
Guerre et religion, l'instrumentalisation du nom de Dieu
Lors du dimanche des Rameaux, dans son homélie du 29 mars, Léon XIV a dénoncé ceux qui invoquent le nom de Dieu pour justifier la guerre. Il a rappelé que le Dieu des chrétiens est "un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre". Un Dieu "qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre".
Le souverain pontife a également cité le prophète Isaïe rapportant les paroles de Dieu : "Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang" (Is 1, 15).
Ces paroles du pape résonnent comme un appel puissant à refuser l'assimilation entre violence et religion. RCF Notre-Dame vous propose un dossier pour garder un esprit critique face à la multiplication des références religieuses employées pour justifier des discours guerriers.
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Évangélisme sioniste, sionisme religieux, salafisme djihadiste. Des courants fondamentalistes et criminels traversent les trois grandes religions monothéistes, islam, christianisme et judaïsme. Trois façons de criminaliser la religion dont l'actualité semble le reflet.

Alors que le monde parle chaque jour un peu plus de la guerre, on peut être tentés de céder à la peur ou bien d'espérer que Dieu ne nous laissera pas tomber. Après tout, dans certains livres de la Bible, Dieu intervient dans les conflits humains et assure la victoire à son peuple... Mais est-ce vraiment ainsi qu'il faut interpréter les textes bibliques où il est question de guerres ? Peut-on croire que Dieu se révèle dans les guerres ?

La Bible pourrait-elle nous aider à y voir plus clair dans le monde politique aujourd’hui ?
Politiquement, les Écritures ont peut-être quelque chose à nous dire, témoigne James Woody. Il est l’auteur de Liberté et les premiers rois d’Israël, une étude sur la liberté au regard des textes bibliques et des premiers règnes en Israël.

À quoi sert notre foi chrétienne si l’on considère que la non-violence relève de l’utopie ? Si l'on pense, comme le reste de la société, qu’il faut obéir à la loi du plus fort ? Au sein du mouvement Pax Christi, dont il a été l’aumônier, Dominique Lang a rencontré des militants de la non-violence. Religieux assomptionniste et journaliste à l'hebdomadaire Le Pèlerin, il nous propose une méditation sur la non-violence évangélique. Il est l'auteur de "Forts dans la faiblesse - Au cœur de la non-violence évangélique" (éd. Salvator, 2021).

Face aux violences qui frappent Israël et les territoires palestiniens depuis le 7 octobre 2023, des responsables juifs et chrétiens engagés dans le dialogue judéo-chrétien ont choisi de prendre la parole. Une déclaration commune, portée par une quinzaine de signataires, appelle au discernement, au refus des simplifications et à la fidélité aux acquis d’un dialogue patient, aujourd’hui fragilisé par la brutalité des événements.

La violence semble s’être emparée de notre société. Pas un jour ne passe sans qu’un fait divers sordide ne fasse la une de nos journaux. Pas un jour sans qu’un nouvel épisode belliqueux ne vienne déséquilibrer encore un peu notre société. Alors, pourquoi cette violence omniprésente, à tous les niveaux ? Faut-il chercher des coupables ponctuels, des fauteurs de troubles venus d’ailleurs ? Roland Gori, psychanalyste et auteur de Décivilisation : les nouvelles logiques de l’emprise, décrypte ce phénomène.
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Un prêtre du Soudan a été tué ce vendredi 19 juin. Le père Youhanna Al-Amin était le curé de la paroisse Saint-Vincent, dans les montagnes Nouba. Il avait choisi de rester auprès de son peuple, malgré l'intensification des violences qui sévissent dans la région.

Dépression, anxiété, solitude, perte de repères... Jamais une génération n'a autant souffert de santé mentale. Née avec les smartphones, façonnée par les réseaux sociaux, marquée par les attentats, les confinements et les incertitudes géopolitiques, la génération Z semble traverser une crise. Comment expliquer ce mal-être générationnel ? Analyse de Pierre Valentin, essayiste et auteur de Malaise dans la génération Z.

Il y a trois mois, jours pour jours, débutait la guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Après des milliers de morts, un cessez-le-feu est en cours et des négociations se poursuivent entre les belligérants. Le détroit d'Ormuz reste bloqué, provocant une hausse spectaculaire des prix des carburants et des matières plastiques en France. Entre aide aux professionnels, finances au plus bas et investissements dans l'électrification, le chemin est étroit. On en parle avec Éric Gold, sénateur centriste du Puy-de-Dôme.
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