
Qu'est-ce que la Résurrection du Christ ?
La résurrection de Jésus est à l'origine de la religion chrétienne. L'idée que le Christ est ressuscité des morts a bouleversé ses disciples. Et c'est de là qu'est née toute une spiritualité et une nouvelle religion, le christianisme.
Parmi les différentes fêtes chrétiennes, Pâques reste la plus importante. Aux premiers siècles du christianisme, la fête de la Résurrection de Jésus était ainsi la seule fête.
Qu'est-ce que la Résurrection ?
Il y a ce qu'en disent les disciples et les Évangiles, notamment sur les apparitions de Jésus après sa résurrection. Si la mort de Jésus sur la croix relève des données de l'histoire, la résurrection de Jésus est du domaine de la foi.
L'origine de la résurrection
D'un point de vue historique, l'idée de résurrection existait dans le judaïsme. Elle n'est donc pas apparue avec le christianisme. Avant la résurrection, c'est le concept d'ascension qui était "à la mode" dans le monde juif de l'Antiquité.
La résurrection, un bouleversement
Avec la résurrection de Jésus, c'est donc toute une pensée, toute une anthropologie chrétienne qui s'est développée. D'un point de vue philosophique, la résurrection se pense comme un événement, qui "va changer quelque chose de notre réalité".
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Entre sa résurrection et son ascension, Jésus est apparu à ses amis. Marie-Madeleine, saint Pierre, saint Paul, les disciples… ils ont dit avoir vu Jésus ressuscité.

Dans l'évangile de Jean, celui qui est lu le dimanche de Pâques, Marie-Madeleine est la première à se rendre au tombeau. Elle le trouve vide. Puis, c'est à elle que Jésus ressuscité apparaît en premier. Qui est Marie-Madeleine ? Que peut-on dire de celle qui annonce la résurrection du Christ ?

"Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps", dit Jésus dans l'Évangile (Mt 28, 20). Que signifie cette promesse ? A-t-on mesuré combien la résurrection du Christ n'appartient ni au passé ni à de grands concepts sur les temps derniers mais qu'elle est aussi là, maintenant, pour chacun d'entre nous ?

Un grand nombre de textes des Pères de l'Église portent sur la fête de Pâques. Sans doute parce qu'aux premiers siècles de l'Église, "Pâques est le début et le centre de tout". C'est à partir du mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, dont la symbolique a été greffée sur la Pâque juive, que les chrétiens vont réinterpréter les textes de l'Ancien Testament.

Avant la résurrection, c'est le concept d'ascension qui était "à la mode" dans le monde juif de l'Antiquité. Des figures bibliques, comme Élie ou Hénoch, ont échappé au séjour des morts par ascension. Pourquoi donc a-t-on associé Jésus à l'idée de résurrection ? Et qu'est-ce que ça change au fond, pour les chrétiens, de parler de résurrection ou d'ascension ?

Il y a eu la frayeur de Marie-Madeleine, la perplexité des disciples. Dans les Évangiles, la Résurrection se présente comme un événement singulier. Mais qu’est-ce qu’un événement ? D'un point de vue philosophique, c'est ce qui surgit et que l'on n'attendait pas. "Nous sommes ce que les événements font de nous, d’une certaine manière, et tout est dans la réception de l’événement."

En 2007, un sondage CSA pour Le Monde des religions révélait que "seules 58% des personnes se déclarant catholiques croient en la résurrection du Christ, 10% en la résurrection des morts". Des chiffres étonnants, quand on sait combien la résurrection du Christ est le fondement de la foi chrétienne ! Et pourtant, les apôtres eux-mêmes ont douté...

"Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !" C'est le cri du cœur qui jaillit de la bouche des chrétiens le dimanche de Pâques, car la Résurrection est synonyme de vie, de victoire sur la mort. Pourtant, il n'est pas facile de comprendre ce que cela signifie : la Résurrection n'est pas une sorte de réincarnation et n'est pas non plus synonyme d'immortalité. Explications.

Plusieurs sondages l'ont montré, mêmes les catholiques ont du mal à croire à la résurrection du Christ. Sa Passion sur la croix et sa victoire sur la mort représentent un mystère. Le Samedi saint, c'est précisément "le jour où l'on ne comprend pas", décrit le dominicain Jean-Jacques Pérennès. Directeur de l'École biblique et archéologique de Jérusalem, il nous aide à entrer dans ce mystère pascal au cœur de la foi chrétienne.

Avec la Résurrection, le temps change puisque la mort n’est plus la fin. Philippe Capelle-Dumont, prêtre et philosophe, nous parle d'une "espérance lucide". En considérernt la façon dont la Résurrection change le rapport au temps, il nous aide à comprendre à nouveaux frais le message de Pâques. Désormais, "l'espérance organise le temps".

Chaque année lors de la Semaine sainte, on nous le dit : grâce à la mort et à la Résurrection du Christ, nous sommes sauvés. Mais sauvés de quoi ? Le monde, nos vies, continuent indéfectiblement d'être traversés par le mal et la souffrance. Pourquoi croit-on que le Christ a sauvé le monde ? Que contient vraiment la promesse du Salut chrétien ? Que nous est-il proposé de croire ? Réponses du nouvel évêque auxiliaire de Reims, Mgr Étienne Vetö.

Pour les chrétiens, Jésus, qu’ils reconnaissent comme le Messie, a vaincu la mort puisqu'il est ressuscité. Qu’en est-il chez les juifs pour qui le Messie n’est pas encore venu ? Y a-t-il une vie après la mort ?

À Pâques, on célèbre la résurrection de Jésus, mais de quelle résurrection parle-t-on vraiment ? Et en quoi cela nous concerne-t-il aujourd’hui ? Jean-François Breyne, président du conseil régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l’Église protestante unie de France, nous invite à réfléchir à cette question.
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Le sacrement de l'eucharistie est au centre de la vie de foi des catholiques. "Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson", dit Jésus dans l'évangile de ce dimanche. Des paroles qui ont de quoi surprendre et même scandaliser. Mgr Emmanuel Gobilliard nous aide à comprendre ce que signifie "la chair" pour les chrétiens et à entrer dans le langage symbolique de Jésus.
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