
Chemin de rencontres
« Chemin de rencontres » vous emmène chaque mois au cœur du Campus Saint-Joseph Pierre Rouge pour donner la parole aux lycéens. Réactions à l’actualité, débats de société, questions spirituelles ou citoyennes : les jeunes partagent leur vision et leurs convictions sur les sujets qui les concernent.
Partager
Partager
Flux RSS
Episodes
Trier
24 juin 2026A quelles conditions peut-on faire un usage de intelligent de l’IA ?
Nous sommes à la veille des épreuves du Bac. Combien d’anciens bacheliers n’ont pas rêvés, pour réviser de manière efficace, d’avoir un moyen pratique permettant de résumer les nombreuses pages de cours, scrupuleusement remplies pendant l’année. Or, voilà que, depuis quelques années, ces outils existent et prennent de plus en plus de place dans nos vies. Ce sont les supports d’Intelligence artificielle, capables en quelques secondes de vous résumer le plus gros des ouvrages d’histoire ou de science. Vive le Progrès ?
Nous avons pu voir cette année que le fondateur américain de l’entreprise Anthropic qui propose son IA Claude, a refusé qu’elle soit utilisée par le ministère de la guerre aux USA, parce qu’il ne voulait pas qu’elle puisse prendre des décisions de tuer sans intervention humaine. Ce qui a entrainé la colère du gouvernement et le placement de son entreprise sur les liste de celles présentant un risque pour la sécurité américaine. Alors IA et progrès font-ils toujours bon ménage ?
Mais déjà, de quoi parlons-nous exactement quand nous utilisons le mot IA ? On a demandé à l’IA de s’auto-définir. Voici ce qu’une d’entre elle, française, répond : « Une intelligence artificielle (IA) est un ensemble de technologies permettant à unemachine ou un système informatique d'imiter des comportements humains, comme le raisonnement, l'apprentissage, la prise de décision ou la reconnaissance de motifs ». La définition qu’elle se donne d’elle-même est bien sympathique et assez neutre. Alors pourquoi cette technologie suscite-t-elle à la fois tant d’espoirs et tant d’inquiétudes ? Qu’est-ce qui explique que le Pape Léon XIV ait voulu que sa première encyclique porte sur cette question ? Pourquoi le ministère de l’Education Nationale cherche-t-il à la fois à mieux former les élèves sur la question et en même temps à mieux contrôler son usage ? Il m’a semblé intéressant de demander à des jeunes élèves, premiers utilisateurs de cette technologie parce qu’ils grandissent avec, de nous donner leur sentiment et leur regard sur la question.
Alors voilà la question que l’on va se poser aujourd’hui : A quelles conditions selon vous peut-on faire un usage intelligent de l’IA ?Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
22 avril 2026Les jeunes se désintéressent-ils vraiment de la politique ?
« Weekend avec ton « crush » le 15 ou le 22 mars ? »
Pour beaucoup d’entre nous, une telle question est incompréhensible.
C’est normal, nous n’avons peut-être pas les codes pour décrypter le mot « crush ». Mais pour les jeunes élèves du lycée un crush c’est son ou sa petite amie, celui ou celle pour qui on a le béguin.
La question « Weekend avec ton « crush » le 15 ou le 22 mars ? » était posée dans un message de sensibilisation produit par le gouvernement sur le site Twitter afin d’inciter les jeunes à aller voter aux dernière élections municipales. Il est vrai que le recul régulier de la participation électorale inquiète. Les chercheurs en sciences politiques attirent depuis longtemps l’attention sur cette évolution sensible de nos démocraties contemporaines. Par exemple si le taux de participation aux élections locales se montait encore à 78% en 1965, il n’a été que de 57% au mois de mars. Ce résultat est d’autant plus étonnant que les élections locales font partie des scrutins les plus suivis par les électeurs avec les élections présidentielles.
Dans ce contexte, la participation des jeunes est, comme pour les autres tranches d’âge, elle aussi en recul. Ainsi, en 2014 moins d’un jeune de 18 à 34 ans avait voté ………..et, en 2020 (en plein COVID il est vrai), moins de 3 jeunes sur 10 s’étaient déplacés au premier tour.
Alors le discours est bien connu. Les jeunes se désintéressent de la politique quand ils n’y sont pas totalement indifférents. Pourtant, les études des comportements électoraux des jeunes montrent une situation plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. Voyons donc avec nos élèves de Saint Joseph ce qu’il en est réellement à leur niveau.Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
25 mars 2026Comment les jeunes perçoivent-ils la question de la fin de vie ?
Nous entrons cette semaine dans les derniers temps de la période pascale où nous allons célébrer la mort et la résurrection du Christ. Il nous a semblé intéressant de s’inscrire dans ce moment central de l’année liturgique pour revenir vers les jeunes et les interroger sur leur
perception de la fin de vie.
Certes, le thème n’est pas très joyeux et paraît bien loin des préoccupations de jeunes lycéens en pleine construction de leur vie. Mais précisément, ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes qu’ils n’ont pas quelque chose à dire sur cette question essentielle. D’autant qu’une proposition de loi sur le sujet est actuellement en discussion au parlement.
Reprenons d’abord l’origine de ce projet de loi qui a pour objet d’encadrer les conditions de la fin de vie.
Dès 1999, une loi du 9 juin reconnaissait un droit d’accès pour tous au soulagement de la douleur et à des soins palliatifs en fin de vie.
En 2005, la loi Leonetti, spécifiquement consacrée à la fin de vie, posait l’interdiction de l’acharnement thérapeutique et reconnaissait le droit à un patient de refuser un traitement. Elle donnait aussi la possibilité aux individus qui le souhaitent de rédiger des directives anticipées, mais ces dernières n’avaient pas de caractère obligatoire pour les équipes médicales.
Cependant, cette loi ne réglait pas toutes les problèmes, il fallut donc aller plus loin. En 2016, la loi Claeys-Léonetti, rendait les directives anticipées contraignantes pour les équipes médicales. Surtout, le texte donnait accès pour un patient en fin de vie, et sous certaines conditions, à la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Mais là encore, toutes les difficultés n’étaient pas résolues.
En 2022, le Comité Consultatif National d’Ethique a posé un avis sur le problème de la fin de vie et proposé l’organisation d’une Convention citoyenne sur le sujet qui a rendu son rapport en avril 2023. Cette convention reconnaissait que les conditions d’accompagnement de la fin de vie n’étaient pas adaptées et demandait que les choix des patients soient mieux pris en compte. Surtout, 76% des membres de cette convention se déclaraient favorables à l’ouverture d’une aide active à mourir.
Finalement, en mars 2025, le député Olivier Falorni a déposé une proposition de loi actuellement en discussion. Cette proposition, qui doit encore être soumise au vote du Sénat, dispose qu’un droit à l'aide à mourir est institué. Il consiste à autoriser et à accompagner un malade ayant demandé à recourir à un produit létal. Toutefois, le patient doit être atteint d’une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale.
Voilà où nous en sommes aujourd’hui.
Alors, en nous tournant vers les jeunes élèves qui nous accompagnent sur ce chemin derencontres, voyons avec eux, ce qu’ils en disent.Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
25 février 2026Comment des lycéens d’aujourd’hui vivent-ils la pression scolaire ?
Dans un article de mars 2025 sur le mal être des jeunes en Bretagne, le journal Ouest France rapportait ces propos d’une jeune Iris, lycéenne de 16 ans, « Mon avenir, je le joue surtout sur les notes…. Si je loupe une note en maths et en physique, c’est terminé » racontait celle qui se rêve cosmonaute.
Or une enquête publiée en avril 2024 par Santé Publique France a justement porté sur « La santé mentale et le bien être des lycéens et des collégiens ».
Les résultats de cette étude sont particulièrement inquiétants.
Ainsi, entre 2018 et 2022, la santé mentale des adolescents accuse une nette dégradation, en particulier chez les filles. Par exemple, alors que près de 85% d’entre elles avaient une perception positive de leur vie en 2018, elles ne sont plus que 75% à l’affirmer en 2024 (69% même chez les lycéennes). Si la situation est restée assez stable chez les garçons, 13% d’entre eux perçoivent tout de même négativement leur vie actuelle.
En conséquence, les risques de dépression ont quasiment doublé sur la même période avec une fille sur cinq (21%) en présente des symptômes révélateurs. De même, les pensées suicidaires ont nettement augmenté puisque 30% des lycéennes et 17% des lycéens déclarent y avoir pensé et que 17% d’entre elles et 8% d’entre eux sont passé à l’acte.
Comment comprendre une telle situation ? Plusieurs explications peuvent être avancées : d’abord il existe une plus grande facilité à en parler, alors que dans le passé, le mal être psychologique était davantage éludé. Ensuite, l’isolement de la période Covid a sans doute participé à la fragilisation des adolescents.
Mais on doit aussi certainement invoquer cette période difficile de la fin de l’adolescence où se jouent à la fois le devenir scolaire, professionnel et l’insertion sociale d’un jeune. Or, la nouvelle organisation du lycée, l’arrivée du contrôle continu et la mise en place de Parcoursup produisent dès la seconde beaucoup d’anxiété chez les lycéens.
Autant de facteur qui peuvent expliquer cette montée du stress que toutes les études révèlent. Il est d’ailleurs significatif que les élèves du lycée aient choisi d’aborder ce thème aujourd’hui.
Nous allons donc voir, avec leurs témoignages, ce qu’il en est.Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
28 janvier 2026Comment les élèves perçoivent-ils les risques de conflits ?
Après avoir évoqué avec nos jeunes élèves de Saint Joseph la question de l’engagement lors de la seconde émission de Chemins de rencontre, ils ont choisi cette fois ci de réfléchir à celle des conflits, un sujet présent quasiment tous les jours dans l’actualité.
La France a été en guerre (guerres de basse intensité dit-on aujourd’hui) de 1991 (la 1 ère guerre du golfe) à 2023 (fin de l’opération militaire Barkhane en Afrique de l’ouest). Ainsi pendant près de trente ans des soldats français se sont battus, ont été blessé et plusieurs centaines d’entre eux ont perdu la vie sur ces différents théâtres d’opérations. Mais ces affrontements, semblaient lointains et concernaient principalement des militaires professionnels. D’où une certaine indifférence nationale à ce qui se jouait là bas.
Or, voici que la guerre entre l’Ukraine et la Russie nous rappelle qu’un conflit de haute intensité est aujourd’hui possible en Europe et impliquerait, comme c’est le cas sur ce front, toute les générations d’hommes et de femmes. Les formes indirectes d’agression et de provocations russes envers l’Europe ont ravivé des craintes jusque-là oubliées.
D’ailleurs, c’est ce qu’a rappelé le chef d’Etat-uf, je l’Major des armées Fabien Mandon en novembre 2025 devant les maires de France lorsqu’il appelait la Nation à se préparer à accepter de perdre ses enfants. L’émotion alors soulevée fut assez conséquente et montrait combien les conflits que nous avions affrontés jusqu’alors, malgré leur létalité, n’avaient pas réellement impacté la société française.
Dans le même temps, le désengagement américain de l’Europe, qu’il évoque en décembre 2025 dans sa nouvelle stratégie de sécurité nationale, bouleverse historiquement les alliances forgées après la seconde guerre mondiale et incarnées par la création de l’OTAN. L’Europe de demain doit donc se préparer à assurer seule sa protection.
C’est pourquoi, le Président Macron a lancé en janvier 2026 le nouveau service militaire de 10 mois, volontaire et ouvert à tous les jeunes de 18 à 25 ans. Alors, dans ce contexte anxiogène, comment nos jeunes élèves perçoivent-ils ces risques de conflits et comment y répondent-ils ? Surtout, comme croyants, qu’en pensent-ils ?Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
24 décembre 2025Que fêtons-nous à Noël ?
Bonjour à tous, quatrième émission de Chemin de Dialogue avec nos jeunes élèves du lycée Saint Joseph-Pierre Rouge de Montferrier sur Lez.
Le thème choisi par eux pour cette émission entre parfaitement dans l’année liturgique puisqu’il s’agit de Noël. Malheureusement, ces temps consacrés à la joie, à la fête et à la paix viennent d’être endeuillés par le terrible attentat contre de la communauté juive d’Australie, alors qu’elle célébrait Hanoukka, la fête des lumières. Nous aurons d’autant plus une pensée pour nos frères juifs, une nouvelle fois agressés, que cette célébration du Noël chrétien est aussi, symboliquement, une fête de la lumière ; celle de la naissance de Jésus, « Lumière du monde » et porteur d’espérance pour tout homme et pour tout l’homme. Cette naissance représente l’incarnation de Dieu qui se fait homme. « Et le verbe s’est fait chair » nous dit l’apôtre Jean. Pas n’importe quel homme mais un être d’une grande modestie, proche des humbles et des exclus, qui choisit de naître au milieu d’une étable dans la plus grande simplicité. Un Dieu-père qui se fait homme pour montrer qu’il nous considère tous comme ses enfants. Alors, en nous tournant vers ces jeunes d’aujourd’hui, nous pouvons nous poser avec eux la question suivante : Que fêtons-nous, que fêtez-vous à Noël ?Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
26 novembre 2025Est-ce à l'école d'assurer la vie affective et sexuelle des enfants ?
Nous nous retrouvons pour la troisième fois sur ce chemin de dialogues proposé par le Lycée Saint joseph-Pierre Rouge de Montferrier sur Lez.
Je vous rappelle le principe de l’émission : il s’agit d’entamer une discussion avec de jeunes collégiens et lycéens de l’établissement sur des sujets qu’ils ont choisi d’aborder. Alors après la question de l’engagement des jeunes que nous avons évoqué le mois dernier, ils ont choisi de se poser aujourd’hui la question de savoir si c’est bien à l’Ecole d’assurer la vie affective relationnelle et sexuelle des enfants ?
L’actualité récente nous montre en effet que le thème des relations affectives et sexuelles n’est hélas pas secondaire. Que ce soit la terrible affaire des viols de Mazan jugée l’an dernier et dont le retentissement fut mondial, ou le fait que tous les trois jours, un feminicides ait lieu, nous oblige à nous interroger sur l’urgence d’une éducation à la relation à l’autre et qu’elle doit être réalisée au plus tôt auprès des jeunes enfants et adolescents.
De son côté, le rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (la CIVISE) de 2023 a montré que près de 4 millions de femmes et 1,5 millions d’hommes ont été confrontés à des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans et qu’un enfant est victime d’un viol ou d’une agression sexuelle toutes les trois minutes. Pire… dans 81% des cas, l’agresseur est un membre de la famille et dans 10% des cas, les violences ont duré plus de 10 ans. L’enquête sur le harcèlement menée par le ministère de l’éducation en 2024 a montré de son côté que 5% des écoliers, 6% des collégiens et 4% des lycéens ont fait l’objet de harcèlement l’année d’avant. De sorte que près de 5% des écoliers par exemple déclarent avoir très souvent peur d’aller à l’école. On le voit donc, vouloir éduquer à la relation à l’autre et à la vie affective représente un enjeu social important. Le ministère de l’éducation a donc crée un programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dit programme EVARS de trois fois trois heures par an pour tous les élèves. Toutefois, les écoliers des classes primaires, étant donné leur âge, n’ont qu’un programme d’éducation à la vie relationnelle et affective.
La question que nous nous posons aujourd’hui avec nos jeunes élèves consiste à savoir comment ils perçoivent cette ambition ministérielleDroits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
22 octobre 2025Pourquoi les jeunes s’engagent-ils ?
L’engagement des jeunes dépasse les clichés de l’individualisme. Entre bénévolat, actions citoyennes et choix éthiques au quotidien, 4 élèves de terminale du lycée Saint-Josph Pierre Rouge de Montferrier-sur-Lez explorent dans cette émission les nouvelles façons dont les 15?30 ans participent à la société et expriment leurs convictions.Droits image: Chemin de rencontres © RCF Maguelone Hérault
Vous avez parcouru 8 épisodes sur 8
Votre Radio vit grâce à vos dons
Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

