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]]></description><lastBuildDate>Sun, 26 Jul 2026 03:42:21 +0200</lastBuildDate><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:summary><![CDATA[<p>Kokoro : le souffle du Japon</p><p>Une émission de RCF Nièvre présentée par Christine Ravisy Croubois</p><p>Une &nbsp; émission présentée par Christine Ravisy Croubois, proposée par l’association Tanabata Nevers Japon qui vous invite à ralentir et ressentir, explorer des mots, des lieux, des pratiques. Une promenade japonaise qui apaise, inspire et aide à retrouver du sens tout en prolongeant l’esprit de notre festival Hana Matsuri « les voies japonaises ».</p><p>Pour une immersion plus profonde, venez visiter notre espace culturel sur le Japon à Nevers ou notre chambre japonaise dans la maison d'hôtes "Bonjour guesthouse" site internet : <a href="https://www.bonjourguesthouse.fr/">https://www.bonjourguesthouse.fr</a></p>
]]></itunes:summary><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-09/kokoro%20souffle%20mascotte%20vignette.png?itok=m-RfSyRo"/><image><url>https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-09/kokoro%20souffle%20mascotte%20vignette.png?itok=m-RfSyRo</url><link>https://assets.radiorcf.com</link><title>Kokoro : le souffle du Japon</title></image><generator/><language>fr</language><itunes:type>episodic</itunes:type><podcast:funding/><itunes:owner><itunes:name>RCF Nièvre</itunes:name><itunes:email>podcast@rcf.fr</itunes:email></itunes:owner><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro</link><itunes:category text="Society &amp; Culture"/><item><title>涼 La chaleur de l’été, chercher la fraicheur</title><pubDate>Thu, 02 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-83266</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/95c5ba00fcba73f70587677337a9f9d1b1009a43f69ba4409bffd2ed545b19ee.mp3" length="31978057" type="audio/mpeg"/><itunes:title>涼 La chaleur de l’été, chercher la fraicheur</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=697100</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : &amp;nbsp;Apres la pluie en juin, Aujourd’hui, nous allons parler de l’été japonais. Mais pas de l’été comme carte postale. L’été et sa chaleur. De cette chaleur humide, enveloppante, parfois étouffante, que les Japonais appellent &lt;strong&gt;mushi atsui&lt;/strong&gt;, 蒸し暑い. Une chaleur qui colle à la peau, qui ralentit les gestes. Une chaleur qui oblige à inventer des formes de fraîcheur. Comment les Japonais vivent-ils la chaleur ? &amp;nbsp;Comment vit-on quand l’air devient presque liquide ? Comment une culture répond-elle à l’inconfort climatique ? Quels gestes, quels objets, quels vêtements permettent de retrouver une sensation de fraîcheur ? Pourquoi le yukata reste-t-il associé aux soirs d’été, aux feux d’artifice et aux danses de Bon Odori ? Et que nous disent les vêtements japonais, comme le yukata, de la relation entre le corps, la saison et la beauté ? &lt;strong&gt;Entre mushi atsui japonais et été torride français, comment passer d’un été que l’on célèbre à un été auquel il faut aussi survivre ?&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;PPRÉSENTATION DE L’INVITÉE &lt;/strong&gt;: &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Anita Henry&lt;/strong&gt;, diplômée de l’INALCO, grande connaisseuse du Japon, collectionneuse de kimonos en soie, auteure du livre «&lt;strong&gt; kimono, sentir la soie sur soi&lt;/strong&gt; », dont la page Facebook « besoin de Japon « compte 8700 followers et qui organise le&lt;u&gt; 11 juillet à Toulouse à l’hôtel Sangha&lt;/u&gt; &amp;nbsp;un festival du&lt;strong&gt; yukata&lt;/strong&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;L’été japonais est une saison sensorielle : &amp;nbsp;Il y a d’abord le son. Les cigales. Semi en japonais &lt;strong&gt;蝉&lt;/strong&gt; Leur chant envahit les rues, les parcs, les temples, et devient presque la voix même de la chaleur. Elles ne chantent pas seulement. Elles emplissent l’air. Leur cri devient presque la matière même de l’été. Il y a ensuite l’eau. L’eau que l’on boit.L’eau que l’on entend.L’eau que l’on imagine. Il y a le vent:, suspendre des clochettes furin &lt;strong&gt;風鈴&lt;/strong&gt;, au bord des toits chercher l’ombre, ralentir. Il y a les gestes gourmands : la pastèque, les glaces, Le &lt;strong&gt;kakigōri&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;かき氷&lt;/strong&gt;, est un dessert très simple en apparence : de la glace pilée, très fine, recouverte de sirop. Mais dans l’imaginaire japonais, c’est beaucoup plus qu’un dessert. C’est une sensation. Une fraîcheur immédiate. Une petite montagne de neige au cœur de l’été. Il y a aussi le &lt;strong&gt;nigauri&lt;/strong&gt;, にがうり, appelé aussi goya. On le plante près des fenêtres pour former un rideau végétal. Ce rideau protège du soleil et crée une ombre vivante. Il rafraîchit la maison sans machine, par la plante, par la feuille, par le rythme naturel de la croissance. Mais le Japon contemporain ne se contente pas de gestes traditionnels. Il invente aussi des solutions modernes. Dans les villes, on trouve parfois des brumisateurs. Dans les lieux publics, de l’eau fraîche peut être mise à disposition. Les vêtements sont conçus avec des tissus anti-UV et respirants. Certains travailleurs portent des vestes avec ventilateurs intégrés. Ce mélange est très révélateur : au Japon, on ne choisit pas forcément entre tradition et technologie. On les superpose. Au Japon, la lutte contre la chaleur passe aussi par de petits objets très simples : Il y a d’abord l’éventail, uchiwa &lt;strong&gt;団扇&lt;/strong&gt; ou sensu&lt;strong&gt; 団扇&lt;/strong&gt;. L’uchiwa &lt;strong&gt;うちわ&lt;/strong&gt; est l’éventail plat, souvent rond, que l’on voit dans les festivals d’été. Le sensu &lt;strong&gt;せんす&lt;/strong&gt; est l’éventail pliant. Tous deux ne servent pas seulement à faire de l’air. Ils appartiennent à une culture du geste. Ouvrir un éventail, l’agiter doucement, le refermer, le glisser dans un sac ou dans une ceinture de yukata, c’est déjà ralentir. L’éventail apporte une fraîcheur légère, presque intime. Il ne transforme pas le climat. Il accompagne le corps. Il y a aussi le tenugui, &lt;strong&gt;手ぬぐい&lt;/strong&gt;, cette fine serviette de coton rectangulaire. On peut l’utiliser pour s’essuyer le visage, la nuque, les mains, ou la passer sous l’eau fraîche avant de la poser sur la peau. Le tenugui sèche vite, se plie facilement, se transporte partout. Il peut être très simple ou décoré de motifs saisonniers : vagues, poissons rouges, fleurs, libellules, feuillages. Là encore, le Japon nous montre que la fraîcheur peut venir d’un geste modeste : un morceau de coton, un peu d’eau, un éventail, une ombre. L’été japonais est donc une leçon d’adaptation et il passe notamment par le vêtement. Le vêtement japonais ne cherche pas toujours à souligner le corps comme le vêtement occidental. Il enveloppe, accompagne, structure. Il fait exister la personne dans une relation à la saison, au tissu, à la posture, au contexte. Le yukata est le vêtement d’été par excellence dans l’imaginaire japonais. Léger, souvent en coton, il est associé aux bains, aux auberges traditionnelles, mais aussi aux fêtes populaires. Aujourd’hui, au Japon, on ne porte pas le &lt;strong&gt;yukata&lt;/strong&gt; simplement parce qu’il fait chaud. Ce serait une vision un peu folklorique. On le porte surtout lors de moments particuliers : les&lt;strong&gt; hanabi taikai&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;花火大会&lt;/strong&gt;, les grandes soirées de feux d’artifice, ou les &lt;strong&gt;Bon Odori&lt;/strong&gt;, ces danses traditionnelles liées à la période d’Obon. Le yukata est donc un vêtement de saison, mais aussi un vêtement d’occasion À Himeji, ville connue pour son magnifique château blanc, le &lt;strong&gt;festival du yukata&lt;/strong&gt; célèbre ce vêtement dans l’espace urbain. Les visiteurs viennent en yukata, les rues se remplissent de stands, de lumières, de silhouettes colorées. Le vêtement devient un signe de fête, mais aussi une manière de relier la ville à son histoire ; Il a lieu chaque année du 22 au 24 juin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;KANJI DU MOIS&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;涼 ryō ou suzushii&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; Il signifie : frais, fraîcheur, agréable fraîcheur. Ce kanji contient la clé de l’eau, à gauche. C’est important. La fraîcheur japonaise est souvent liée à l’eau : eau que l’on boit, eau que l’on entend dans les jardins, eau que l’on évoque.&lt;strong&gt; Suzushii,&lt;/strong&gt; ce n’est pas seulement froid. C’est plutôt &amp;nbsp;frais d’une manière agréable. C’est la sensation d’un courant d’air après une journée chaude. C’est l’ombre d’un jardin. C’est le son d’une clochette furin. C’est peut-être aussi la vue d’un vêtement léger, d’un yukata clair, &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Et vous, chers auditeurs, quelle est votre image de la fraîcheur&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt; Prenez le temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associatontanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;HAÏKU DU MOIS&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;lu par Kazoku&lt;/strong&gt; Voici un haïku classique de &lt;strong&gt;Matsuo Bashō&lt;/strong&gt;, dans Oku no hosomichi, La Sente étroite du Bout-du-Monde&amp;nbsp;&lt;strong&gt; 閑さや 岩にしみ入る 蝉の声&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; Quel silence ! Le chant des cigales pénètre les rochers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR ALLER PLUS LOIN&lt;/strong&gt; : &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Notre page avec des photos de Yukata : https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon dans photos/ Album/ kokoro, le souffle du Japon, ep 11 la chaleur&lt;/strong&gt; Quelques pistes de lecture pour prolonger l’émission. &lt;strong&gt;Junichirō Tanizaki&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Éloge de l’ombre&lt;/strong&gt; Un texte essentiel pour comprendre la sensibilité japonaise à la lumière, à l’ombre, à la nuance. Très utile pour penser les vêtements, les intérieurs, les matières et la beauté discrète. &lt;strong&gt;Liza Dalby, Kimono&lt;/strong&gt; Un ouvrage de référence sur le kimono, son histoire, ses usages et ses significations culturelles. &lt;strong&gt;Anita Henry et Corinne Déchelette : Kimono, sentir la saison sur soie&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Albert Camus : Noces et l’été&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Lire &lt;strong&gt;Noces à Tipasa&lt;/strong&gt; d’Albert Camus nous ramène à une vérité simple : certaines saisons nous obligent à être plus présents. La chaleur, qu’elle soit celle de Tipasa ou celle de l’été japonais, nous fait sentir le monde avec le corps. Elle nous sort de l’abstraction. Elle nous rappelle la mer, les fleurs, l’eau, l’ombre, la peau, le souffle. Au Japon, cette présence passe par le yukata, le tenugui, le furin, le kakigōri, les rideaux de verdure et les soirs de Bon Odori. Chez Camus, elle passe par la lumière, la mer, les fleurs, les ruines et cette joie grave d’exister. Deux mondes très différents, mais une même invitation : habiter pleinement la saison. &amp;nbsp; Au Japon, la chaleur humide nous apprend la patience, le ralentissement, la recherche de fraîcheur dans les petits gestes. Chez Camus, la chaleur n’est pas seulement une température. &amp;nbsp;la chaleur méditerranéenne nous apprend l’intensité, la lumière, la présence au monde. La chaleur de Camus n’est pas la chaleur humide du Japon. Ce n’est pas &lt;strong&gt;mushi atsui&lt;/strong&gt;. C’est une chaleur méditerranéenne, solaire, presque noire de lumière. &amp;nbsp;Mais dans les deux cas, le corps est appelé On pense avec la peau, avec la respiration. Le paysage n’est plus extérieur à nous. Il nous traverse. Entre le furin japonais et les fleurs de Tipasa, il y a peut-être une même leçon : &amp;nbsp;Devenir plus attentif à ce qui nous entoure, et peut-être, comme l’écrit Camus, apprendre combien il n’est pas facile de devenir ce qu’on est.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>1994</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : &nbsp;Apres la pluie en juin, Aujourd’hui, nous allons parler de l’été japonais. Mais pas de l’été comme carte postale. L’été et sa chaleur. De cette chaleur humide, enveloppante, parfois étouffante, que les Japonais appellent <strong>mushi atsui</strong>, 蒸し暑い. Une chaleur qui colle à la peau, qui ralentit les gestes. Une chaleur qui oblige à inventer des formes de fraîcheur. Comment les Japonais vivent-ils la chaleur ? &nbsp;Comment vit-on quand l’air devient presque liquide ? Comment une culture répond-elle à l’inconfort climatique ? Quels gestes, quels objets, quels vêtements permettent de retrouver une sensation de fraîcheur ? Pourquoi le yukata reste-t-il associé aux soirs d’été, aux feux d’artifice et aux danses de Bon Odori ? Et que nous disent les vêtements japonais, comme le yukata, de la relation entre le corps, la saison et la beauté ? <strong>Entre mushi atsui japonais et été torride français, comment passer d’un été que l’on célèbre à un été auquel il faut aussi survivre ?</strong>&nbsp;<br><br><strong>PPRÉSENTATION DE L’INVITÉE </strong>: &nbsp;<strong>Anita Henry</strong>, diplômée de l’INALCO, grande connaisseuse du Japon, collectionneuse de kimonos en soie, auteure du livre «<strong> kimono, sentir la soie sur soi</strong> », dont la page Facebook « besoin de Japon « compte 8700 followers et qui organise le<u> 11 juillet à Toulouse à l’hôtel Sangha</u> &nbsp;un festival du<strong> yukata</strong>.<br><br>L’été japonais est une saison sensorielle : &nbsp;Il y a d’abord le son. Les cigales. Semi en japonais <strong>蝉</strong> Leur chant envahit les rues, les parcs, les temples, et devient presque la voix même de la chaleur. Elles ne chantent pas seulement. Elles emplissent l’air. Leur cri devient presque la matière même de l’été. Il y a ensuite l’eau. L’eau que l’on boit.L’eau que l’on entend.L’eau que l’on imagine. Il y a le vent:, suspendre des clochettes furin <strong>風鈴</strong>, au bord des toits chercher l’ombre, ralentir. Il y a les gestes gourmands : la pastèque, les glaces, Le <strong>kakigōri</strong>, <strong>かき氷</strong>, est un dessert très simple en apparence : de la glace pilée, très fine, recouverte de sirop. Mais dans l’imaginaire japonais, c’est beaucoup plus qu’un dessert. C’est une sensation. Une fraîcheur immédiate. Une petite montagne de neige au cœur de l’été. Il y a aussi le <strong>nigauri</strong>, にがうり, appelé aussi goya. On le plante près des fenêtres pour former un rideau végétal. Ce rideau protège du soleil et crée une ombre vivante. Il rafraîchit la maison sans machine, par la plante, par la feuille, par le rythme naturel de la croissance. Mais le Japon contemporain ne se contente pas de gestes traditionnels. Il invente aussi des solutions modernes. Dans les villes, on trouve parfois des brumisateurs. Dans les lieux publics, de l’eau fraîche peut être mise à disposition. Les vêtements sont conçus avec des tissus anti-UV et respirants. Certains travailleurs portent des vestes avec ventilateurs intégrés. Ce mélange est très révélateur : au Japon, on ne choisit pas forcément entre tradition et technologie. On les superpose. Au Japon, la lutte contre la chaleur passe aussi par de petits objets très simples : Il y a d’abord l’éventail, uchiwa <strong>団扇</strong> ou sensu<strong> 団扇</strong>. L’uchiwa <strong>うちわ</strong> est l’éventail plat, souvent rond, que l’on voit dans les festivals d’été. Le sensu <strong>せんす</strong> est l’éventail pliant. Tous deux ne servent pas seulement à faire de l’air. Ils appartiennent à une culture du geste. Ouvrir un éventail, l’agiter doucement, le refermer, le glisser dans un sac ou dans une ceinture de yukata, c’est déjà ralentir. L’éventail apporte une fraîcheur légère, presque intime. Il ne transforme pas le climat. Il accompagne le corps. Il y a aussi le tenugui, <strong>手ぬぐい</strong>, cette fine serviette de coton rectangulaire. On peut l’utiliser pour s’essuyer le visage, la nuque, les mains, ou la passer sous l’eau fraîche avant de la poser sur la peau. Le tenugui sèche vite, se plie facilement, se transporte partout. Il peut être très simple ou décoré de motifs saisonniers : vagues, poissons rouges, fleurs, libellules, feuillages. Là encore, le Japon nous montre que la fraîcheur peut venir d’un geste modeste : un morceau de coton, un peu d’eau, un éventail, une ombre. L’été japonais est donc une leçon d’adaptation et il passe notamment par le vêtement. Le vêtement japonais ne cherche pas toujours à souligner le corps comme le vêtement occidental. Il enveloppe, accompagne, structure. Il fait exister la personne dans une relation à la saison, au tissu, à la posture, au contexte. Le yukata est le vêtement d’été par excellence dans l’imaginaire japonais. Léger, souvent en coton, il est associé aux bains, aux auberges traditionnelles, mais aussi aux fêtes populaires. Aujourd’hui, au Japon, on ne porte pas le <strong>yukata</strong> simplement parce qu’il fait chaud. Ce serait une vision un peu folklorique. On le porte surtout lors de moments particuliers : les<strong> hanabi taikai</strong>, <strong>花火大会</strong>, les grandes soirées de feux d’artifice, ou les <strong>Bon Odori</strong>, ces danses traditionnelles liées à la période d’Obon. Le yukata est donc un vêtement de saison, mais aussi un vêtement d’occasion À Himeji, ville connue pour son magnifique château blanc, le <strong>festival du yukata</strong> célèbre ce vêtement dans l’espace urbain. Les visiteurs viennent en yukata, les rues se remplissent de stands, de lumières, de silhouettes colorées. Le vêtement devient un signe de fête, mais aussi une manière de relier la ville à son histoire ; Il a lieu chaque année du 22 au 24 juin.</p><p><strong>KANJI DU MOIS</strong> : <strong>涼 ryō ou suzushii&nbsp;</strong> Il signifie : frais, fraîcheur, agréable fraîcheur. Ce kanji contient la clé de l’eau, à gauche. C’est important. La fraîcheur japonaise est souvent liée à l’eau : eau que l’on boit, eau que l’on entend dans les jardins, eau que l’on évoque.<strong> Suzushii,</strong> ce n’est pas seulement froid. C’est plutôt &nbsp;frais d’une manière agréable. C’est la sensation d’un courant d’air après une journée chaude. C’est l’ombre d’un jardin. C’est le son d’une clochette furin. C’est peut-être aussi la vue d’un vêtement léger, d’un yukata clair, &nbsp;<strong>Et vous, chers auditeurs, quelle est votre image de la fraîcheur</strong><strong>?</strong> Prenez le temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associatontanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon&nbsp;</p><p><strong>HAÏKU DU MOIS</strong><strong>lu par Kazoku</strong> Voici un haïku classique de <strong>Matsuo Bashō</strong>, dans Oku no hosomichi, La Sente étroite du Bout-du-Monde&nbsp;<strong> 閑さや 岩にしみ入る 蝉の声&nbsp;</strong> Quel silence ! Le chant des cigales pénètre les rochers.</p><p><strong>POUR ALLER PLUS LOIN</strong> : &nbsp;<strong>Notre page avec des photos de Yukata : https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon dans photos/ Album/ kokoro, le souffle du Japon, ep 11 la chaleur</strong> Quelques pistes de lecture pour prolonger l’émission. <strong>Junichirō Tanizaki</strong>, <strong>Éloge de l’ombre</strong> Un texte essentiel pour comprendre la sensibilité japonaise à la lumière, à l’ombre, à la nuance. Très utile pour penser les vêtements, les intérieurs, les matières et la beauté discrète. <strong>Liza Dalby, Kimono</strong> Un ouvrage de référence sur le kimono, son histoire, ses usages et ses significations culturelles. <strong>Anita Henry et Corinne Déchelette : Kimono, sentir la saison sur soie</strong><strong>Albert Camus : Noces et l’été&nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Lire <strong>Noces à Tipasa</strong> d’Albert Camus nous ramène à une vérité simple : certaines saisons nous obligent à être plus présents. La chaleur, qu’elle soit celle de Tipasa ou celle de l’été japonais, nous fait sentir le monde avec le corps. Elle nous sort de l’abstraction. Elle nous rappelle la mer, les fleurs, l’eau, l’ombre, la peau, le souffle. Au Japon, cette présence passe par le yukata, le tenugui, le furin, le kakigōri, les rideaux de verdure et les soirs de Bon Odori. Chez Camus, elle passe par la lumière, la mer, les fleurs, les ruines et cette joie grave d’exister. Deux mondes très différents, mais une même invitation : habiter pleinement la saison. &nbsp; Au Japon, la chaleur humide nous apprend la patience, le ralentissement, la recherche de fraîcheur dans les petits gestes. Chez Camus, la chaleur n’est pas seulement une température. &nbsp;la chaleur méditerranéenne nous apprend l’intensité, la lumière, la présence au monde. La chaleur de Camus n’est pas la chaleur humide du Japon. Ce n’est pas <strong>mushi atsui</strong>. C’est une chaleur méditerranéenne, solaire, presque noire de lumière. &nbsp;Mais dans les deux cas, le corps est appelé On pense avec la peau, avec la respiration. Le paysage n’est plus extérieur à nous. Il nous traverse. Entre le furin japonais et les fleurs de Tipasa, il y a peut-être une même leçon : &nbsp;Devenir plus attentif à ce qui nous entoure, et peut-être, comme l’écrit Camus, apprendre combien il n’est pas facile de devenir ce qu’on est.&nbsp;</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>JUIN — "Regards croisés 雨 La pluie qui relie ciel et terre</title><pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-82460</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/b15dd2ed1b57e3367e914de4f9750d00756cc036740ce980e836eb643ed2909b.mp3" length="41397603" type="audio/mpeg"/><itunes:title>JUIN — "Regards croisés 雨 La pluie qui relie ciel et terre</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=691795</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : « Regards croisés » : la pluie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;La saison des pluies Tsuyu au Japon commence en juin :et se termine mi-juillet mais cela varie selon les régions&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Pourquoi la pluie est-elle souvent négative en Europe ou tout du moins mélancolique ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Pourquoi la pluie est-elle apaisante au Japon ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Que change la pluie dans notre perception du monde ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Peut-on apprendre à aimer la pluie ?&lt;br&gt;____________________________________________________________________________&lt;br&gt;PARTIE 1 — LA PLUIE DANS LA CULTURE JAPONAISE&lt;br&gt;Beaucoup de Japonais associent la pluie à Tsuyu “la pluie des prunes” le temps pour les japonais de préparer l’umeshu, l’alcool de prunes.&lt;br&gt;Ce n’est pas une pluie tropicale continue 24h/24 c’est plutôt : une alternance de pluie fine, des averses, un ciel couvert, de l’humidité et parfois des éclaircies. Ces conditions favorisent la sortie des hortensias : Ajisai en japonais et si vous êtes au Japon à cette période je vous invite à visiter le temple Meigets- in à Kamakura qui est une vraie merveille avec ses hortensias bleus. Allez aussi voir ces rivières d’iris, notamment au temple Meii-jingu à Tokyo. Au jardin de l’hôtel Chizenso, vous aurez peut-être la chance d’y voir des lucioles.&lt;br&gt;Vous profiterez ainsi pleinement de l’esthétique de la pluie. (sons, reflets, couleurs plus fortes) dans ce pays.&lt;br&gt;LA PLUIE DANS LE CINÉMA JAPONAIS&lt;br&gt;1. Akira Kurosawa — la pluie comme force dramatique&lt;br&gt;La pluie est violente, intense, presque physique elle devient un acteur du film.&lt;br&gt;Exemple :&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Les Sept Samouraïs → bataille finale sous une pluie torrentielle&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Rashōmon → pluie incessante, oppressante&lt;br&gt;La pluie fusionne les corps, la boue, le chaos , elle exprime le conflit humain . Chez Kurosawa, la pluie n’est jamais neutre : elle est tempête, tension, révélation.&lt;br&gt;2. Yasujirō Ozu — la pluie du quotidien&lt;br&gt;Chez Ozu : la pluie silencieuse, discrète, elle accompagne les moments du quotidien, une atmosphère lente. Souvent la pluie accompagne :&lt;br&gt;o&lt;br&gt;les séparations&lt;br&gt;o&lt;br&gt;les silences familiaux&lt;br&gt;Elle ne dramatise pas, elle soutient l’émotion. La pluie chez Ozu ne tombe pas sur le monde… elle tombe à l’intérieur des êtres.&lt;br&gt;3. Kenji Mizoguchi — pluie et monde invisible&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Les Contes de la lune vague après la pluie&lt;br&gt;La pluie est un passage entre réel et surnaturel elle soutient une atmosphère flottante, presque irréelle Le titre lui-même associe : pluie + lune + illusion La pluie devient un seuil entre les mondes.&lt;br&gt;Dans certains cinémas (dont japonais), la pluie est une énergie visuelle et narrative, pas un décor.&lt;br&gt;_________________________________________________________________________________&lt;br&gt;PRÉSENTATION DE L’INVITEE :&lt;br&gt;J’invite Claire Hélène DELOUVEE, diplômée DPLG, École nationale supérieure du paysage de Versailles, paysagiste, actuellement Directrice du CAUE 58. Pour nos auditeurs, le CAUE signifie Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement.&lt;br&gt;Ce n’est ni un service de l’État, ni un service de la Région. C’est une association départementale, de type loi 1901, créée dans le cadre de la loi sur l’architecture du 3 janvier 1977. Avec une mission d’intérêt public et un statut associatif, les particuliers, entreprises ou collectivités peuvent les consulter pour tout projet architectural, paysagiste ou environnemental.&lt;br&gt;Le CAUE met gratuitement à la disposition de tous, des architectes conseillers assurant des permanences de conseils architecturaux au CAUE à Nevers ou dans différents lieux du département.&lt;br&gt;PARTIE 2 — LA PLUIE EN FRANCE&lt;br&gt;Avec le dérèglement climatique, on a de plus en plus en France des épisodes pluvieux d’une rare violence (inondations, tempêtes se multiplient) mais la pluie est aussi une chance pour nos agriculteurs et pour nos jardins.&lt;br&gt;La pluie reste une ressource abondante et gratuite en France. Elle contribue à maintenir l’humidité des sols.&lt;br&gt;Le CAUE travaille avec les porteurs de projets pour mettre en place « des jardins de pluie » qui, bien plus qu’un réservoir d’eau sont des espaces à part entière qui vivent avec la pluie. Sans eau s’il ne pleut pas et qui savent absorber le trop-plein de pluie si nécéssaire.&lt;br&gt;Il invite à écouter le bâti de ces maisons anciennes. Autrefois pas de gouttières mais des plantations d’iris pour réguler l’excès d’humidité des murs.&lt;br&gt;Le CAUE vous invite à des balades accompagnées dans les villages de la Nièvre sur la thématique de l’eau et vous aide à identifier au fil du parcours les points clefs de cette ressource. Consultez leur programme leur site web : https://www.caue58.com/ __________________________________________________________________________________&lt;br&gt;KANJI DU MOIS : 雨 (ame) — pluie&lt;br&gt;« Que ressentez-vous quand la pluie arrive ? « “Qu’est-ce que la pluie change en vous… que le soleil ne permet pas ?”&lt;br&gt;Prenez les temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associatontanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon&lt;br&gt;PROGRAMME MUSICAL :&lt;br&gt;Barbara Pierre&lt;br&gt;George Brassens le parapluie&lt;br&gt;Sacha Distel Toute la pluie tombe sur moi ________________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku&lt;br&gt;Yosa Buson&lt;br&gt;夕立（ゆうだち）や&lt;br&gt;草葉（くさば）をつかむ&lt;br&gt;群雀（むらすずめ）&lt;br&gt;Averse d’été, les moineaux s’agrippent aux herbes.&lt;br&gt;____________________________________________________________________________&lt;br&gt;RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN :&lt;br&gt;Revoir les films japonais cités en prêtant attention à la pluie&lt;br&gt;Le film Après la pluie ou tout le film sa passe sous une pluie torrentielle au XVIII siècle, les personnages sont pris au piège dans un village à cause du temps. Film de Takashi Kiozumi&lt;br&gt;Dans Un homme et une femme de Claude Lelouch, la pluie accompagne la naissance du lien amoureux. Derrière les vitres mouillées, dans le bruit régulier des essuie-glaces, quelque chose se rapproche doucement entre les deux personnages La pluie ne sépare pas… elle crée une intimité.&lt;br&gt;Catalogue publié à l’occasion de l’exposition Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver présentée au Musée d’arts de Nantes du 7 novembre 2025 au 1er mars 2026, puis au au Musée des Beaux-arts de Rouen du 11 avril au 20 septembre 2026.&lt;br&gt;Revue N°677 Jardins de France de la SNHF article sur les réserves d’eau pour un jardin de pluie&lt;br&gt;Le premier poème du recueil Le Parti pris des choses, parue n 1942 de Francis Ponge se nomme « pluie » tout simplement. c‘est le regard du poète avec beaucoup de métaphores et comparaisons, montrant les différentes formes des gouttes : grain de blé, pois, bille, berlingots convexes. Puis les gouttes se rejoignent pour former d'autres formes : nappe très mince, ruisseau creux, filet parfaitement vertical, aiguillettes brillantes.&lt;br&gt;Durant le temps d'une averse, Ponge décrit la pluie comme un mécanisme éphémère.&lt;br&gt;La pluie n’est pas seulement une météo. Elle change notre manière de voir. Elle ralentit les gestes, transforme la lumière, efface les contours trop nets du monde.&lt;br&gt;Depuis les impressionnistes jusqu’aux estampes japonaises, les artistes ont tenté de saisir cette présence insaisissable : non pas représenter la pluie elle-même, mais ce qu’elle fait naître en nous.&lt;br&gt;Sous la pluie, les villes deviennent mouvantes, les couleurs plus profondes, les reflets plus vivants.&lt;br&gt;Peut-être est-ce pour cela que la pluie nous touche autant. Parce qu’elle nous oblige à ralentir. Parfois à rester chez nous tout simplement. À écouter. À sentir.&lt;br&gt;Et peut-être aussi… à accepter que certaines beautés ne se révèlent que dans le flou, l’humidité, l’attente et le silence.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2583</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : « Regards croisés » : la pluie</p><p><br>La saison des pluies Tsuyu au Japon commence en juin :et se termine mi-juillet mais cela varie selon les régions<br>•<br>Pourquoi la pluie est-elle souvent négative en Europe ou tout du moins mélancolique ?<br>•<br>Pourquoi la pluie est-elle apaisante au Japon ?<br>•<br>Que change la pluie dans notre perception du monde ?<br>•<br>Peut-on apprendre à aimer la pluie ?<br>____________________________________________________________________________<br>PARTIE 1 — LA PLUIE DANS LA CULTURE JAPONAISE<br>Beaucoup de Japonais associent la pluie à Tsuyu “la pluie des prunes” le temps pour les japonais de préparer l’umeshu, l’alcool de prunes.<br>Ce n’est pas une pluie tropicale continue 24h/24 c’est plutôt : une alternance de pluie fine, des averses, un ciel couvert, de l’humidité et parfois des éclaircies. Ces conditions favorisent la sortie des hortensias : Ajisai en japonais et si vous êtes au Japon à cette période je vous invite à visiter le temple Meigets- in à Kamakura qui est une vraie merveille avec ses hortensias bleus. Allez aussi voir ces rivières d’iris, notamment au temple Meii-jingu à Tokyo. Au jardin de l’hôtel Chizenso, vous aurez peut-être la chance d’y voir des lucioles.<br>Vous profiterez ainsi pleinement de l’esthétique de la pluie. (sons, reflets, couleurs plus fortes) dans ce pays.<br>LA PLUIE DANS LE CINÉMA JAPONAIS<br>1. Akira Kurosawa — la pluie comme force dramatique<br>La pluie est violente, intense, presque physique elle devient un acteur du film.<br>Exemple :<br>•<br>Les Sept Samouraïs → bataille finale sous une pluie torrentielle<br>•<br>Rashōmon → pluie incessante, oppressante<br>La pluie fusionne les corps, la boue, le chaos , elle exprime le conflit humain . Chez Kurosawa, la pluie n’est jamais neutre : elle est tempête, tension, révélation.<br>2. Yasujirō Ozu — la pluie du quotidien<br>Chez Ozu : la pluie silencieuse, discrète, elle accompagne les moments du quotidien, une atmosphère lente. Souvent la pluie accompagne :<br>o<br>les séparations<br>o<br>les silences familiaux<br>Elle ne dramatise pas, elle soutient l’émotion. La pluie chez Ozu ne tombe pas sur le monde… elle tombe à l’intérieur des êtres.<br>3. Kenji Mizoguchi — pluie et monde invisible<br>•<br>Les Contes de la lune vague après la pluie<br>La pluie est un passage entre réel et surnaturel elle soutient une atmosphère flottante, presque irréelle Le titre lui-même associe : pluie + lune + illusion La pluie devient un seuil entre les mondes.<br>Dans certains cinémas (dont japonais), la pluie est une énergie visuelle et narrative, pas un décor.<br>_________________________________________________________________________________<br>PRÉSENTATION DE L’INVITEE :<br>J’invite Claire Hélène DELOUVEE, diplômée DPLG, École nationale supérieure du paysage de Versailles, paysagiste, actuellement Directrice du CAUE 58. Pour nos auditeurs, le CAUE signifie Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement.<br>Ce n’est ni un service de l’État, ni un service de la Région. C’est une association départementale, de type loi 1901, créée dans le cadre de la loi sur l’architecture du 3 janvier 1977. Avec une mission d’intérêt public et un statut associatif, les particuliers, entreprises ou collectivités peuvent les consulter pour tout projet architectural, paysagiste ou environnemental.<br>Le CAUE met gratuitement à la disposition de tous, des architectes conseillers assurant des permanences de conseils architecturaux au CAUE à Nevers ou dans différents lieux du département.<br>PARTIE 2 — LA PLUIE EN FRANCE<br>Avec le dérèglement climatique, on a de plus en plus en France des épisodes pluvieux d’une rare violence (inondations, tempêtes se multiplient) mais la pluie est aussi une chance pour nos agriculteurs et pour nos jardins.<br>La pluie reste une ressource abondante et gratuite en France. Elle contribue à maintenir l’humidité des sols.<br>Le CAUE travaille avec les porteurs de projets pour mettre en place « des jardins de pluie » qui, bien plus qu’un réservoir d’eau sont des espaces à part entière qui vivent avec la pluie. Sans eau s’il ne pleut pas et qui savent absorber le trop-plein de pluie si nécéssaire.<br>Il invite à écouter le bâti de ces maisons anciennes. Autrefois pas de gouttières mais des plantations d’iris pour réguler l’excès d’humidité des murs.<br>Le CAUE vous invite à des balades accompagnées dans les villages de la Nièvre sur la thématique de l’eau et vous aide à identifier au fil du parcours les points clefs de cette ressource. Consultez leur programme leur site web : https://www.caue58.com/ __________________________________________________________________________________<br>KANJI DU MOIS : 雨 (ame) — pluie<br>« Que ressentez-vous quand la pluie arrive ? « “Qu’est-ce que la pluie change en vous… que le soleil ne permet pas ?”<br>Prenez les temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associatontanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon<br>PROGRAMME MUSICAL :<br>Barbara Pierre<br>George Brassens le parapluie<br>Sacha Distel Toute la pluie tombe sur moi ________________________________________________________________________________________________<br>HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku<br>Yosa Buson<br>夕立（ゆうだち）や<br>草葉（くさば）をつかむ<br>群雀（むらすずめ）<br>Averse d’été, les moineaux s’agrippent aux herbes.<br>____________________________________________________________________________<br>RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN :<br>Revoir les films japonais cités en prêtant attention à la pluie<br>Le film Après la pluie ou tout le film sa passe sous une pluie torrentielle au XVIII siècle, les personnages sont pris au piège dans un village à cause du temps. Film de Takashi Kiozumi<br>Dans Un homme et une femme de Claude Lelouch, la pluie accompagne la naissance du lien amoureux. Derrière les vitres mouillées, dans le bruit régulier des essuie-glaces, quelque chose se rapproche doucement entre les deux personnages La pluie ne sépare pas… elle crée une intimité.<br>Catalogue publié à l’occasion de l’exposition Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver présentée au Musée d’arts de Nantes du 7 novembre 2025 au 1er mars 2026, puis au au Musée des Beaux-arts de Rouen du 11 avril au 20 septembre 2026.<br>Revue N°677 Jardins de France de la SNHF article sur les réserves d’eau pour un jardin de pluie<br>Le premier poème du recueil Le Parti pris des choses, parue n 1942 de Francis Ponge se nomme « pluie » tout simplement. c‘est le regard du poète avec beaucoup de métaphores et comparaisons, montrant les différentes formes des gouttes : grain de blé, pois, bille, berlingots convexes. Puis les gouttes se rejoignent pour former d'autres formes : nappe très mince, ruisseau creux, filet parfaitement vertical, aiguillettes brillantes.<br>Durant le temps d'une averse, Ponge décrit la pluie comme un mécanisme éphémère.<br>La pluie n’est pas seulement une météo. Elle change notre manière de voir. Elle ralentit les gestes, transforme la lumière, efface les contours trop nets du monde.<br>Depuis les impressionnistes jusqu’aux estampes japonaises, les artistes ont tenté de saisir cette présence insaisissable : non pas représenter la pluie elle-même, mais ce qu’elle fait naître en nous.<br>Sous la pluie, les villes deviennent mouvantes, les couleurs plus profondes, les reflets plus vivants.<br>Peut-être est-ce pour cela que la pluie nous touche autant. Parce qu’elle nous oblige à ralentir. Parfois à rester chez nous tout simplement. À écouter. À sentir.<br>Et peut-être aussi… à accepter que certaines beautés ne se révèlent que dans le flou, l’humidité, l’attente et le silence.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>MAI — 手 TE, de la main au geste juste </title><pubDate>Thu, 07 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-80896</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/449960dbebdc6246bb13b519ed100bcae4447d0a9ee7a126667219c070c7550a.mp3" length="28608888" type="audio/mpeg"/><itunes:title>MAI — 手 TE, de la main au geste juste </itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=682491</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;MAI — 手 TE, de la main au geste juste&lt;br&gt;___________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;Apres notre émission d’avril sur le geste créateur, la main qui crée dans l’art, nous explorons le geste qui console et soigne les maux du corps Le geste qui prend soin n’est plus seulement “faire” avec les mains, mais faire avec le coeur (kokoro)&lt;br&gt;__________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;1- En France&lt;br&gt;Le soin est souvent technique, rapide par manque de temps, les gestes sont parfois automatisés en dépit de la redécouverte actuelle du toucher avec les thérapies douces de bien-être.&lt;br&gt;2- Au Japon&lt;br&gt;Le geste est un langage silencieux et il y a une expression qui le qualifie Omoiyari 思いやり c’est à dire attention à l’autre, anticiper sans dire, une considération silencieuse comme dans ce passage du film d’Ozu « Tokyo Monogatari « au cours duquel la belle fille fait un massage à sa belle-mère.&lt;br&gt;Cette expression Omoiyari 思いやり s’accompagne d’une autre Amae 甘え（あまえ）recevoir, se laisser aller a recevoir.&lt;br&gt;Ces deux notions sont a la base d’une communication silencieuse qui fait revivre celui qui masse et celui qui reçoit.&lt;br&gt;Plusieurs voies, au Japon conduisent à expérimenter ces deux expressions : par exemple, la cérémonie de thé, l’ikebana : littéralement l’art de rendre les fleurs vivantes, ce n’est pas décorer mais être à l’écoute du végétal, c’est entrer en relation avec lui&lt;br&gt;Et puis il a la découverte du shiatsu 指圧 que je souhaite à tous nos auditeurs de vivre un jour.&lt;br&gt;Un geste simple — déposer une fleur, poser une main, plier un tissu — peut-il prendre soin de quelqu’un ? Et si le soin ne passait pas seulement par les mots… mais par la qualité du geste ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Qu’est-ce que « prendre soin » au Japon ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Le corps comprend-il ce que les mots ne disent pas ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Peut-on apprendre l’attention ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Le soin passe-t-il par l’intention ?&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Qu’est-ce qu’un geste juste ? PRÉSENTATION DE L’INVITE :&lt;br&gt;J’accueille dans cette émission Michel Odoul, que certains auditeurs ont déjà rencontré l’an dernier au festival Hana Matsuri puisqu’il était notre invité d’honneur, pour les autres qui vont découvrir avec nous le shiatsu,&lt;br&gt;Michel est un praticien reconnu en shiatsu, fondateur de l’Institut français de shiatsu à Paris, et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au lien entre le corps et l’esprit dont le best-seller "Dis moi où tu as mal je te dirai pourquoi », publié chez Albin Michel&lt;br&gt;Dans son travail, il montre que le corps n’est pas seulement mécanique…mais qu’il exprime aussi ce que nous vivons, ce que nous ressentons, parfois même ce que nous ne parvenons pas à dire.&lt;br&gt;Le shiatsu, qu’il pratique depuis de nombreuses années, s’inscrit dans cette approche globale du soin : un toucher qui écoute, un geste qui accompagne, et qui invite à retrouver un équilibre.&lt;br&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku Colas&lt;br&gt;Yosa Buson&lt;br&gt;春の水 手にすくひけり 流れつつ&lt;br&gt;Eau de printemps — je la prends dans mes mains et elle s’écoule&lt;br&gt;____________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;PROGRAMME MUSICAL : Disque Guethary de Aurèle Marthan&lt;br&gt;KANJI DU MOIS&lt;br&gt;手 (te) — la main&lt;br&gt;Symbole de l’action, la relation, la transmission c’est celui qu’on retrouve dans « aider « au Japon 手伝う（てつだう）donner un coup de main, et aussi pour le soin dans 手当て teate&lt;br&gt;Dans shiatsu 指圧, il y a 2 kanjis littéralement les doigts et la pression. Et lorsqu’on examine comment est formé le kanji des doigts 指, on constate qu’il se décompose en deux parties la main 手 et l’intention 旨.&lt;br&gt;Quelle différence entre faire et prendre soin ?&lt;br&gt;Quel geste simple vous pourriez faire pour prendre soin au quotidien ?&lt;br&gt;Prenez le temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associationtanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN&lt;br&gt;Michel Odoul :&lt;br&gt;• Dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, Albin Michel, 1994&lt;br&gt;• Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir, Albin Michel, 2006 ; 10 (ISBN 2298002460), 13 (ISBN 978-2298002461)&lt;br&gt;• Shiatsu fondamental : Tome 1 - Les techniques: Du Shiatsu de confort à la pratique professionnelle, Albin Michel, 2014&lt;br&gt;• Shiatsu fondamental : Tome 2 - La théorie: Du Kampo à la M.T.C.. De l'énergétique à la psycho-énergétique, Albin Michel, 2015&lt;br&gt;• Shiatsu fondamental : Tome 3 - La Philosophie sacrée et les techniques précieuses - L'âme japonaise et son incarnation, Albin Michel, 2015&lt;br&gt;• Le Shiatsu, Presses Universitaires de France - PUF, 2017, (ISBN 978-2130786313)&lt;br&gt;• Shiatsu Fondamental: Médecine chinoise et tradition japonaise, Dunod, 2019, (ISBN 978-2100789474)&lt;br&gt;Pour se former au shiatsu à l’institut créée par Michel Odoul : https://www.shiatsu-institut.fr/&lt;br&gt;Eugen Herridel : Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc 1948&lt;br&gt;Christian Bobin dans La présence pure… écrit que les êtres aimés, les absents, mais aussi les écrivains, viennent parfois “mettre leur main sur notre épaule” et nous ramener “à une lenteur essentielle”.&lt;br&gt;Et son livre consacré à la présence des absents ressuscite.&lt;br&gt;Une main posée… Peut-être que prendre soin…ce n’est pas faire plus. C’est être là, simplement… dans la justesse d’un geste.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>1783</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>MAI — 手 TE, de la main au geste juste<br>___________________________________________________________________________________________<br>Apres notre émission d’avril sur le geste créateur, la main qui crée dans l’art, nous explorons le geste qui console et soigne les maux du corps Le geste qui prend soin n’est plus seulement “faire” avec les mains, mais faire avec le coeur (kokoro)<br>__________________________________________________________________________________________<br>1- En France<br>Le soin est souvent technique, rapide par manque de temps, les gestes sont parfois automatisés en dépit de la redécouverte actuelle du toucher avec les thérapies douces de bien-être.<br>2- Au Japon<br>Le geste est un langage silencieux et il y a une expression qui le qualifie Omoiyari 思いやり c’est à dire attention à l’autre, anticiper sans dire, une considération silencieuse comme dans ce passage du film d’Ozu « Tokyo Monogatari « au cours duquel la belle fille fait un massage à sa belle-mère.<br>Cette expression Omoiyari 思いやり s’accompagne d’une autre Amae 甘え（あまえ）recevoir, se laisser aller a recevoir.<br>Ces deux notions sont a la base d’une communication silencieuse qui fait revivre celui qui masse et celui qui reçoit.<br>Plusieurs voies, au Japon conduisent à expérimenter ces deux expressions : par exemple, la cérémonie de thé, l’ikebana : littéralement l’art de rendre les fleurs vivantes, ce n’est pas décorer mais être à l’écoute du végétal, c’est entrer en relation avec lui<br>Et puis il a la découverte du shiatsu 指圧 que je souhaite à tous nos auditeurs de vivre un jour.<br>Un geste simple — déposer une fleur, poser une main, plier un tissu — peut-il prendre soin de quelqu’un ? Et si le soin ne passait pas seulement par les mots… mais par la qualité du geste ?<br>•<br>Qu’est-ce que « prendre soin » au Japon ?<br>•<br>Le corps comprend-il ce que les mots ne disent pas ?<br>•<br>Peut-on apprendre l’attention ?<br>•<br>Le soin passe-t-il par l’intention ?<br>•<br>Qu’est-ce qu’un geste juste ? PRÉSENTATION DE L’INVITE :<br>J’accueille dans cette émission Michel Odoul, que certains auditeurs ont déjà rencontré l’an dernier au festival Hana Matsuri puisqu’il était notre invité d’honneur, pour les autres qui vont découvrir avec nous le shiatsu,<br>Michel est un praticien reconnu en shiatsu, fondateur de l’Institut français de shiatsu à Paris, et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au lien entre le corps et l’esprit dont le best-seller "Dis moi où tu as mal je te dirai pourquoi », publié chez Albin Michel<br>Dans son travail, il montre que le corps n’est pas seulement mécanique…mais qu’il exprime aussi ce que nous vivons, ce que nous ressentons, parfois même ce que nous ne parvenons pas à dire.<br>Le shiatsu, qu’il pratique depuis de nombreuses années, s’inscrit dans cette approche globale du soin : un toucher qui écoute, un geste qui accompagne, et qui invite à retrouver un équilibre.<br>_________________________________________________________________________________________<br>HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku Colas<br>Yosa Buson<br>春の水 手にすくひけり 流れつつ<br>Eau de printemps — je la prends dans mes mains et elle s’écoule<br>____________________________________________________________________________________________<br>PROGRAMME MUSICAL : Disque Guethary de Aurèle Marthan<br>KANJI DU MOIS<br>手 (te) — la main<br>Symbole de l’action, la relation, la transmission c’est celui qu’on retrouve dans « aider « au Japon 手伝う（てつだう）donner un coup de main, et aussi pour le soin dans 手当て teate<br>Dans shiatsu 指圧, il y a 2 kanjis littéralement les doigts et la pression. Et lorsqu’on examine comment est formé le kanji des doigts 指, on constate qu’il se décompose en deux parties la main 手 et l’intention 旨.<br>Quelle différence entre faire et prendre soin ?<br>Quel geste simple vous pourriez faire pour prendre soin au quotidien ?<br>Prenez le temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude envoyez votre kanji avec votre texte si vous le souhaitez à Associationtanabata@gmail.com objet émission Kokoro le souffle du Japon RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN<br>Michel Odoul :<br>• Dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, Albin Michel, 1994<br>• Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir, Albin Michel, 2006 ; 10 (ISBN 2298002460), 13 (ISBN 978-2298002461)<br>• Shiatsu fondamental : Tome 1 - Les techniques: Du Shiatsu de confort à la pratique professionnelle, Albin Michel, 2014<br>• Shiatsu fondamental : Tome 2 - La théorie: Du Kampo à la M.T.C.. De l'énergétique à la psycho-énergétique, Albin Michel, 2015<br>• Shiatsu fondamental : Tome 3 - La Philosophie sacrée et les techniques précieuses - L'âme japonaise et son incarnation, Albin Michel, 2015<br>• Le Shiatsu, Presses Universitaires de France - PUF, 2017, (ISBN 978-2130786313)<br>• Shiatsu Fondamental: Médecine chinoise et tradition japonaise, Dunod, 2019, (ISBN 978-2100789474)<br>Pour se former au shiatsu à l’institut créée par Michel Odoul : https://www.shiatsu-institut.fr/<br>Eugen Herridel : Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc 1948<br>Christian Bobin dans La présence pure… écrit que les êtres aimés, les absents, mais aussi les écrivains, viennent parfois “mettre leur main sur notre épaule” et nous ramener “à une lenteur essentielle”.<br>Et son livre consacré à la présence des absents ressuscite.<br>Une main posée… Peut-être que prendre soin…ce n’est pas faire plus. C’est être là, simplement… dans la justesse d’un geste.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title> Ce que nous inspire la fleur 花— AVRIL—De la poésie aux gestes</title><pubDate>Thu, 09 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-79233</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2026-04/Sans%20titre%202.jpg?itok=tfKAbFei"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/99c0926cce4e0abae09505b966bb0807c5e9bddaadd7f5687a5b2c5ade4345e4.mp3" length="32668107" type="audio/mpeg"/><itunes:title> Ce que nous inspire la fleur 花— AVRIL—De la poésie aux gestes</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=671167</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Apres notre épisode de Mars sur le &lt;strong&gt;Mi&lt;/strong&gt; de Miru, voir, nous allons explorer Hana de Hanami la fleur Au Japon, la fleur n’est pas seulement un élément décoratif : elle est apparition, relation et moment partagé C’est pourquoi les Japonais célèbrent &lt;strong&gt;hanami 花見&lt;/strong&gt; , le fait de regarder ensemble la floraison. &amp;nbsp;C’est un instant fragile : une expérience du &amp;nbsp;mono no aware, une révélation de l’impermanence, que le temps passe, que tout disparait. En France, la fleur est souvent décorative, offerte, symbolique, ou inspirations poétiques mais elle est rarement pratiquée. Or, la fleur peut aussi devenir : • Bouquet/ composition — ikebana 生け花 &amp;nbsp;• fil /réparation— sashiko 刺し子 • pli /transformation— origami 折り紙 Aujourd’hui, nous allons voir comment ces gestes prolongent la fleur. • Que se passe-t-il quand on touche la matière ? • Pourquoi la main change-t-elle le regard ? • Peut-on prolonger la fleur par le geste ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;________________________________________________________________________________ &lt;strong&gt;PRÉSENTATION DES INVITÉS&lt;/strong&gt; Deux invités nous accompagnent : • Nathalie Lenné Civard créatrice de « les végétales créatives », naturopathe qui pratique la teinture végétale qu’elle associe à &amp;nbsp;l’art du sashiko, cette broderie japonaise née de la réparation et devenue un art du motif. • Sébastien Limet, artiste plasticien qui pratique l’origami, l’art du pliage du papier, mais pas seulement et qui a participé à de nombreux événements et livres sur le sujet. &amp;nbsp;Tous deux nous aideront à comprendre comment la fleur peut inspirer des gestes très différents&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________________________________________________________________________________ &lt;strong&gt;PARTIE 1 — LA FLEUR DANS LA CULTURE JAPONAISE - Ikebana 生け花 &lt;/strong&gt;ou comment faire vivre les fleurs L’ikebana ne cherche pas à multiplier les fleurs. Il cherche l’équilibre entre : la ligne, l’espace, la masse et la saison Composer un arrangement, c’est souvent enlever. « Composer, c’est retirer. C’est laisser respirer. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;__________________________________________________________________________________ &lt;strong&gt;PARTIE 2 — LE REGARD DE NATHALIE (SASHIKO) &amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; À l’origine : réparer les vêtements. Mais les motifs ? répétitions florales ou géométries inspirées de la nature. Dans le sashiko, la fleur n’est pas représentée directement. Elle apparaît dans la répétition du geste. « Réparer, c’est faire refleurir ce qui était usé. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;_________________________________________________________________________________________________ &lt;strong&gt;PARTIE 3 — LE REGARD DE SÉBASTIEN (ORIGAMI)&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; L’origami commence toujours par une feuille plate et beaucoup de modèles d’origami représentent des fleurs. &amp;nbsp;« Dans l’origami, la fleur ne pousse pas. La fleur naît du pli. Elle apparaît ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;____________________________________________________________________________________ &lt;strong&gt;KANJI DU MOIS &amp;nbsp;花 (hana)&lt;/strong&gt; — la fleur La fleur ne dure pas. Mais elle transforme celui qui la regarde Quelle fleur vous a appris à ralentir ? Prenez les temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude Envoyez votre kanji et votre texte à : &amp;nbsp;associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN • Le Livre du thé Okakura Kakuzō 1906 • La voie des fleurs Sofu Teshigahara • La péninsule des 24 saisons Inaba Mayumi 2011 • Airs (1967) suite poétique « Oiseaux, fleurs et fruits » Philippe Jaccottet • Site web de Nathalie : https://www.naturopathie58.com/ • Site web de Sébastien : &lt;a href="https://origami-database.com/creator/sebastien-limet"&gt;https://origami-database.com/creator/sebastien-limet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Dans cette émission, pas de programme musical mais un lien ténu entre la fleur et le poète à travers une sélection soignée de poèmes dans une progression poétique nous invitant à redécouvrir des poèmes connus ou moins connus &amp;nbsp;1. Ronsard — la rose fragile dans Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose . Sonnet tiré des Sonnets sur la mort de Marie (1578).» 2. Hugo — la fleur du souvenir la bruyère dans Demain des l’aube extrait du recueil Les Contemplations (1856) &amp;nbsp;3. Baudelaire — la fleur du soir dans &amp;nbsp;Harmonie du soir &amp;nbsp;extrait de Les Fleurs du mal (1861) 4. Rimbaud — la fleur visionnaire et la digitale dans Fleurs extrait des illuminations (1870) 5. Jacottet— la fleur métaphysique dans le recueil airs &amp;nbsp; « Oiseaux, fleurs et fruits » (1967) « Toute couleur, toute vie naît d’où le regard s’arrête ».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2036</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Apres notre épisode de Mars sur le <strong>Mi</strong> de Miru, voir, nous allons explorer Hana de Hanami la fleur Au Japon, la fleur n’est pas seulement un élément décoratif : elle est apparition, relation et moment partagé C’est pourquoi les Japonais célèbrent <strong>hanami 花見</strong> , le fait de regarder ensemble la floraison. &nbsp;C’est un instant fragile : une expérience du &nbsp;mono no aware, une révélation de l’impermanence, que le temps passe, que tout disparait. En France, la fleur est souvent décorative, offerte, symbolique, ou inspirations poétiques mais elle est rarement pratiquée. Or, la fleur peut aussi devenir : • Bouquet/ composition — ikebana 生け花 &nbsp;• fil /réparation— sashiko 刺し子 • pli /transformation— origami 折り紙 Aujourd’hui, nous allons voir comment ces gestes prolongent la fleur. • Que se passe-t-il quand on touche la matière ? • Pourquoi la main change-t-elle le regard ? • Peut-on prolonger la fleur par le geste ?</p><p>&nbsp;________________________________________________________________________________ <strong>PRÉSENTATION DES INVITÉS</strong> Deux invités nous accompagnent : • Nathalie Lenné Civard créatrice de « les végétales créatives », naturopathe qui pratique la teinture végétale qu’elle associe à &nbsp;l’art du sashiko, cette broderie japonaise née de la réparation et devenue un art du motif. • Sébastien Limet, artiste plasticien qui pratique l’origami, l’art du pliage du papier, mais pas seulement et qui a participé à de nombreux événements et livres sur le sujet. &nbsp;Tous deux nous aideront à comprendre comment la fleur peut inspirer des gestes très différents&nbsp;</p><p>__________________________________________________________________________________ <strong>PARTIE 1 — LA FLEUR DANS LA CULTURE JAPONAISE - Ikebana 生け花 </strong>ou comment faire vivre les fleurs L’ikebana ne cherche pas à multiplier les fleurs. Il cherche l’équilibre entre : la ligne, l’espace, la masse et la saison Composer un arrangement, c’est souvent enlever. « Composer, c’est retirer. C’est laisser respirer. »</p><p>&nbsp;__________________________________________________________________________________ <strong>PARTIE 2 — LE REGARD DE NATHALIE (SASHIKO) &nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp; À l’origine : réparer les vêtements. Mais les motifs ? répétitions florales ou géométries inspirées de la nature. Dans le sashiko, la fleur n’est pas représentée directement. Elle apparaît dans la répétition du geste. « Réparer, c’est faire refleurir ce qui était usé. »</p><p>&nbsp;_________________________________________________________________________________________________ <strong>PARTIE 3 — LE REGARD DE SÉBASTIEN (ORIGAMI)&nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp; L’origami commence toujours par une feuille plate et beaucoup de modèles d’origami représentent des fleurs. &nbsp;« Dans l’origami, la fleur ne pousse pas. La fleur naît du pli. Elle apparaît ».</p><p>&nbsp;____________________________________________________________________________________ <strong>KANJI DU MOIS &nbsp;花 (hana)</strong> — la fleur La fleur ne dure pas. Mais elle transforme celui qui la regarde Quelle fleur vous a appris à ralentir ? Prenez les temps de réfléchir à cette question et comme d’habitude Envoyez votre kanji et votre texte à : &nbsp;associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon RÉFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN • Le Livre du thé Okakura Kakuzō 1906 • La voie des fleurs Sofu Teshigahara • La péninsule des 24 saisons Inaba Mayumi 2011 • Airs (1967) suite poétique « Oiseaux, fleurs et fruits » Philippe Jaccottet • Site web de Nathalie : https://www.naturopathie58.com/ • Site web de Sébastien : <a href="https://origami-database.com/creator/sebastien-limet">https://origami-database.com/creator/sebastien-limet</a></p><p>&nbsp;Dans cette émission, pas de programme musical mais un lien ténu entre la fleur et le poète à travers une sélection soignée de poèmes dans une progression poétique nous invitant à redécouvrir des poèmes connus ou moins connus &nbsp;1. Ronsard — la rose fragile dans Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose . Sonnet tiré des Sonnets sur la mort de Marie (1578).» 2. Hugo — la fleur du souvenir la bruyère dans Demain des l’aube extrait du recueil Les Contemplations (1856) &nbsp;3. Baudelaire — la fleur du soir dans &nbsp;Harmonie du soir &nbsp;extrait de Les Fleurs du mal (1861) 4. Rimbaud — la fleur visionnaire et la digitale dans Fleurs extrait des illuminations (1870) 5. Jacottet— la fleur métaphysique dans le recueil airs &nbsp; « Oiseaux, fleurs et fruits » (1967) « Toute couleur, toute vie naît d’où le regard s’arrête ».&nbsp;</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>Apprendre à voir : Mars — Donner voix aux images</title><pubDate>Thu, 05 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-78056</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2026-02/Sans%20titre%201.jpg?itok=dq7WRUpn"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/cc09b2ac7578d8912484e4624d0f3178db7e05a0df2f58f2fcacfa94b9f8ade6.mp3" length="34573583" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Apprendre à voir : Mars — Donner voix aux images</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=662557</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : Apprendre à voir : Mars — Donner voix aux images&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Avec Mars le printemps s’installe, tous nos sens s’éveillent et le regard est souvent accaparé par le renouveau végétal. Nous avons pris soin de notre corps en février en le plongeant dans l’eau chaude. Dans cet épisode, je vous propose de changer notre regard grâce au Japon.&lt;br&gt;Trois questions nous accompagneront :&lt;br&gt;1.&lt;br&gt;Pourquoi avons-nous tant besoin d’histoires ?&lt;br&gt;2.&lt;br&gt;Comment le kamishibai éduque le regard des enfants japonais et que nous apprend le cinéma japonais sur notre propre façon de regarder ?&lt;br&gt;3.&lt;br&gt;Pourquoi le Japon privilégie-t-il le geste, le silence, le hors-champ ?&lt;br&gt;………………………… Et si voir était déjà une forme de silence ?&lt;br&gt;__________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;PRÉSENTATION DES INVITÉS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;•&lt;br&gt;P&lt;strong&gt;hilippe Robert&lt;/strong&gt;, artiste, dessinateur, chanteur, compositeur acteur qui consacre toute son activité à faire connaitre le kamishibai en France, en Europe et en Afrique à travers des spectacles ou des ateliers créatifs ;&lt;br&gt;•&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Pascal-Alex Vincent&lt;/strong&gt;, quant à lui est cinéaste et enseignant spécialisé dans l'histoire du cinéma japonais. Réalisateur de nombreux documentaires, il est également l'auteur des ouvrages Yasujiro Ozu : une affaire de famille (éditions de La Martinière) et Dictionnaire du cinéma japonais (éditions Carlotta)&lt;br&gt;Le KAMISHIBAI : Le kamishibai n’explique pas.Il accompagne le regard.&lt;br&gt;Né vers 1930, c’est un art effectivement où des images défilent dans un castelet en bois et qui a fait naître les premiers héros de manga; c'est donc l'ancêtre du manga.&lt;br&gt;Kami veut-dire papier et shibaï pièce de théâtre; on le traduit "papier théâtre"&lt;br&gt;C'est un art de la rue, jadis fixé sur les porte-bagages de vélo et diffusé dans les quartiers des villes qui montrait tous les styles d'histoires traditionnelles ou modernes. Il a servi aussi de journal télévisé pendant la guerre, pour recruter de nouveaux soldats. A son apogée, au Japon, en 1950 on comptait 50 000 conteurs de kamishibaï dans tout le pays.&lt;br&gt;Maintenant, il est utilisé dans le monde entier, en toute salle ou extérieur, et sans besoin technique.&lt;br&gt;Le kamishibaï est interdisciplinaire ; il stimule l'imagination en réunissant l'écrit, le dessin et la lecture jouée.&lt;br&gt;L’attention du public est stimulée par le texte qui n'est pas en lien direct avec l'image.&lt;br&gt;A la différence des télévisions, cinéma et autres écrans qui sont des robinets à images non-stop, les dessins du kamishibaÏ sont fixes, même s'ils glissent comme dans un diaporama.&lt;br&gt;Entre deux images, le public à le temps d'imaginer les images intermédiaires : (Comme l'ellipse, entre 2 cases de bd ou de manga, c'est comme un silence du dessinateur qui laisse place au lecteur) Il faut relier par soi-même les infos du texte et celles du dessin&lt;br&gt;Et comme au cinéma, le texte peut être présent par les images, par du son, par des bruits ou des onomatopées que les japonais adorent.&lt;br&gt;Le kamishibai éduque le regard avant la parole car le dessin est le moteur. Le texte lui, donne de la vie et de l'émotion aux dessins, par les sons et le (ou les) sens des mots. Lorsque l'image est fixe, elle laisse le temps au public de la contempler pendant quelques instants, comme un tableau : le temps de l’émerveillement.&lt;br&gt;______________________________________________________________________________________&lt;br&gt;MUSIQUES :&lt;br&gt;-&lt;br&gt;L’ile nue de Hikaru Hayashi&lt;br&gt;-&lt;br&gt;Générique ouverture du film Tokyo Monogatari Takatoshi Saito&lt;br&gt;-&lt;br&gt;Adagietto extrait de la Symphonie n°5 de Gustav Mahler (rendu célèbre par le film Mort à Venise)&lt;br&gt;_______________________&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE CINÉMA JAPONAIS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'Île nue 裸の島, Hadaka no shima est un film japonais en noir et blanc, sonorisé mais sans dialogues, à l’exception des cris des écoliers et du cri de la mère à la fin. Réalisé par Kaneto Shindō, sorti en 1960. Il se concentre sur la vie quotidienne d'une famille de fermiers vivant sur une petite île isolée de la mer intérieure de Seto. Le film suit les efforts laborieux des parents pour survivre dans un environnement aride, transportant l'eau nécessaire à la culture de leurs champs depuis l'île voisine, dans un cycle de tâches répétitives et éprouvantes.&lt;br&gt;Avec une approche quasi-documentaire, L'Île nue s'appuie sur une mise en scène épurée et un puissant langage visuel pour explorer la résilience humaine face à des conditions de vie extrêmes. La musique de Hikaru Hayashi accompagne les images avec une variation sur un seul thème, renforçant la profondeur du récit, qui repose sur l'observation silencieuse plutôt que sur les dialogues.&lt;br&gt;À sa sortie, L'Île nue a remporté le Grand Prix du Festival international du film de Moscou en 1961 et a été acclamé pour sa simplicité et sa force émotionnelle. Considéré comme l'une des oeuvres majeures de Kaneto Shindō, le film est aujourd'hui célébré pour son style visuel unique et son exploration poétique du travail et de la lutte pour la survie dans un monde indifférent.&lt;br&gt;Dans le cinéma japonais, le plan fixe et le hors-champ que le cinéma occidental évite souvent sont très importants.Par bien des aspects et à l’origine du cinéma de Yasuhiro Ozu on pourrait parler d’un cinéma de l’attention plutôt que de l’action .&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;KANJI DU MOIS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;見る (miru) — On yomi ken, kun yomi mi&lt;br&gt;Il signifie voir. Mais voir au sens japonais, ce n’est pas simplement regarder avec les yeux.&lt;br&gt;C’est prêter attention. C’est accepter de ne pas tout comprendre tout de suite.&lt;br&gt;Dans le théâtre Nô, dans le cinéma japonais, dans le kamishibai, on apprend d’abord à voir.&lt;br&gt;Comme à l’accoutumée, je vous propose de dessiner le kanji 見る, et posez-vous cette question :&lt;br&gt;Quelle image m’a transformée sans me parler ?&lt;br&gt;Envoyez votre kanji et votre texte à : associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon&lt;br&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;RESSOURCES POUR APPROFONDIR&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;•&lt;br&gt;international Kamishibai Association of Japan (IKAJA) : https://www.kamishibai-ikaja.com/en/&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Kamishibai de Philippe Robert sur strickingly&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Edith Montelle Kamishibai, la boite magique (Editions Callicephale)&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Pascal Alex Vincent Yasujiro Ozu : une affaire de famille (éditions de La Martinière) et Dictionnaire du cinéma japonais (éditions Carlotta)&lt;br&gt;•&lt;br&gt;VOIR OU REVOIR Voyage à Tokyo Tokyo monogatari de Yasujiro Ozu pour s’imprégner de culture japonaise, son atmosphère rendra plus lisible à nos auditeurs le visionnage du film « Tokyo Ga » de Wim Wenders, prévu à notre festival Hana Matsuri les voies japonaises le vendredi 10 avril au cinéma Mazarin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku Colas&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Yosa Buson&lt;br&gt;見るほどに 物のかげ濃し 春の月&lt;br&gt;Plus je regarde, l’ombre des choses s’épaissit — lune de printemps.&lt;br&gt;« Avant de comprendre, il faut apprendre à regarder. Avant de parler, il faut accepter d’écouter. »&lt;br&gt;Mars nous apprend à voir. au Japon raconter ce n’est pas expliquer, décortiquer, analyser mais laisser une image faire son chemin.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2155</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><strong>PRÉSENTATION DU THÈME DU MOIS : Apprendre à voir : Mars — Donner voix aux images</strong><br>Avec Mars le printemps s’installe, tous nos sens s’éveillent et le regard est souvent accaparé par le renouveau végétal. Nous avons pris soin de notre corps en février en le plongeant dans l’eau chaude. Dans cet épisode, je vous propose de changer notre regard grâce au Japon.<br>Trois questions nous accompagneront :<br>1.<br>Pourquoi avons-nous tant besoin d’histoires ?<br>2.<br>Comment le kamishibai éduque le regard des enfants japonais et que nous apprend le cinéma japonais sur notre propre façon de regarder ?<br>3.<br>Pourquoi le Japon privilégie-t-il le geste, le silence, le hors-champ ?<br>………………………… Et si voir était déjà une forme de silence ?<br>__________________________________________________________________________<br><strong>PRÉSENTATION DES INVITÉS</strong><br>•<br>P<strong>hilippe Robert</strong>, artiste, dessinateur, chanteur, compositeur acteur qui consacre toute son activité à faire connaitre le kamishibai en France, en Europe et en Afrique à travers des spectacles ou des ateliers créatifs ;<br>•<br><strong>Pascal-Alex Vincent</strong>, quant à lui est cinéaste et enseignant spécialisé dans l'histoire du cinéma japonais. Réalisateur de nombreux documentaires, il est également l'auteur des ouvrages Yasujiro Ozu : une affaire de famille (éditions de La Martinière) et Dictionnaire du cinéma japonais (éditions Carlotta)<br>Le KAMISHIBAI : Le kamishibai n’explique pas.Il accompagne le regard.<br>Né vers 1930, c’est un art effectivement où des images défilent dans un castelet en bois et qui a fait naître les premiers héros de manga; c'est donc l'ancêtre du manga.<br>Kami veut-dire papier et shibaï pièce de théâtre; on le traduit "papier théâtre"<br>C'est un art de la rue, jadis fixé sur les porte-bagages de vélo et diffusé dans les quartiers des villes qui montrait tous les styles d'histoires traditionnelles ou modernes. Il a servi aussi de journal télévisé pendant la guerre, pour recruter de nouveaux soldats. A son apogée, au Japon, en 1950 on comptait 50 000 conteurs de kamishibaï dans tout le pays.<br>Maintenant, il est utilisé dans le monde entier, en toute salle ou extérieur, et sans besoin technique.<br>Le kamishibaï est interdisciplinaire ; il stimule l'imagination en réunissant l'écrit, le dessin et la lecture jouée.<br>L’attention du public est stimulée par le texte qui n'est pas en lien direct avec l'image.<br>A la différence des télévisions, cinéma et autres écrans qui sont des robinets à images non-stop, les dessins du kamishibaÏ sont fixes, même s'ils glissent comme dans un diaporama.<br>Entre deux images, le public à le temps d'imaginer les images intermédiaires : (Comme l'ellipse, entre 2 cases de bd ou de manga, c'est comme un silence du dessinateur qui laisse place au lecteur) Il faut relier par soi-même les infos du texte et celles du dessin<br>Et comme au cinéma, le texte peut être présent par les images, par du son, par des bruits ou des onomatopées que les japonais adorent.<br>Le kamishibai éduque le regard avant la parole car le dessin est le moteur. Le texte lui, donne de la vie et de l'émotion aux dessins, par les sons et le (ou les) sens des mots. Lorsque l'image est fixe, elle laisse le temps au public de la contempler pendant quelques instants, comme un tableau : le temps de l’émerveillement.<br>______________________________________________________________________________________<br>MUSIQUES :<br>-<br>L’ile nue de Hikaru Hayashi<br>-<br>Générique ouverture du film Tokyo Monogatari Takatoshi Saito<br>-<br>Adagietto extrait de la Symphonie n°5 de Gustav Mahler (rendu célèbre par le film Mort à Venise)<br>_______________________</p><p><strong>LE CINÉMA JAPONAIS</strong><br><br>L'Île nue 裸の島, Hadaka no shima est un film japonais en noir et blanc, sonorisé mais sans dialogues, à l’exception des cris des écoliers et du cri de la mère à la fin. Réalisé par Kaneto Shindō, sorti en 1960. Il se concentre sur la vie quotidienne d'une famille de fermiers vivant sur une petite île isolée de la mer intérieure de Seto. Le film suit les efforts laborieux des parents pour survivre dans un environnement aride, transportant l'eau nécessaire à la culture de leurs champs depuis l'île voisine, dans un cycle de tâches répétitives et éprouvantes.<br>Avec une approche quasi-documentaire, L'Île nue s'appuie sur une mise en scène épurée et un puissant langage visuel pour explorer la résilience humaine face à des conditions de vie extrêmes. La musique de Hikaru Hayashi accompagne les images avec une variation sur un seul thème, renforçant la profondeur du récit, qui repose sur l'observation silencieuse plutôt que sur les dialogues.<br>À sa sortie, L'Île nue a remporté le Grand Prix du Festival international du film de Moscou en 1961 et a été acclamé pour sa simplicité et sa force émotionnelle. Considéré comme l'une des oeuvres majeures de Kaneto Shindō, le film est aujourd'hui célébré pour son style visuel unique et son exploration poétique du travail et de la lutte pour la survie dans un monde indifférent.<br>Dans le cinéma japonais, le plan fixe et le hors-champ que le cinéma occidental évite souvent sont très importants.Par bien des aspects et à l’origine du cinéma de Yasuhiro Ozu on pourrait parler d’un cinéma de l’attention plutôt que de l’action .&nbsp;</p><p><strong>KANJI DU MOIS</strong><br>見る (miru) — On yomi ken, kun yomi mi<br>Il signifie voir. Mais voir au sens japonais, ce n’est pas simplement regarder avec les yeux.<br>C’est prêter attention. C’est accepter de ne pas tout comprendre tout de suite.<br>Dans le théâtre Nô, dans le cinéma japonais, dans le kamishibai, on apprend d’abord à voir.<br>Comme à l’accoutumée, je vous propose de dessiner le kanji 見る, et posez-vous cette question :<br>Quelle image m’a transformée sans me parler ?<br>Envoyez votre kanji et votre texte à : associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon<br>_________________________________________________________________________________________<br><strong>RESSOURCES POUR APPROFONDIR</strong><br>•<br>international Kamishibai Association of Japan (IKAJA) : https://www.kamishibai-ikaja.com/en/<br>•<br>Kamishibai de Philippe Robert sur strickingly<br>•<br>Edith Montelle Kamishibai, la boite magique (Editions Callicephale)<br>•<br>Pascal Alex Vincent Yasujiro Ozu : une affaire de famille (éditions de La Martinière) et Dictionnaire du cinéma japonais (éditions Carlotta)<br>•<br>VOIR OU REVOIR Voyage à Tokyo Tokyo monogatari de Yasujiro Ozu pour s’imprégner de culture japonaise, son atmosphère rendra plus lisible à nos auditeurs le visionnage du film « Tokyo Ga » de Wim Wenders, prévu à notre festival Hana Matsuri les voies japonaises le vendredi 10 avril au cinéma Mazarin.</p><p><br><strong>HAÏKU DU MOIS lu par Kazoku Colas</strong><br>Yosa Buson<br>見るほどに 物のかげ濃し 春の月<br>Plus je regarde, l’ombre des choses s’épaissit — lune de printemps.<br>« Avant de comprendre, il faut apprendre à regarder. Avant de parler, il faut accepter d’écouter. »<br>Mars nous apprend à voir. au Japon raconter ce n’est pas expliquer, décortiquer, analyser mais laisser une image faire son chemin.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>"Regards croisés : ONSEN 温泉 au Japon, cures thermales en France : se régénérer en hiver</title><pubDate>Thu, 05 Feb 2026 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-76998</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2026-01/Sans%20titre%203.gif?itok=f8wmrh1o"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/df610c0d1cb6c2190fcb4dd008130e1d7fa36f5ebffcfbf44f1c0b8529eb8ac1.mp3" length="33189720" type="audio/mpeg"/><itunes:title>"Regards croisés : ONSEN 温泉 au Japon, cures thermales en France : se régénérer en hiver</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=653919</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;"Regards croisés : ONSEN 温泉 au Japon, cures thermales en France : se régénérer en hiver&lt;br&gt;Janvier est le mois du froid, du corps tendu, si nous avons marché dans notre émission précédente pour nous réchauffer, aujourd’hui je vous propose d’aller nous détendre dans un bain chaud et pour le mois de février, mois du recommencement alors qu’il fait encore froid, nous explorerons &lt;strong&gt;le soin par l’eau chaude :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;1.&lt;br&gt;Pourquoi les &lt;strong&gt;onsen&lt;/strong&gt; occupent-ils une place si essentielle au Japon ?&lt;br&gt;2.&lt;br&gt;En quoi les &lt;strong&gt;cures thermales françaises&lt;/strong&gt; répondent-elles ou non aux mêmes besoins ?&lt;br&gt;3.&lt;br&gt;Que nous dit l’eau chaude sur notre rapport au corps, au temps, à la lenteur et au silence ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Notre invitée&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Madame Angélique Tolmer&lt;/strong&gt; , directrice des thermes de ST Honoré les bains dans la Nièvre au sein de la chaine Thermale du soleil : &lt;strong&gt;https://www.chainethermale.fr/saint-honore-les-bains&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;A propos du bain japonais : quelques précisions&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Terme&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Eau&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Lieu&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Rôle principal&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Furo (風呂)&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Eau chauffée&lt;br&gt;Maison, ryokan&lt;br&gt;Rituel privé&lt;br&gt;Sentō (銭湯)&lt;br&gt;Eau chauffée&lt;br&gt;Bain public&lt;br&gt;Vie sociale&lt;br&gt;Onsen (温泉)&lt;br&gt;Source naturelle&lt;br&gt;Station thermale&lt;br&gt;Bien-être / santé&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Rotenburo (露天風呂)&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Variable&lt;br&gt;Extérieur&lt;br&gt;Nature / contemplation&lt;br&gt;•&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Sentō ≠ onsen&lt;/strong&gt; La différence clé est &lt;strong&gt;l’origine de l’eau&lt;/strong&gt;, pas la taille ni le prestige.&lt;br&gt;•&lt;br&gt;Rotenburo n’est pas une catégorie d’eau, mais une situation (dehors).&lt;br&gt;____________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;Le Japon compte plus de&lt;strong&gt; 3 000 onsen stations thermales&lt;/strong&gt; à travers le pays. &lt;strong&gt;Il y a environ 27 000 sources chaudes &lt;/strong&gt;dans lesquelles l’eau est naturellement chauffée par &lt;strong&gt;l’activité volcanique.&lt;/strong&gt; Dans certains villages, l’onsen , la source thermale représente 80% de l’économie locale : &lt;strong&gt;Un onsen,&lt;/strong&gt; ce n’est pas qu’un bain, c’est toute une économie rurale ou &lt;strong&gt;territoriale&lt;/strong&gt; ( Ryokan (hébergement traditionnel), Restaurants &amp;amp; cuisine locale Artisanat (céramique, bois, textile) Agriculture locale (riz, légumes, saké)&lt;br&gt;Le bain japonais est un rituel, pas un loisir&lt;br&gt;•&lt;br&gt;On se lave avant d’entrer dans l’eau&lt;br&gt;•&lt;br&gt;La nudité est naturelle&lt;br&gt;•&lt;br&gt;On apprécie le silence, on se laisse envahir par la lenteur&lt;br&gt;C’est une philosophie du corps&lt;br&gt;L’onsen soigne : le corps, la fatigue, le stress, la solitude&lt;br&gt;C’est une détente aussi pour le corps social : On y va seul, en famille, entre amis et avec des inconnus ________________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Le KANJI DU MOIS — 温泉 ONSEN&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; 温 (on) : chaud, tiède OU atataka en kun yomi → eau chaude, chaleur douce&lt;br&gt; 泉 (sen) : source OU Izumi → source naturelle, eau qui jaillit Invitation aux auditeurs :&lt;br&gt;Dessinez le kanji 湯, ON et posez-vous cette question :&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce que mon corps réclame en ce début d’année ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Envoyez votre kanji et votre texte à : associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon&lt;br&gt;___________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Musiques :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Ryuichi Sakamoto: les notes de piano comme des gouttes d’eau&lt;br&gt;-&lt;br&gt;Asience&lt;br&gt;-&lt;br&gt;Energy Flow&lt;br&gt;En dialogue avec&lt;br&gt;Erik Satie Gymnopédie n°1&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Haiku japonais de Février de Matsuo Bashō (1644-1694) lu par Kazuko Colas&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;湯の中や 波の音聞く 冬の月&lt;br&gt;Dans l’eau du bain chaud j’écoute le bruit des vagues — lune d’hiver.&lt;br&gt;___________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;Vous retrouverez nos photos de bains japonais comme d’habitude sur notre page Facebook Tanabata Nevers Japon/ photo/ dans album/ Kokoro les souffle du japon épisode 6&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2069</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>"Regards croisés : ONSEN 温泉 au Japon, cures thermales en France : se régénérer en hiver<br>Janvier est le mois du froid, du corps tendu, si nous avons marché dans notre émission précédente pour nous réchauffer, aujourd’hui je vous propose d’aller nous détendre dans un bain chaud et pour le mois de février, mois du recommencement alors qu’il fait encore froid, nous explorerons <strong>le soin par l’eau chaude :</strong><br>1.<br>Pourquoi les <strong>onsen</strong> occupent-ils une place si essentielle au Japon ?<br>2.<br>En quoi les <strong>cures thermales françaises</strong> répondent-elles ou non aux mêmes besoins ?<br>3.<br>Que nous dit l’eau chaude sur notre rapport au corps, au temps, à la lenteur et au silence ?</p><p><br>&nbsp;<strong>Notre invitée</strong> :</p><p><br><strong>Madame Angélique Tolmer</strong> , directrice des thermes de ST Honoré les bains dans la Nièvre au sein de la chaine Thermale du soleil : <strong>https://www.chainethermale.fr/saint-honore-les-bains</strong><br>A propos du bain japonais : quelques précisions<br><strong>Terme</strong><br><strong>Eau</strong><br><strong>Lieu</strong><br><strong>Rôle principal</strong><br><strong>Furo (風呂)</strong><br>Eau chauffée<br>Maison, ryokan<br>Rituel privé<br>Sentō (銭湯)<br>Eau chauffée<br>Bain public<br>Vie sociale<br>Onsen (温泉)<br>Source naturelle<br>Station thermale<br>Bien-être / santé<br><strong>Rotenburo (露天風呂)</strong><br>Variable<br>Extérieur<br>Nature / contemplation<br>•<br><strong>Sentō ≠ onsen</strong> La différence clé est <strong>l’origine de l’eau</strong>, pas la taille ni le prestige.<br>•<br>Rotenburo n’est pas une catégorie d’eau, mais une situation (dehors).<br>____________________________________________________________________________________________<br>Le Japon compte plus de<strong> 3 000 onsen stations thermales</strong> à travers le pays. <strong>Il y a environ 27 000 sources chaudes </strong>dans lesquelles l’eau est naturellement chauffée par <strong>l’activité volcanique.</strong> Dans certains villages, l’onsen , la source thermale représente 80% de l’économie locale : <strong>Un onsen,</strong> ce n’est pas qu’un bain, c’est toute une économie rurale ou <strong>territoriale</strong> ( Ryokan (hébergement traditionnel), Restaurants &amp; cuisine locale Artisanat (céramique, bois, textile) Agriculture locale (riz, légumes, saké)<br>Le bain japonais est un rituel, pas un loisir<br>•<br>On se lave avant d’entrer dans l’eau<br>•<br>La nudité est naturelle<br>•<br>On apprécie le silence, on se laisse envahir par la lenteur<br>C’est une philosophie du corps<br>L’onsen soigne : le corps, la fatigue, le stress, la solitude<br>C’est une détente aussi pour le corps social : On y va seul, en famille, entre amis et avec des inconnus ________________________________________________________________________________<br><strong>Le KANJI DU MOIS — 温泉 ONSEN</strong><br> 温 (on) : chaud, tiède OU atataka en kun yomi → eau chaude, chaleur douce<br> 泉 (sen) : source OU Izumi → source naturelle, eau qui jaillit Invitation aux auditeurs :<br>Dessinez le kanji 湯, ON et posez-vous cette question :<br><strong>Qu’est-ce que mon corps réclame en ce début d’année ?</strong><br>Envoyez votre kanji et votre texte à : associationtanabata@gmail.com Objet : Kokoro – le souffle du Japon<br>___________________________________________________________________________________________<br><strong>Musiques :</strong><br>Ryuichi Sakamoto: les notes de piano comme des gouttes d’eau<br>-<br>Asience<br>-<br>Energy Flow<br>En dialogue avec<br>Erik Satie Gymnopédie n°1<br><strong>Haiku japonais de Février de Matsuo Bashō (1644-1694) lu par Kazuko Colas</strong><br>湯の中や 波の音聞く 冬の月<br>Dans l’eau du bain chaud j’écoute le bruit des vagues — lune d’hiver.<br>___________________________________________________________________________________________<br>Vous retrouverez nos photos de bains japonais comme d’habitude sur notre page Facebook Tanabata Nevers Japon/ photo/ dans album/ Kokoro les souffle du japon épisode 6</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>"Regards croisés : LE CHEMIN 道 : pèlerinages des 7 dieux du bonheur et de St Jacques de Compostelle</title><pubDate>Thu, 08 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-76061</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2026-01/Sans%20titre%201.jpg?itok=fsk-Etso"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/822437f2cc154b081c6afbcd8eb2d017aabc7296d6213981507caf120fdd3b22.mp3" length="31645779" type="audio/mpeg"/><itunes:title>"Regards croisés : LE CHEMIN 道 : pèlerinages des 7 dieux du bonheur et de St Jacques de Compostelle</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=646400</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;"Regards croisés : LE CHEMIN 道 : pèlerinages des 7 dieux du bonheur et de St Jacques de Compostelle&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Que représente le pèlerinage pour nos deux cultures ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;C’est ce que nous souhaitons explorer dans cette émission du mois de janvier.&lt;br&gt;Au Japon comme en France, marcher est une manière d’habiter le monde. Aujourd’hui, nous suivons deux chemins : celui des &lt;strong&gt;Sept Dieux du Bonheur&lt;/strong&gt;, pèlerinage joyeux et populaire japonais, et celui du &lt;strong&gt;chemin de Saint-Jacques&lt;/strong&gt;, voie spirituelle d’Europe. Deux routes, un même mot pour les relier : 道 — michi, le chemin. »&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Notre invitée :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Madame Marie France Faignoy&lt;/strong&gt;, Présidente de l’Association des Amis et Pèlerins de Saint-Jacques de la Voie de Vézelay&lt;br&gt;https://vezelay-compostelle.eu/&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Le "tour des Sept Dieux du Bonheur" à Kamakura (鎌倉七福神巡り&lt;/strong&gt;, Kamakura Shichifukujin Meguri)&lt;br&gt;Ce pèlerinage combine spiritualité, patrimoine et promenade à travers les collines et ruelles de cette ancienne capitale shogunale. Il peut se faire en une demi-journée ou sur la journée complète, selon le rythme.&lt;br&gt;1.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Ebisu (恵比須)&lt;/strong&gt; – dieu des pêcheurs, du commerce et de la prospérité Hongaku-ji (本覚寺)&lt;br&gt;2.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Daikokuten (大黒天) &lt;/strong&gt;– dieu de la richesse et de la nourriture Hōkai-ji (宝戒寺)&lt;br&gt;3.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Bishamonten (毘沙門天)&lt;/strong&gt; – dieu de la guerre et protecteur du Dharma Egara Tenjin-sha (荏柄天神社)&lt;br&gt;4.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Benzaiten (弁才天)&lt;/strong&gt; – déesse de l’art, de la musique, de l’éloquence Tsurugaoka Hachimangū – Hōjō-bō (鶴岡八幡宮・宝城坊)&lt;br&gt;5.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Fukurokuju (福禄寿)&lt;/strong&gt; – dieu de la longévité, richesse et sagesse Kakuon-ji (覚園寺)&lt;br&gt;6.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Jurōjin (寿老人) &lt;/strong&gt;– dieu de la longévité et de la paix Goryō Jinja (御霊神社)&lt;br&gt;7.&lt;br&gt;Hotei (布袋) – dieu de la bonne humeur et de la fortune Hase-dera (長谷寺)&lt;br&gt;Il est courant d’acheter un &lt;strong&gt;shikishi &lt;/strong&gt;(色紙) ou carnet de pèlerinage sur lequel les temples apposent des tampons &lt;strong&gt;calligraphiés&lt;/strong&gt; (goshuin) voir notre photo.&lt;br&gt;Les sept divinités sont souvent décrites à bord de &lt;strong&gt;leur navire Takarabune&lt;/strong&gt; (宝船 « Navire aux trésors »). La tradition veut que les sept divinités arrivent en ville pour la Nouvelle Année et distribuent des présents fantastiques aux gens méritants.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>1972</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><strong>"Regards croisés : LE CHEMIN 道 : pèlerinages des 7 dieux du bonheur et de St Jacques de Compostelle</strong><br><strong>Que représente le pèlerinage pour nos deux cultures ?</strong><br>C’est ce que nous souhaitons explorer dans cette émission du mois de janvier.<br>Au Japon comme en France, marcher est une manière d’habiter le monde. Aujourd’hui, nous suivons deux chemins : celui des <strong>Sept Dieux du Bonheur</strong>, pèlerinage joyeux et populaire japonais, et celui du <strong>chemin de Saint-Jacques</strong>, voie spirituelle d’Europe. Deux routes, un même mot pour les relier : 道 — michi, le chemin. »<br><strong>Notre invitée :</strong><br><strong>Madame Marie France Faignoy</strong>, Présidente de l’Association des Amis et Pèlerins de Saint-Jacques de la Voie de Vézelay<br>https://vezelay-compostelle.eu/<br><strong>Le "tour des Sept Dieux du Bonheur" à Kamakura (鎌倉七福神巡り</strong>, Kamakura Shichifukujin Meguri)<br>Ce pèlerinage combine spiritualité, patrimoine et promenade à travers les collines et ruelles de cette ancienne capitale shogunale. Il peut se faire en une demi-journée ou sur la journée complète, selon le rythme.<br>1.<br><strong>Ebisu (恵比須)</strong> – dieu des pêcheurs, du commerce et de la prospérité Hongaku-ji (本覚寺)<br>2.<br><strong>Daikokuten (大黒天) </strong>– dieu de la richesse et de la nourriture Hōkai-ji (宝戒寺)<br>3.<br><strong>Bishamonten (毘沙門天)</strong> – dieu de la guerre et protecteur du Dharma Egara Tenjin-sha (荏柄天神社)<br>4.<br><strong>Benzaiten (弁才天)</strong> – déesse de l’art, de la musique, de l’éloquence Tsurugaoka Hachimangū – Hōjō-bō (鶴岡八幡宮・宝城坊)<br>5.<br><strong>Fukurokuju (福禄寿)</strong> – dieu de la longévité, richesse et sagesse Kakuon-ji (覚園寺)<br>6.<br><strong>Jurōjin (寿老人) </strong>– dieu de la longévité et de la paix Goryō Jinja (御霊神社)<br>7.<br>Hotei (布袋) – dieu de la bonne humeur et de la fortune Hase-dera (長谷寺)<br>Il est courant d’acheter un <strong>shikishi </strong>(色紙) ou carnet de pèlerinage sur lequel les temples apposent des tampons <strong>calligraphiés</strong> (goshuin) voir notre photo.<br>Les sept divinités sont souvent décrites à bord de <strong>leur navire Takarabune</strong> (宝船 « Navire aux trésors »). La tradition veut que les sept divinités arrivent en ville pour la Nouvelle Année et distribuent des présents fantastiques aux gens méritants.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>Regards croisés : Foujita et la Chapelle de la Paix 平和 (Heiwa) Lumière d’hiver et paix intérieure</title><pubDate>Thu, 04 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-74754</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-11/Sans%20titre%201_1.jpg?itok=dc3Mx95G"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/92e5b9fd19878b1b90c5f047dcb4d5998888fccc6e8a151890697c092fb4ee1d.mp3" length="35189655" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Regards croisés : Foujita et la Chapelle de la Paix 平和 (Heiwa) Lumière d’hiver et paix intérieure</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=637282</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regards croisés&lt;/strong&gt; : Foujita et la Chapelle de la Paix 平和 (Heiwa)&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Lumière d’hiver et paix intérieure&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Aujourd’hui, nous partons pour Reims, à la découverte d’un Japon inattendu : la Chapelle de la Paix, œuvre entièrement imaginée et réalisée par Léonard Foujita, ce peintre « du monde », considéré comme français par les Japonais et japonais par les Français.&lt;br&gt;Sa biographie personnelle et artistique éclaire ce projet singulier, une création entièrement dédiée à la paix.&lt;br&gt;Décembre est le mois de Noël, un moment propice pour retrouver en soi un lieu intérieur où la lumière puisse entrer doucement. C’est cela que je souhaite partager avec vous : éclairer le parcours de Foujita et vous proposer une visite sensible de cette chapelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;N&lt;strong&gt;otre invitée&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Madame Marie-Hélène Montout-Richard&lt;/strong&gt;, directrice des musées d’art de la ville de Reims, contributrice à de nombreux ouvrages et catalogues. Parmi ses publications :&lt;br&gt;Catherine Delot &amp;amp; Marie-Hélène Montout-Richard, Notre-Dame-de-la-Paix, chapelle Foujita, Reims, Snoeck Publishers, Gand (Belgique), 2019.&lt;br&gt;Catherine Delot, Daniel Rondeau, Sophie Krebs, Katsunori Fukaya, Anne Le Diberder, Sylvie Buisson, Sabine Maffre, Marie-Hélène Montout-Richard, Maxence Julien &amp;amp; Georges Magnier, La Donation Foujita au musée des Beaux-Arts de Reims, Snoeck Publishers, Gand (Belgique) ; Musée des Beaux-Arts de Reims, 2018, vol. 1 et 2.&lt;br&gt;Marie-Hélène Montout-Richard, Petit journal de l’exposition Foujita, l’élégance du trait, novembre 2018 – février 2019, Musée des Beaux-Arts de Reims, 2018.&lt;br&gt;Foujita monumental ! Enfer et paradis, catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Reims, 31 mars – 28 juin 2010, Hazan, Paris, 2010.&lt;br&gt;Ressources : &lt;a href="https://musees-reims.fr/fr/centres-de-ressources/ressources-documentaires/article/nos-expositions-pour-memoire"&gt;https://musees-reims.fr/fr/centres-de-ressources/ressources-documentaires/article/nos-expositions-pour-memoire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références pour approfondir&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Sur le site des musées de Reims&lt;/strong&gt; :&lt;br&gt;Musée numérique :&lt;br&gt;&lt;a href="https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/"&gt;https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Œuvres en ligne (Foujita) :&lt;br&gt;https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/oeuvres-en-ligne?recherche_libre=Foujita&lt;br&gt;La Chapelle Foujita :&lt;br&gt;h&lt;a href="//musees-reims.fr/fr/musees/la-chapelle-foujita/"&gt;ttps://musees-reims.fr/fr/musees/la-chapelle-foujita/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Vidéos et actualités&lt;br&gt;La Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dernier témoignage artistique de Tsuguharu Léonard Foujita&lt;br&gt;&lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=yIIgqYYebII"&gt;https://www.youtube.com/watch?v=yIIgqYYebII&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Au Japon : exposition sur la peinture féline à partir de Tsuguharu Foujita&lt;br&gt;Musée de Fuchū, jusqu’au 7 décembre :&lt;br&gt;&lt;a href="http://fam-exhibition.com/foujita2025/"&gt;http://fam-exhibition.com/foujita2025/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le kanji du jour — 平和 (heiwa) : la paix&lt;br&gt;Ce mot réunit l’idée d’équilibre et celle d’un cœur apaisé. On y retrouve le kanji de l’harmonie, présent dans l’esprit du thé, et également dans le nom même du Japon.&lt;br&gt;À votre tour, dessinez ce kanji en vous posant ces questions :&lt;br&gt;Qu’est-ce que la paix, à la veille de Noël ?&lt;br&gt;Une paix dans le monde ?&lt;br&gt;Ou une paix au-dedans ?&lt;br&gt;Vous pouvez l’envoyer, accompagné d’un poème si vous le souhaitez, à :&lt;br&gt;associationtanabata@gmail.com&lt;br&gt;Objet du message : Émission RCF — Kokoro, le souffle du Japon&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Musiques&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;L’œuvre musicale de Leonard Cohen résonne particulièrement avec l’œuvre picturale de Foujita : Hallelujah, Who by Fire, et surtout Nevermind.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Haïku japonais de décembre &lt;/strong&gt;—&lt;strong&gt; Matsuo Bashō&lt;/strong&gt; (松尾芭蕉, 1644-1694)&lt;br&gt;Lu par Kazuko Colas&lt;br&gt;雪とけて&lt;br&gt;寺にこもれる&lt;br&gt;静けさよ&lt;br&gt;La neige fond —&lt;br&gt;le temple s’enveloppe&lt;br&gt;de silence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photographies&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Retrouvez les photographies qui illustrent l’émission sur notre page Facebook :&lt;br&gt;&lt;a href="https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/"&gt;https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Dans &lt;strong&gt;Photos / Album : Émission “Kokoro — Le souffle du Japon”, épisode 4.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2194</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><strong>Regards croisés</strong> : Foujita et la Chapelle de la Paix 平和 (Heiwa)<br><strong>Lumière d’hiver et paix intérieure</strong><br>Aujourd’hui, nous partons pour Reims, à la découverte d’un Japon inattendu : la Chapelle de la Paix, œuvre entièrement imaginée et réalisée par Léonard Foujita, ce peintre « du monde », considéré comme français par les Japonais et japonais par les Français.<br>Sa biographie personnelle et artistique éclaire ce projet singulier, une création entièrement dédiée à la paix.<br>Décembre est le mois de Noël, un moment propice pour retrouver en soi un lieu intérieur où la lumière puisse entrer doucement. C’est cela que je souhaite partager avec vous : éclairer le parcours de Foujita et vous proposer une visite sensible de cette chapelle.</p><p>N<strong>otre invitée</strong><br><strong>Madame Marie-Hélène Montout-Richard</strong>, directrice des musées d’art de la ville de Reims, contributrice à de nombreux ouvrages et catalogues. Parmi ses publications :<br>Catherine Delot &amp; Marie-Hélène Montout-Richard, Notre-Dame-de-la-Paix, chapelle Foujita, Reims, Snoeck Publishers, Gand (Belgique), 2019.<br>Catherine Delot, Daniel Rondeau, Sophie Krebs, Katsunori Fukaya, Anne Le Diberder, Sylvie Buisson, Sabine Maffre, Marie-Hélène Montout-Richard, Maxence Julien &amp; Georges Magnier, La Donation Foujita au musée des Beaux-Arts de Reims, Snoeck Publishers, Gand (Belgique) ; Musée des Beaux-Arts de Reims, 2018, vol. 1 et 2.<br>Marie-Hélène Montout-Richard, Petit journal de l’exposition Foujita, l’élégance du trait, novembre 2018 – février 2019, Musée des Beaux-Arts de Reims, 2018.<br>Foujita monumental ! Enfer et paradis, catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Reims, 31 mars – 28 juin 2010, Hazan, Paris, 2010.<br>Ressources : <a href="https://musees-reims.fr/fr/centres-de-ressources/ressources-documentaires/article/nos-expositions-pour-memoire">https://musees-reims.fr/fr/centres-de-ressources/ressources-documentaires/article/nos-expositions-pour-memoire</a></p><p><strong>Références pour approfondir</strong><br><strong>Sur le site des musées de Reims</strong> :<br>Musée numérique :<br><a href="https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/">https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/</a><br>Œuvres en ligne (Foujita) :<br>https://musees-reims.fr/fr/musee-numerique/oeuvres-en-ligne?recherche_libre=Foujita<br>La Chapelle Foujita :<br>h<a href="//musees-reims.fr/fr/musees/la-chapelle-foujita/">ttps://musees-reims.fr/fr/musees/la-chapelle-foujita/</a><br>Vidéos et actualités<br>La Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dernier témoignage artistique de Tsuguharu Léonard Foujita<br><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yIIgqYYebII">https://www.youtube.com/watch?v=yIIgqYYebII</a><br>Au Japon : exposition sur la peinture féline à partir de Tsuguharu Foujita<br>Musée de Fuchū, jusqu’au 7 décembre :<br><a href="http://fam-exhibition.com/foujita2025/">http://fam-exhibition.com/foujita2025/</a></p><p>Le kanji du jour — 平和 (heiwa) : la paix<br>Ce mot réunit l’idée d’équilibre et celle d’un cœur apaisé. On y retrouve le kanji de l’harmonie, présent dans l’esprit du thé, et également dans le nom même du Japon.<br>À votre tour, dessinez ce kanji en vous posant ces questions :<br>Qu’est-ce que la paix, à la veille de Noël ?<br>Une paix dans le monde ?<br>Ou une paix au-dedans ?<br>Vous pouvez l’envoyer, accompagné d’un poème si vous le souhaitez, à :<br>associationtanabata@gmail.com<br>Objet du message : Émission RCF — Kokoro, le souffle du Japon</p><p><strong>Musiques</strong><br>L’œuvre musicale de Leonard Cohen résonne particulièrement avec l’œuvre picturale de Foujita : Hallelujah, Who by Fire, et surtout Nevermind.<br><strong>Haïku japonais de décembre </strong>—<strong> Matsuo Bashō</strong> (松尾芭蕉, 1644-1694)<br>Lu par Kazuko Colas<br>雪とけて<br>寺にこもれる<br>静けさよ<br>La neige fond —<br>le temple s’enveloppe<br>de silence.</p><p><strong>Photographies</strong><br>Retrouvez les photographies qui illustrent l’émission sur notre page Facebook :<br><a href="https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/">https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/</a><br>Dans <strong>Photos / Album : Émission “Kokoro — Le souffle du Japon”, épisode 4.</strong><br>&nbsp;</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>« Regards croisés  : L’accueil ou omotenashi おもてなし »</title><pubDate>Thu, 06 Nov 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-73071</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-10/ffff.jpg?itok=JN5eFHrM"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/a4972cd6023b04615dcb11ad497a2c8ff6f32d3a52e727aed84cdbcf476467f7.mp3" length="33911954" type="audio/mpeg"/><itunes:title>« Regards croisés  : L’accueil ou omotenashi おもてなし »</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=624585</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Quand on voyage, comme dans la chanson Hotel California de Eagles, on ne sait pas trop à quoi s’attendre lorsqu’on arrive à notre hébergement. Hell or Heaven&amp;nbsp;? Bonne ou mauvaise surprise&amp;nbsp;?&lt;br&gt;Cette émission est consacrée à l’accueil et j’ai choisi de vous illustrer &lt;strong&gt;l’omotenashi おもてなし ( accueil japonais)&lt;/strong&gt; par le séjour en &lt;strong&gt;ryokan 旅館&lt;/strong&gt;. C’est une auberge japonaise traditionnelle, où l’on découvre un art de vivre fondé sur le calme, la beauté simple et l’hospitalité raffinée — parfait exemple de l’omotenashi où Il ne s’agit pas de « service client » au sens occidental, mais d’une attitude intérieure, une prévenance discrète et invisible.&lt;br&gt;Ces auberges existent depuis des siècles, souvent situées près des sources thermales (onsen), des routes de pèlerinage ou des villages reculés de montagne.&lt;br&gt;On y dort sur des tatamis avec des futons, on se chausse de chaussons, on se baigne dans des bains collectifs ou privés en bois ou en pierre, et on savoure un repas kaiseki, succession de plats délicats qui célèbrent la saison.&lt;br&gt;Ce qui se rapproche le plus en France, de la qualité de l’accueil de ces auberges japonaises, ce sont les chambres d’hôtes des Gites de France, une marque fondée dans nos campagnes depuis 70 ans, qui a su évoluer avec son temps tout en conservant ses valeurs.&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Notre invité&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Simon Debord, Directeur de l’Association des Gites De France (GDF) Nièvre et Cote d’or&lt;/strong&gt; sera présent pour nous éclairer sur les spécificités des Gites de France qui contribuent, dans un style différent, à la qualité de notre accueil partout en France. Plus de 55&amp;nbsp;000 hébergements Gites de France que vous pouvez consulter et réserver sur le site https://www.gites-de-france.com/fr, pour élargir vos horizons et découvrir la France en profondeur, en prenant le temps nécessaire à la rencontre de vos hôtes.&lt;br&gt;__________________________________________________________________________&lt;br&gt;RESSOURCES POSSIBLES POUR APPRONFONDIR&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes (1939)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Film &amp;nbsp;Okuribito (Departures) – de Yōjirō Takita,&lt;/strong&gt; c’est d’un autre voyage dont il s’agit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shinya Shokudō (La cantine de minuit) – série adaptée du manga&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Chaque épisode se passe dans un minuscule restaurant de nuit à Tokyo. Le maître de la cantine accueille sans juger, sans poser de questions. Il écoute.&lt;br&gt;__________________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;The Taste of Tea de Katsuhito Ishii&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Un très beau &lt;strong&gt;portrait de l’attention japonaise au bien-être de l’autre&lt;/strong&gt;.au sein d’une famille japonaise excentrique mais profondément bienveillante. Chaque membre se montre attentif aux autres de façon douce et silencieuse.&lt;br&gt;Ce film de 2004 qui illustre à merveille la paix intérieure, l’attention à l’autre, et l’omotenashi du quotidien, celui qu’on offre sans y penser — simplement en étant présent.&lt;br&gt;_____________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Poème de Masaoka Shiki &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; lu &amp;nbsp;par&lt;strong&gt; Kazuko Colas&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;子規は「情を汲む一口に浮世の腸は洗はれたり」と感じたようです。&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Dans cette image, Masaoka Shiki exprime la purification intérieure ressentie face à un geste simple mais sincère d’hospitalité qu’il a vécu à l’arrivée dans cette maison de thé. Le voyageur fatigué, retrouve la paix, non par le luxe ou le confort, mais par un acte d’attention pure, de l’eau fraîche, reflet de l’esprit d’omotenashi. L’hospitalité n’est pas ostentatoire : une simple tasse d’eau peut devenir un acte sacré.&lt;br&gt;Le geste humble comme miroir de la spiritualité japonaise&lt;br&gt;___________________________________________________________________________________________&lt;br&gt;Vous retrouverez les photographies qui illustrent l’émission (notamment dans différents ryokans au printemps et en hiver) sur notre page facebook&amp;nbsp;: https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/&lt;br&gt;Dans photos/album/ Emission Kokoro le souffle du Japon ep 3.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2114</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Quand on voyage, comme dans la chanson Hotel California de Eagles, on ne sait pas trop à quoi s’attendre lorsqu’on arrive à notre hébergement. Hell or Heaven&nbsp;? Bonne ou mauvaise surprise&nbsp;?<br>Cette émission est consacrée à l’accueil et j’ai choisi de vous illustrer <strong>l’omotenashi おもてなし ( accueil japonais)</strong> par le séjour en <strong>ryokan 旅館</strong>. C’est une auberge japonaise traditionnelle, où l’on découvre un art de vivre fondé sur le calme, la beauté simple et l’hospitalité raffinée — parfait exemple de l’omotenashi où Il ne s’agit pas de « service client » au sens occidental, mais d’une attitude intérieure, une prévenance discrète et invisible.<br>Ces auberges existent depuis des siècles, souvent situées près des sources thermales (onsen), des routes de pèlerinage ou des villages reculés de montagne.<br>On y dort sur des tatamis avec des futons, on se chausse de chaussons, on se baigne dans des bains collectifs ou privés en bois ou en pierre, et on savoure un repas kaiseki, succession de plats délicats qui célèbrent la saison.<br>Ce qui se rapproche le plus en France, de la qualité de l’accueil de ces auberges japonaises, ce sont les chambres d’hôtes des Gites de France, une marque fondée dans nos campagnes depuis 70 ans, qui a su évoluer avec son temps tout en conservant ses valeurs.<br><strong>Notre invité&nbsp;:&nbsp;</strong><br><strong>Monsieur Simon Debord, Directeur de l’Association des Gites De France (GDF) Nièvre et Cote d’or</strong> sera présent pour nous éclairer sur les spécificités des Gites de France qui contribuent, dans un style différent, à la qualité de notre accueil partout en France. Plus de 55&nbsp;000 hébergements Gites de France que vous pouvez consulter et réserver sur le site https://www.gites-de-france.com/fr, pour élargir vos horizons et découvrir la France en profondeur, en prenant le temps nécessaire à la rencontre de vos hôtes.<br>__________________________________________________________________________<br>RESSOURCES POSSIBLES POUR APPRONFONDIR&nbsp;:&nbsp;<br><strong>Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes (1939)</strong></p><p><strong>Film &nbsp;Okuribito (Departures) – de Yōjirō Takita,</strong> c’est d’un autre voyage dont il s’agit.</p><p><strong>Shinya Shokudō (La cantine de minuit) – série adaptée du manga</strong><br>Chaque épisode se passe dans un minuscule restaurant de nuit à Tokyo. Le maître de la cantine accueille sans juger, sans poser de questions. Il écoute.<br>__________________________________________________________________________________<br><strong>The Taste of Tea de Katsuhito Ishii</strong><br>Un très beau <strong>portrait de l’attention japonaise au bien-être de l’autre</strong>.au sein d’une famille japonaise excentrique mais profondément bienveillante. Chaque membre se montre attentif aux autres de façon douce et silencieuse.<br>Ce film de 2004 qui illustre à merveille la paix intérieure, l’attention à l’autre, et l’omotenashi du quotidien, celui qu’on offre sans y penser — simplement en étant présent.<br>_____________________________________________________________________________________________<br><strong>Poème de Masaoka Shiki &nbsp;&nbsp;</strong> lu &nbsp;par<strong> Kazuko Colas</strong><br><strong>子規は「情を汲む一口に浮世の腸は洗はれたり」と感じたようです。</strong><br>Dans cette image, Masaoka Shiki exprime la purification intérieure ressentie face à un geste simple mais sincère d’hospitalité qu’il a vécu à l’arrivée dans cette maison de thé. Le voyageur fatigué, retrouve la paix, non par le luxe ou le confort, mais par un acte d’attention pure, de l’eau fraîche, reflet de l’esprit d’omotenashi. L’hospitalité n’est pas ostentatoire : une simple tasse d’eau peut devenir un acte sacré.<br>Le geste humble comme miroir de la spiritualité japonaise<br>___________________________________________________________________________________________<br>Vous retrouverez les photographies qui illustrent l’émission (notamment dans différents ryokans au printemps et en hiver) sur notre page facebook&nbsp;: https://www.facebook.com/TanabataNeversJapon/<br>Dans photos/album/ Emission Kokoro le souffle du Japon ep 3.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>Kokoro- Le souffle du Japon « Regards croisés : 菊 (kiku) LA FLEUR D’OR le chrysanthème »</title><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-72285</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-10/Sans%20titre%201.jpg?itok=6NOlO2L4"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/0bf51d2b6e97030f68507bbf3487cadeecaee2fe88aeac56d1c768a2d6b56c4b.mp3" length="33183033" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Kokoro- Le souffle du Japon « Regards croisés : 菊 (kiku) LA FLEUR D’OR le chrysanthème »</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=618567</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;br&gt;Aujourd’hui, nous vous proposons un regard neuf sur le chrysanthème, cette fleur introduite en France au XVIIIe siècle est souvent perçue comme une fleur triste, liée à la Toussaint ; Or au &lt;strong&gt;Japon&lt;/strong&gt;, introduite à l’époque Heian (794-1185) depuis la Chine, le chrysanthème est symbole de vie, de noblesse et de longévité. Emblème de la famille impériale au Japon, elle est la fleur symbole de l'automne. Elle se fête le 9 septembre chaque année et fait l’objet de nombreux matsuri en novembre. Ses multiples variétés, aux couleurs chatoyantes apportent de la gaieté à notre soleil d’automne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre invité :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Bernard, Président du cercle des amateurs de chrysanthèmes&lt;/strong&gt;, une association existant depuis 20 ans dans le Jura regroupe dans la France entière des passionnés de chrysanthème ; Leur savoir est immense. N’hésitez pas à les contacter http://passionchrysanthemes.fr/.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cultivons cette fleur si esthétique et si facile dans nos jardins !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________________________________________________________________________&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette fleur a un lien secret avec la lumière et la notion de &lt;strong&gt;komorebi&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;木漏れ日, mot qui n’a pas d’équivalent exact en français. C’est la lumière qui passe à travers les feuilles, une lumière douce, tamisée, presque spirituelle. Une lumière essentielle mais invisible, un moment suspendu, un lien entre nature, temps et perception.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je vous propose d’expérimenter justement ce ralenti : &amp;nbsp;vous trouverez sur notre page facebook (photos /album) le tracé du kanji KIKU que je vous invite à reproduire chez vous, au calme avec de l’encre et du papier et d’écrire un court texte sur ce qu’il vous aura inspiré ;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Envoyez-nous la photo du kanji dessiné accompagné de ce texte sur &lt;strong&gt;notre mail associationtanabata@gmail.com &lt;/strong&gt;en précisant bien en objet Kokoro le souffle du Japon&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________________________________________________________________________&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Musiques &lt;/strong&gt;: -&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Shakuhachi nijusokyoku n 4 Hozan Yamamoto&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mere Mari Fukuhara BO de &amp;nbsp;la métaphysique des tubes et &amp;nbsp;la révélation du chocolat&lt;/p&gt;&lt;p&gt;André Messager - Madame Chrysanthème (Le jour sous le soleil béni) Barbara Hendricks&lt;/p&gt;&lt;p&gt;___________________________________________________________________________&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Haiku du mois : Issa – 菊と露 &amp;nbsp;lu par Kazuko Colas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;菊の露 人なつかしき ことば哉&lt;br&gt;Dans la rosée du chrysanthème,&lt;br&gt;le souvenir tendre&lt;br&gt;de quelques mots.&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2068</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><br>Aujourd’hui, nous vous proposons un regard neuf sur le chrysanthème, cette fleur introduite en France au XVIIIe siècle est souvent perçue comme une fleur triste, liée à la Toussaint ; Or au <strong>Japon</strong>, introduite à l’époque Heian (794-1185) depuis la Chine, le chrysanthème est symbole de vie, de noblesse et de longévité. Emblème de la famille impériale au Japon, elle est la fleur symbole de l'automne. Elle se fête le 9 septembre chaque année et fait l’objet de nombreux matsuri en novembre. Ses multiples variétés, aux couleurs chatoyantes apportent de la gaieté à notre soleil d’automne.</p><p><strong>Notre invité :</strong></p><p><strong>Monsieur Bernard, Président du cercle des amateurs de chrysanthèmes</strong>, une association existant depuis 20 ans dans le Jura regroupe dans la France entière des passionnés de chrysanthème ; Leur savoir est immense. N’hésitez pas à les contacter http://passionchrysanthemes.fr/.</p><p>Cultivons cette fleur si esthétique et si facile dans nos jardins !</p><p>________________________________________________________________________</p><p>Cette fleur a un lien secret avec la lumière et la notion de <strong>komorebi</strong> &nbsp;木漏れ日, mot qui n’a pas d’équivalent exact en français. C’est la lumière qui passe à travers les feuilles, une lumière douce, tamisée, presque spirituelle. Une lumière essentielle mais invisible, un moment suspendu, un lien entre nature, temps et perception.</p><p>Je vous propose d’expérimenter justement ce ralenti : &nbsp;vous trouverez sur notre page facebook (photos /album) le tracé du kanji KIKU que je vous invite à reproduire chez vous, au calme avec de l’encre et du papier et d’écrire un court texte sur ce qu’il vous aura inspiré ;</p><p>Envoyez-nous la photo du kanji dessiné accompagné de ce texte sur <strong>notre mail associationtanabata@gmail.com </strong>en précisant bien en objet Kokoro le souffle du Japon</p><p>__________________________________________________________________________</p><p><strong>Musiques </strong>: -</p><p>Shakuhachi nijusokyoku n 4 Hozan Yamamoto</p><p>Mere Mari Fukuhara BO de &nbsp;la métaphysique des tubes et &nbsp;la révélation du chocolat</p><p>André Messager - Madame Chrysanthème (Le jour sous le soleil béni) Barbara Hendricks</p><p>___________________________________________________________________________</p><p><strong>Haiku du mois : Issa – 菊と露 &nbsp;lu par Kazuko Colas</strong></p><p>菊の露 人なつかしき ことば哉<br>Dans la rosée du chrysanthème,<br>le souvenir tendre<br>de quelques mots.</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>Kokoro - Le souffle du Japon "Regards croisés : la rentrée des classes au Japon et en France"</title><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF58</dc:creator><guid isPermaLink="false">NV-70748</guid><itunes:image href="https://assets.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2025-09/15d.JPG?itok=qG1SiJMp"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo/7a51bf99-8d4e-486c-b1b9-f8d4cebc9ddf/800e7e9ad1eeb838937250b14e7d098bf7988c5dd32ed17be7836f6f5f67db0a.mp3" length="32704888" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Kokoro - Le souffle du Japon "Regards croisés : la rentrée des classes au Japon et en France"</itunes:title><link>https://www.rcf.fr/culture/kokoro?episode=607737</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;"Regards croisés : la rentrée des classes au Japon et en France"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Aujourd’hui, nous vous proposons un regard croisé entre deux mondes de l’éducation : celui du &lt;strong&gt;Japon&lt;/strong&gt;, pays de traditions fortes, d’exigence mais aussi d’innovation, et celui de la &lt;strong&gt;Nièvre&lt;/strong&gt;, en France, où des solutions concrètes se développent pour répondre aux défis de l’école d’aujourd’hui,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Ensemble, nous explorerons comment l’école, premier lieu de sociabilisation, peut rester un lieu d’épanouissement pour toutes et tous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Présentation des invités&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;Monsieur &lt;strong&gt;Jun Oba&lt;/strong&gt;, enseignant japonais ayant vécu en France, spécialiste de l’éducation et des échanges interculturels. A travaillé à l OCDE à Paris et a publié un ouvrage sur le système scolaire Japonais&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;Madame &lt;strong&gt;Anne Laure Gauthier&lt;/strong&gt;, référente pour l’académie de Dijon Responsable de la lutte contre le harcèlement&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ressources possibles pour approfondir&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;L’organisation du système éducatifs japonais - Jun Oba&lt;br&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;Rapport du ministère japonais de l'Éducation sur l'ijime (文部科学省 / MEXT)&lt;br&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;Confidences d’une enseignante au Japon – Catherine Garnier&lt;br&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; ➤ Témoignage vivant d’une Française enseignante dans une école japonaise, entre choc culturel et admiration.&lt;br&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;Le système éducatif japonais et ses dérives – Jean-François Sabouret&lt;br&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;Série TV&amp;nbsp;: 13 reasons why (2017) d’après le roman de Jay Asher&lt;br&gt;● &amp;nbsp; &amp;nbsp;Anime&amp;nbsp;: A silent voice (2016) - Yoshitoki Ōima&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mangas&amp;nbsp;sur le harcèlement scolaire&amp;nbsp;:&lt;br&gt;● &amp;nbsp; La méthode du détective Imamura (2024) chez Kurokawa&lt;br&gt;● &amp;nbsp; Les combats invisibles (2023) chez Vega Dupuis&lt;br&gt;● &amp;nbsp; Le Maître des livres (2011) – Umiharu Shinohara&lt;br&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; ➤ Manga touchant sur le rôle de la lecture et de l’école dans l’éducation des enfants japonais&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Nièvre</itunes:author><itunes:duration>2039</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><span><strong>"Regards croisés : la rentrée des classes au Japon et en France"</strong></span></p><p><span>Aujourd’hui, nous vous proposons un regard croisé entre deux mondes de l’éducation : celui du <strong>Japon</strong>, pays de traditions fortes, d’exigence mais aussi d’innovation, et celui de la <strong>Nièvre</strong>, en France, où des solutions concrètes se développent pour répondre aux défis de l’école d’aujourd’hui,&nbsp;</span></p><p><span>Ensemble, nous explorerons comment l’école, premier lieu de sociabilisation, peut rester un lieu d’épanouissement pour toutes et tous.</span></p><p><span><strong>Présentation des invités&nbsp;:</strong></span></p><ul><ul><li><span>&nbsp;Monsieur <strong>Jun Oba</strong>, enseignant japonais ayant vécu en France, spécialiste de l’éducation et des échanges interculturels. A travaillé à l OCDE à Paris et a publié un ouvrage sur le système scolaire Japonais</span></li><li><span>Madame <strong>Anne Laure Gauthier</strong>, référente pour l’académie de Dijon Responsable de la lutte contre le harcèlement</span></li></ul></ul><p>&nbsp;</p><p><strong>Ressources possibles pour approfondir&nbsp;:</strong></p><p>● &nbsp; &nbsp;L’organisation du système éducatifs japonais - Jun Oba<br>● &nbsp; &nbsp;Rapport du ministère japonais de l'Éducation sur l'ijime (文部科学省 / MEXT)<br>● &nbsp; &nbsp;Confidences d’une enseignante au Japon – Catherine Garnier<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; ➤ Témoignage vivant d’une Française enseignante dans une école japonaise, entre choc culturel et admiration.<br>● &nbsp; &nbsp;Le système éducatif japonais et ses dérives – Jean-François Sabouret<br>● &nbsp; &nbsp;Série TV&nbsp;: 13 reasons why (2017) d’après le roman de Jay Asher<br>● &nbsp; &nbsp;Anime&nbsp;: A silent voice (2016) - Yoshitoki Ōima<br>&nbsp;</p><p>Mangas&nbsp;sur le harcèlement scolaire&nbsp;:<br>● &nbsp; La méthode du détective Imamura (2024) chez Kurokawa<br>● &nbsp; Les combats invisibles (2023) chez Vega Dupuis<br>● &nbsp; Le Maître des livres (2011) – Umiharu Shinohara<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; ➤ Manga touchant sur le rôle de la lecture et de l’école dans l’éducation des enfants japonais</p>
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