, dans un bar pendant dix ans. Ils ont redécouvert la foi catholique à l'âge adulte et ils ont souhaité suivre une préparation au mariage qui les a nourris et ancrés. Ils viennent témoigner de la joie de s'engager dans le mariage avec "Dieu à nos côtés". Roberta revient notamment sur la préparation au mariage :
" Nous pensions que ça n'allait pas nous apporter grand chose, car nous nous connaissions bien et depuis longtemps. Ce qui m'a marqué le plus dans le parcours, c'est de découvrir que même quand on pense avoir assez creusé certains aspects de la relation, il reste toujours des détails non négligeables auxquels il faut porter une certaine attention. Les questions qui sont posées semblent banales, mais quand on se trouve face à face dans un environnement propice au dialogue, on arrive à aller beaucoup plus en profondeur, et plein de choses non-résolues refont surface. C'est parfait pour remettre les choses à plat et partir sur de vraies bonnes bases pour le mariage. Le mariage chrétien nous rappelle tous les jours que nous nous sommes choisis pour la vie et que pour cela nous devons avancer ensemble et dans la même direction. Le mariage chrétien nous a aidé aussi, par la préparation au mariage, à nouer des liens plus forts avec notre paroisse et à nous mettre à l'aise dans un environnement qui, pour mon mari qui est catéchumène, était nouveau. Ce que je souhaite dire aux jeunes qui vivent ensemble c'est d'aller sans crainte vers le mariage chrétien, car c'est la plus belle manière de se promettre de s'aimer pour la vie."

Comment apprivoiser sa solitude ? c'est le chemin d'une vie répondent Frédérique Veyron La Croix et Inès Saint Georges, conseillères conjugales et familiales du Cabinet Raphaël. Elles introduisent ainsi ce sujet délicat :
"Dans le monde agité et hyper connecté que nous connaissons, nous avons besoin d’espace de solitude pour nous retrouver, pour faire silence pour se connecter à nous-même. S’offrir un moment à soi, un moment de solitude, est une occasion de prendre du temps pour soi, de décompresser, de se détendre, pour apprendre à mieux se connaître en conversant avec soi-même. On apprend à mieux cerner nos émotions et nos réactions. La solitude choisie, ou sereinement gérée, est bénéfique.
Mais il faut bien sûr distinguer la solitude choisie, de celle subie, de l’isolement. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé s’être emparée de « la question de la solitude en tant que menace urgente pour la santé, alors que les réseaux sociaux sont censés connecter les gens". Le mal du siècle, c’est la solitude – qui s’empare du jeune, de la personne célibataire, endeuillée ou sans amis, et des personnes agées… On parle d’isolement, quand il y a un manque de qualité des liens, et de quantité. La perte de lien peut entraîner sur la pente dangereuse du spleen, de la dépression, voire du suicide."
Dans cette émission, nous donnons des pistes pour s'interroger et avancer sur ce chemin de la solitude à tous les âges de la vie.

Pierre et Genevieve Davienne ont consacré leur vie au service des plus démunis. Parents de huit enfants et grand-parents de onze petits-enfants, ils ont fait partie d'ATD Quart monde et fondé le SAPPEL qui permet de partager la foi chrétienne avec des personnes en situation d'exclusion. Pierre est diacre et après plus de 30 ans de ministère diaconal, ils ont répondu à l'appel de l'évêque Nicolas Lhernould pour aller dans le diocèse de Constantine, à l’Est de l’Algérie. Ils décrivent ainsi leur mission :
"Nous habitions à Tébessa, ville proche de la frontière tunisienne. Le souhait de notre évêque pour ce lieu était que nous tenions une « Oasis » de prière et de rencontre. La présence de prêtres et religieuses qui ont servi ici depuis des décennies nous a valu des relations très vivantes et bienveillantes. Avec deux détenus sub-sahariens que nous visitions, nous étions les seuls chrétiens dans cette région."
Ils reviennent sur cette mission et leur parcours de vie au service des plus fragiles qui les a ouverts à l'universel.

Nous vous proposons "des ateliers radio du numérique et de l'IA" avec Jean Pouly, anthropologue du numérique, coordinateur du "Smartphone Show®" et délégué général de l'association "Familles & numérique".
Dans ce premier atelier nous allons évoquer 4 super pouvoirs du smatphone pour explorer nos usages : "Toujours accessible", "Réponse à tout", "Hyper-rapide" et « Un moyen de se faire connaitre".
Dans le 5ème épisode, nous évoquons la question "des poisons et des antidotes" et des engagements que nous pouvons prendre pour utiliser le smartphone à bon escient.
Nous vous proposons de réfléchir à ce que cela a produit comme changement dans notre posture et notre quotidien pour se sentir plus responsables et plus libres.

Comment apprivoiser les sentiments de honte et de culpabilité ? C'est le sujet délicat que nous abordons avec Inès de Muizon et Inès Saint Georges, conseillères conjugales et familiales au Cabinet Raphaël.
Elles introduisent ainsi ce thème:
"Ce sujet qui touche à l'intime de nous même : qui n’est pas traversé plus ou moins régulièrement par un sentiment de honte ou de culpabilité?
La honte enfouie au plus profond de nous peut nous ronger et nous enfermer dans un cercle toxique. Boris Cyrulnik parle de "poison de l'âme" et dit même qu'un des facteurs qui empêche la résilience est la honte. La différence entre les deux mots est subtile et la frontière parfois floue à délimiter. La honte et la culpabilité sont des mécanismes différents, et ils peuvent coexister.
Nous ressentons de la honte quand nous ne correspondons pas aux normes sociales, quand le regard des autres nous pèse. On peut, par exemple, se sentir honteux d’avoir échoué, raté, jusqu'à une forme de honte dont parle certaines victimes, celle aussi transmise par nos parents, celle imaginée. La honte touche le plus souvent à l’estime de soi. Mieux vivre cette culpabilité et cette honte demande déjà d'en avoir pris conscience, pour la travailler. Cela permet de retrouver une certaine “légèreté” intérieure, d'être fier de s’être reconnecté à soi-même et d’avoir traversé tout cela et d’être encore là, debout. La honte et la culpabilité perdent alors le pouvoir de nous empêcher d'avancer, elles restent des repères mais pas des chaînes. Voici des pistes pour avancer sur ce chemin".

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