


Des itinéraires inspirants, des cafés philo, du conseil conjugal et familial et de la Communication Non Violente, le samedi à 16h50 et le dimanche à 9h30.
Lætitia de Traversay donne la parole aux hommes et aux femmes qui construisent ce monde, discrètement et passionnément : spécialistes du couple et de la famille, philosophes, formatrices en CNV (Communication Non Violente), des personnes qui osent s'engager et relever des défis, portées par leur foi en Dieu et leur foi en l'Homme.



"SEULE ?: 1500 km vers Compostelle", c'est le récit que nous livre GUÉNAËLLE DE MONTGOLFIER dans un ouvrage publié en auto-édition.
« Vous ne guérirez pas. C'est irréversible » : cette phrase déclenche chez l'autrice une envie irrépressible de prendre le chemin. Chose dite, chose faite , le jour de Pâques, elle quitte momentanément sa vie de famille, son mari, ses cinq enfants. Et elle se lance le défi de parcourir 1500 kilomètres à travers les montagnes d'Auvergne, les plateaux de la Meseta et les sentiers de Galice.
Trois mois, entre rencontres lumineuses,et de rencontres marquantes pour petit à petit se réconcilier avec un corps fragile et incertain. Pour se reconquérir et faire un pied de nez à la maladie et à la fatalité. Un beau récit qui rallume la flamme espérance.
A l'approche des élections présidentielles, certains sont tentés de remettre en question notre fonctionnement démocratique. Marie Grand est philosophe, chroniqueuse et directrice du Collège Supérieur de Lyon. Dans ce nouveau café philo, elle met les pieds dans le plat en posant une question provoquante : Faut-il en finir avec la démocratie ? Elle introduit ainsi ce thème "Dans la démocratie, il y a un pari fou : l’idée que nous réussirons à devenir des citoyens, c'est-à-dire "faire primer le bien commun sur l’intérêt égoïste". La démocratie postule que chacun entre dans l’isoloir en sachant mettre de côté ses intérêts catégoriels et en faisant primer le bien commun. Mais est-ce si simple de devenir citoyen ? Nous avons des raisons de douter de la compétence de l’électeur : l’électeur ne s’informe pas et n’est pas incité à le faire ; un vote est souvent plus identitaire que rationnel ; l’électeur n’a pas de volonté politique autonome ; l'’incapacité à juger de la compétence des candidats et de la performance des politiques mises en œuvre". Un sujet d'actualité que nous allons décortiquer pour y voir plus clair.

"Comment prendre soin de sa flamme d’utopiste en participant à la fresque des nouveaux récits ?" C'est l'invitation de Françoise Keller - Coach, formatrice certifiée en Communication Non Violente et également animatrice de la Fresque des Nouveaux Récits et de Benoît Rolland de Ravel - Formateur, conférencier, psychologue et également co-auteur de la Fresque des Nouveaux Récits, qui se définit comme Catalyseur de la Grande Transformation Socio-Ecologique.
Françoise Keller nous explique la démarche :
"Il s'agit de se réunir pour imaginer d'autres façons de vivre ensemble. Expérimenter des nouveaux récits c’est expérimenter concrètement que, dans les choix que je fais maintenant, je peux contribuer à un avenir inspirant, désirable, motivant et qui fonctionne pour tous et toutes.
Quand les gens vivent ça, ils retrouvent de l’espoir, de l’énergie, de la confiance et de l’énergie pour agir. Ce que j’ai aussi découvert dans les nouveaux récits c’est que ça fait du bien de se rendre compte que nous avons besoin collectivement, culturellement de construire de nouveaux récits. Ce n’est pas qu’une question individuelle, de développement personnel.
Benoît complète : "A mon sens, les Nouveaux Récits répondent à un besoin vital chez l’être humain. Permettre de rouvrir les futurs afin de ne pas tomber dans dépression. Au sein de la communauté des animateurs de la Fresque des Nouveaux Récits, nous nous appelons les Utopistes et nous aimons dire qu’écrire des Nouveaux Récits est une manière de prendre soin de nos flammes d’Utopistes. C’est l’intensité de cette flamme qui conditionne notre pouvoir d’agir et de contribution à la poursuite des Utopies d’aujourd’hui, qui pourront être les progrès de demain. A l’image de la sécurité sociale, utopie d’hier et véritable progrès considéré comme une évidence en France. C’est d’ailleurs encore une utopie dans de nombreux pays."
Tous les deux nous ouvrent des pistes pour participer et construire ces nouveaux récits.

Marianne de Boisredon est une mère de famille engagée. Économiste de formation et femme de terrain, elle a parcouru les cinq continents, mené des projets d'économie sociale et solidaire, et partage volontiers sa foi en l'Homme et en Dieu.
Pour franchir le cap des 60 ans, elle a effectué seule trois pèlerinages : Compostelle, en Espagne, par le Camino del Norte (1 100 km) , Shikoku, au Japon, en passant par les 88 temples bouddhistes (1 300 km) , et Assise, en Italie, au départ de Vézelay (1 500 km). Elle aime d'ailleurs faire des jeux de mots pour préciser son état d'esprit : « sois sans temps » et « soi s'entend ».
Elle évoque son chemin humain et spirituel lors de trois marches dans un ouvrage intitulé " Marcher pour renaître : Compostelle, Shikoku, Assise", publié chez Salvator.
A travers la marche, les rencontres, la solitude, at quelques épreuves, Marianne va vivre, comme elle nous l'explique, une forme de renaissance.

Quelles sont les promesses, les peurs et les fantasmes de l’IA dans le monde du travail ? C'est le sujet que nous décryptons avec Jean Pouly dans les ateliers radio du numérique et de l'IA. Jean Pouly est anthropologue du numérique et facilitateur chez Flexjob, créateur du Smartphone Show®.
. Avec lui, nous nous penchons sur :
- les promesses de libération du travail versus l’intensification réelle produite aujourd’hui par l’IA sur le travail,
- la destruction des emplois et le remplacement de l’homme par la machine versus la transformation des compétences et des métiers,
- le choc de la transformation chez les cols blancs et la revanche des cols bleus ?
- l’enjeu générationnel : les seniors qui résistent mieux à l’arrivée de l’IA grâce à leur expérience, les juniors qui arrivent déjà avec une "prothèse cognitive », maîtrisent assez bien la technique mais qui manquent de contexte et de culture de l’entreprise,
- les impacts cognitifs de l’IA dans le travail : le délestage cognitif, l'amnésie numérique, la surexposition aux écrans et le "brain fry » ("grillage du cerveau", épuisement lié à une sur-utilisation de l'IA)
Comment les trois grandes 3 dimensions du travail (selon Hannah Arendt) sont transformées, renouvelées par l’IA ?
Nous allons creuser des pistes pour avancer sur ce sujet :
- se former à la compréhension de l’IA, à son utilisation éthique et durable
- organiser sur le long terme la politique éthique et durable de l’IA dans l’organisation avec par exemple le rôle d’un comité dédié avec l’intervention d’experts.
- définir une politique IA dans l’entreprise sur l’utilisation des potentiels gains de productivité et de temps : produire 2 fois plus ? avec deux fois moins de monde ? Ou travailler mieux, réaliser de nouveaux projets et s’impliquer dans la vie de la cité (RSE, économie régénérative etc...).

Saviez-vous que nous râlons entre 15 et 30 fois par jour en moyenne ?
Ce comportement peut non seulement agacer notre entourage, mais il est aussi épuisant pour nous. Le pire c’est que la plupart du temps nous ne nous en rendons même pas ou plus compte ! C’est ce sujet moins anodin qu’on ne le croit que nous abordona avec les conseillères conjugales et-familiales du Cabinet Raphaël, Frédérique Veyron la Croix et Inès de Muizon. Elles introduisent ainsi ce thème :
" Une femme, mère de famille qui prenait conscience qu’elle râlait tout le temps en a même fait un livre il y a quelques années qui a eu beaucoup de succès et qui s’appelle " C'est décidé, j'arrête de râler ! ". L’idée : un défi de 21 jours pour opérer un vrai changement : un outil qui peut convenir à certains mais qui a aussi ses limites, car la plupart du temps la volonté ne suffit pas pour changer un fonctionnement bien ancré. Il nous faut souvent aller regarder dans la partie immergée de l’iceberg pour en comprendre l’origine.
L’idée de cette émission, c’est de ne pas culpabiliser ceux qui râlent, c’est à dire à peu près tout le monde : cela peut être sain de râler un petit coup pour se décharger. Mais être dans la plainte quasi permanente cela peut abîmer peu à peu le climat relationnel, surtout dans la vie de couple et de famille.
Nous croyons qu’on ne naît pas râleur, on le devient. C’est important de prendre du recul sur soi-même afin d’ externaliser le problème et le nommer : depuis quand ce ralage chronique ou ponctuel est-il entré dans ma vie ? Quelles sont les conséquences dans ma vie ? Ai-je déjà fait l'expérience de vivre une journée sans râler ? Quels en sont les bénéfices ? Ce sont les questions que nous allons explorer car c'est en se responsabilisant que l’on peut changer !"

Augustin Massie et Lucas Babeanu vont être ordonnés le dimanche 28 juin à 15h30 à la primatiale Saint Jean Baptiste pour le diocèse de Lyon. Ils viennent tous les deux de familles nombreuses et qui leur ont transmis la foi. Nous revenons avec eux sur leur parcours humain et spirituel qui les a amenés à dire oui à la vocation de prêtre diocésain.

Nous partons à la découverte de la vie de frère François Dominique, prieur des petits frères de l'Agneau. Originaire d'une famille d'agriculteur, il est médecin de métier et il a rencontré la communauté à ses débuts. Il revient sur ce parcours atypique et porté par la foi en Dieu et l'amour du prochain.
La communauté de l'Agneau fait partie de la famille dominicaine et la vocation de ses membres est la prière, la rencontre et l'aumône, en s'inscrivant dans le sillage des ordres mendiants. Régulièrement, les petits frères se déplacent en auto-stop pour aller rencontrer les gens, en mendiant leur repas. Une façon d'arriver "en pauvres" et d'aller au-devant des plus démunis. La comunauté a été fondée dans les années 1990 et elle est à Lyon depuis 2015. Elle compte 180 petites soeurs et 40 frères, dans différents pays. Les frères vivent dans le quartier de Vaise mais ils ont le projet de construire un petit monastère à la Croix Rousse dans le 4ème arrondissement de Lyon.
Pour plus de renseignements :
https://www.leprojetdesanges.com/project/les-petits-freres-de-lagneau-a-lyon/

« Le Seigneur est avec toi », c’est le thème du pèlerinage diocésain de Lyon et de sa région qui s’est tenu à Lourdes du 1er au 6 juin 2026.
2700 pèlerins y ont participé, soit 300 de plus que l’année dernière. Parmi eux, un millier de jeunes bobs accompagnateurs des personnes malades, plus de 700 hospitaliers de l’Hospitalité ND de Lourdes, de Lyon et de Roanne, et des pèlerins valides, sans oublier les évêques, les prêtres, les diacres et les organisateurs du pèlerinage.
Je vous emmène aux côtés des pèlerins, vivre la grâce de Lourdes et "rallumer la flamme intérieure".

Frédérique et Thierry Veyron la Croix sont mariés, parents de quatre enfants et grand-parents de quatre petits enfants. Au départ, Thierry était ingénieur dans une entreprise automobile et ils aurraient pu se contenter d'une vie de famille déjà intense. Mais très tôt, ils ont senti en couple qu'ils étaient appelés à se mettre au service des couples et des familles. Formés tous les deux au conseil conjugal, Thierry étant aussi médiateur familial, ils ont eu l'idée de poposer des maisons dédiées à l'accompagnement des familles. C'est ainsi que la première Maison des familles est née à Lyon en 2013. Puis le concept a essaimé en France pour former aujourd'hui le réseau Familya qui compte une dizaine de maison. Son slogan est : "des relations saines pour une vie plus heureuse".
Ils reviennent sur cette aventure passionnante au service de relations conjugales et familiales de qualité, qui accompagne les jeunes et les vieux, les couples et les ados, sans oublier les solos.

Dans les "Ateliers radio de la communication Non-violente" que nous proposons depuis plusieurs années avec Françoise Keller, nous abordons un thème-clé, celui de la valorisation de soi-même et des autres. Françoise Keller est coach certifiée en CNV (Communication Non Violente), conférencière et auteur. Elle introduit ainsi ce thème : "Je suis en train de travailler sur une petite enquête : quels sont les messages de votre entourage qui sont les plus difficiles à recevoir pour vous ? Sur 200 réponses, plus d’un tiers sont des messages de mépris et de dévalorisation. C’est beaucoup. Et la dévalorisation par autrui, qui met en question notre lien et notre appartenance à une communauté humaine, est vécu avec la même intensité qu’une violence physique. Mes formations et mes accompagnements avec la Communication Non Violente depuis 20 ans m’ont fait voir tant et tant de fois comment les jugements moralisateurs, souvent négatifs, contre soi et contre les autres nous abiment et abiment nos relations. Et avec ce processus nous apprenons à entendre la vie qui cherche à se dire maladroitement derrière ces jugements. J'aimerais juste que nous apprenions à reconnaître la violence des jugements et à choisir un autre chemin, celui du respect de la dignité de chaque personne et de chaque être vivant. Est-ce que je peux apprendre à me valoriser, à reconnaître la dignité inaliénable de qui je suis. et est-ce que je peux aussi apprendre à valoriser l’autre ?" C'est la question que nous allons approfondir.

Certains couples autour de nous semblent vieillir comme le bon vin et s'aimer comme au premier jour sans que le temps ne vienne affaiblir la flamme. Quels seraient les secrets d’un amour qui dure ? C'est la question que nous nous posons avec Inès de Muizon et Inès Saint Georges, conseillères conjugales et familiales au Cabinet Raphaël. Elles introduisent ainsi ce thème :
"Comment dans un contexte où le nombre de divorces se multiplie, entretenir la flamme ? On peut dire d'abord qu'il y a une part de mystère, la personne étant mystère et le couple aussi. Et il y a une part de chance aussi car nous ne traversons pas les mêmes accidents de vie. Il y a aussi une part de volonté et d’ingrédients multiples. Plutôt que de décider de s’aimer, le couple peut décider de faire grandir le lien et l’amour tous les jours".
Nous allons voir ce qui peur favoriser une communication en profondeur, sans oublier les clés de la fantaisie et de la séduction qui peuvent mettre du piment dans la vie à deux.

"Etre au service en couple nous donne de la joie" : Olivier et Constance Pons forment un couple missionnaire. Parents de 7 enfants et grand-parents de 12 petits enfants, ils sont engagés depuis de nombreuse années au service du couple, de la famille et de l'Unité des chrétiens. Au départ, Olivier a été officier de marine ce qui explique les 17 déménagements en 30 ans de mariage. Ils présentent ainsi leur parcours :
"Au bout de quelques années, nous nous sommes mis au service de l’éducation des jeunes. Constance s’est formée au CLER est devenue éducatrice à la vie il y a 27 ans. Olivier a été pendant 15 ans à la direction de lycées professionnels et technologiques, et depuis deux ans il a fondé un patronage paroissial à Villeurbanne .
Depuis 33 ans aussi nous sommes engagés en couple en préparation au mariage, mais aussi dans les mouvements Amour et vérité, puis Cana avec la communauté du Chemin Neuf.
Constance est thérapeute de couple depuis 17 ans, et responsable de la pastorale des familles à Lyon depuis un an. Nous avons à cœur de transmettre et d’enseigner sur ce thème du "couple durable" et de la famille.
L'unité des chrétiens est une mission qui nous tient aussi à coeur. Depuis 30 ans avec le Renouveau, puis avec le Chemin Neuf en mission à Madagascar, nous pratiquons l’unité des chrétiens. Olivier est depuis un an délégué diocésain pour l’unité des chrétiens.
Lorsque nous sommes ensemble en mission, nous nous émerveillons, nous nous surprenons mutuellement ; l’autre m’épate, me fait grandir et m’édifie. L’amour du couple, quand il rayonne, est puissant et entraînant "

« Au moment du Covid, je me suis interrogée sur le sens de mon travail et j'ai décidé de faire un bilan de compétences ». À cette époque de sa vie, à 52 ans, Sophie Chavoix découvre la démarche du réseau Talents & Trajectoires. « En terminant mon accompagnement, j'ai eu l'envie de permettre à d'autres de vivre à leur tour la démarche qui m'avait révélé mes talents. Je voulais vivre des relations profondes et aider les personnes à se déployer, à être heureuse à leur travail. Talents & Trajectoires est un réseau de 21 cabinets répartis en France. Notre finalité est de redonner le sens, le goût et les enjeux du travail ».
Rencontre avec une entrepreneuse optimiste.

Face aux bouleversements de l'irruption de l'IA dans nos vies et dans nos métiers, les enseignants sont obligés de repenser leur travail et la notion même d'apprentissage. Dans les ateliers radio du numérique, nous abordons avec Jean Pouly une question centrale : comment enseigner et apprendre à l'heure de l'IA ? Jean Pouly est anthropologue du numérique et facilitateur chez FlexJob, coordinateur du "Smartphone Show®". Il introduit ainsi ce thème :
"L'intelligence artificielle est devenue un sujet central dans l'apprentissage car elle bouleverse notre système cognitif de deux manières. Premièrement, elle a la prétention d'imiter, de se substituer, voire de remplacer la pensée humaine. Deuxièmement, les écrans (dont l'IA est le moteur actif) entraînent souvent une surexposition et une mauvaise utilisation qui altèrent notre capacité de penser et d'apprendre.
On peut voir l'arrivée de l'IA générative comme une révolution cognitive comparable à l'invention de l'écriture ou de l'imprimerie, à la différence que l'outil est cette fois-ci un agent actif capable de dialoguer, ce qui modifie profondément notre rapport au savoir".
Nous allons réfléchir à ce sujet clé et explorer les propositions que l'on peut faire aux établissements scolaires et aux enseignants pour repenser l'enseignement sans le dénaturer, à l'heure de l'IA.

Soeur Juscineia est d'origine brésilienne et elle est carmélite messagère de l'Esprit Saint. Cet institut a été créé au Brésil il y a une quarantaine d'année et il est présent dans quatre pays dont la France. Les soeurs sont arrivées à l'appel de Mgr Barbarin en 2013 sur la paroisse de Venissieux Saint Fons. Contemplatives et actives, leur charisme est d'accompagner notamment les jeunes et les familles en difficulté.
Nous mettons nos pas dans ceux de soeur Juscineia qui déborde de joie et d'énergie. Elle le dit avec force : "C'est merveilleux d'être au service de Dieu. Nous sommes des femmes à part entière. Nous exerçons une maternité spirituelle pour aider les jeunes à s'élever. Ils sont mes enfants du coeur. Mais c'est Dieu qui fait tout. Ma mission est de le porter au monde." Avec les quatre soeurs avec qui elle vit une vie de prière et de mission, elle partage aussi le joie de louer Dieu par la danse. Une vie qui rayonne d'un amour contagieux.

À une époque où on a tendance à se méfier des autres ou à les voir comme un potentiel danger, on peut se poser la question : l'autre n'est-il qu'un adversaire ?
C'est le sujet que nous explorons avec Mathilde Naegelen, professeur de philosophie et conférencière au Collège supérieur de Lyon.
Elle introduit ainsi cette problématique : "Qui est l’autre ? qui est autrui ? et pourquoi envisager qu’il est un adversaire potentiel ? L’autre, c’est d’abord celui qui est distinct et différent et différent de moi : on peut le comprendre à travers l’expression latine "alter ego" : un autre que MOI ; il est distinct et différent de moi. L’autre, c’est celui qui ne pourra jamais partager entièrement mes pensées, mes sentiments. Même si nous pouvons faire preuve d’empathie, nous ne pourrons jamais souffrir à la place de l'autre. Nous sommes deux entités distinctes, avec une sensibilité et une pensée différentes.
La personne que nous appelons "AUTRUI", c’est un autre qui me ressemble suffisamment pour que son altérité me questionne ou me dérange. Autrui, c’est aussi mon conjoint, mon ami, mon collègue, mais aussi plus éloigné, l’étranger. La rencontre avec l’autre peut d’abord se faire sous le signe de la méfiance." Mais on peut aussi prendre conscience que "Je est un autre" comme le disait Rimbaud, et que l'altérité est aussi en moi. L'ouverture à l'autre devient alors une possibilité de progression et d'évolution, comme nous allons le voir dans ce café philo.

On parle beaucoup aujourd'hui du droit à la déconnexion. Pourquoi ne par évoquer plutôt le droit à la reconnexion avec soi-même ?
Françoise Keller est formatrice certifiée en CNV (Communication Non Violente), coach et conférencière, et elle nous entraine sur ce chemin de connexion au vivant, essentiel par temps de crise. Elle introduit ainsi ce sujet :
"Pourquoi ce thème ? Quand j’ai commencé à me former à la Communication Non Violente dans les années 2000 et à rencontrer Marshall B. Rosenberg, il y a un détail auquel je n’ai pas fait attention. Les formateurs disaient que la Communication Non Violente nous permettait de nous connecter à notre nature. Récemment en me formant à l’écologie intégrale et en écoutant le discours ambiant, je me suis dit que nous risquions de ne plus savoir à quoi nous avons besoin d’être connectés. Notre vocabulaire crée notre pensée. Les mots que nous utilisons créent notre représentation du monde, notre pensée et orientent nos actions. Au lieu de parler du « droit à la déconnexion », ne faudrait-il pas exprimer plutôt un « droit à la connexion » ? Certaines personnes disent :"il faut que je change de disque dur, ou que je mette de l'huile dans mes rouages, je n'ai plus de carburant..." J’ai réalisé que ce langage qui assimile le vivant et en particulier les êtres humains à des machines, à des ordinateurs ou à des voitures est dangereux. Il risque de nous couper du vivant, de notre nature humaine, de notre spiritualité, de notre essence."
Nous allons donc explorer des pistes pour se questionner et voir comment on peut, dans ca monde agité, se reconnecter au Vivant pour être plus vivants.

L'écrivain et l'infatigable militant pour la paix, Marek Halter vient de publier un nouveau roman intitulé "Le Juif", publié chez Fayard. Un ouvrage qui interroge l'identité juive à travers une histoire rocambolesque sur fond d'enquête policière. L'occasion aussi de revenir sur le parcours du romancier nonagénaire qui milite depuis des décennies pour la paix et le dialogue interreligieux. Nous évoquons avec lui ses origines juives, l'exil avec sa famille, et son arrivée en France. Sans oublier son amour de la littérature et des mots. Il le proclame avec force : "C'est extraordinaire, la force des mots. On peut déclencher des guerres avec des mots ou dire "je t'aime". (...) Mais le désir de vivre dans un monde apaisé ne disparaîtra pas avec nous. (...) Car nous sommes frères en humanité".

Ils sont plus de 460 à être baptisés cette année dans le diocèse de Lyon pendant la Vigile pascale, et plus de 20 000 en France. François Damiani et Hélène Gervasoni font partie de ces catéchumènes qui ont découvert ou redécouvert la foi chrétienne à l'âge adulte.
François est étudiant en master de finance à Lyon, Hélène ingénieure sécurité, mariée et mère de deux enfants. François fait partie de l'ECM, l'École de Charité et de Mission pilotée par la Communauté de l'Emmanuel et sera baptisé à la basilique de Fourvière le 4 avril. Hélène a suivi sa préparation au baptême sur la paroisse Bienheureuse Pauline Jaricot à la Croix-Rousse où elle sera baptisée à Pâques.
Tous les deux témoignent d'un avant et d'un après, et de la joie d'avancer dans la vie avec le Christ à leurs côtés.
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