
Lucarne
présentée par Roberte Mauron-Billot, Thierry GLATARD
" Vous aimez être au courant de l' actualité artistique : expositions de peintures, dessins, sculptures, photographies, interviews d'artistes... vous saurez tout ce qui se passe dans votre région avec l' équipe de Luc[art]ne que vous retrouverez chaque semaine.
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25 juillet 2026Découvrir « Méditerranée Odyssées contemporaines » à la villa Datris
Edito de Danièle Marcovici, Fondatrice et Présidente de la Fondation Villa Datris
Cette année, avec notre nouvelle exposition Méditerranée, Odyssées Contemporaines, je vous invite à plonger dans l’âme de cette mer mythique en compagnie de 65 artistes originaires de 20 pays.
Carrefour de civilisations, la Méditerranée est depuis toujours un espace où cohabitent passé et présent, traditions et modernité. Aujourd’hui plus que jamais, elle cristallise les enjeux contemporains : changements climatiques, insécurité alimentaire, combats écologiques mais aussi bouleversements sociaux.
Dans cette exposition, les artistes dialoguent avec l’histoire et les civilisations, nous invitent à explorer la richesse des traditions méditerranéennes, la réalité de nos racines communes et la diversité de nos cultures.
Elles et ils rendent hommage à la Méditerranée comme espace d’échanges, de circulation et de passage, évoquent la précarité, la fragilité des migrations climatiques et la douleur de l’exil, et questionnent les mécanismes d’exclusion et d’oubli collectif.
Leurs œuvres, qu’elles soient engagées, poétiques ou empreintes d’humour, parlent aussi de la transmission des savoirs, des langues, des chants, des objets et des gestes du quotidien ou des pratiques ancestrales.
Enfin, ce voyage artistique vous invite à penser la Méditerranée comme territoire et mémoire partagés où nos cultures s’entrecroisent et s’enrichissent dans un monde en perpétuelle évolution.
Une exposition qui se tiendra jusqu’au 1°novembre.Droits image: villa datris odyssée contemporaine
18 juillet 2026« L’abstraction est une couleur » se dévoile au Musée du Niel
Le Musée du Niel sur la presqu’île de Giens, présente, du 1°mai au 1°novembre, une nouvelle facette de sa collection sous le prisme de la couleur et l’abstraction.
Le propos de cette exposition est de souligner les rapports qui ont pu exister dans la seconde moitié du XXe siècle entre la couleur et l'abstraction. Ces rapports sont marqués par une lutte, un combat. La couleur peine à s'imposer dans l'expression abstraite d'après-guerre dans un contexte esthétique qui accepte mal le recours aux éclats de la couleur. Les codes chromatiques dominants sont souvent sombres, échappent rarement au noir, au blanc et au gris.
Vers la "couleur abstraction"
Certains parviennent à imposer leur vision colorée malgré tout comme Dewasne, grâce à une expression géométrique, ou à travers la puissance lyrique comme Mathieu, Schneider, Poliakoff, Hartung, et aujourd'hui Fabienne Verdier, ou encore par la couleur elle-même en tant qu’élément central de l’œuvre comme chez Hantaï. De l'autre côté de l'Atlantique, des artistes revendiquent fortement l'héritage matissien et font de la couleur le composant essentiel de leur travail abstrait tout en réinventant la peinture. C'est le cas de Shirley Jaffe et de Sam Francis, ou encore de Kimber Smith et James Bishop.
De ces combats, de cette résistance, de cette renaissance, de ces interconnexions, émergent une sensation, un sentiment, voire un langage, éclatants ou sombres, que l'on peut qualifier de "couleur abstraction".Droits image: l'abstraction est une couleur musée du Niel
29 juin 2026Toulouse Lautrec créateur d’icônes à l hôtel de Caumont 1/2
Caumont-Centre d’Art, à Aix en Provence, consacre cette année son exposition d’été à l’artiste emblématique Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), grand maître de l’avant-garde parisienne de la fin du XIXe siècle. Il s’agit de la première exposition consacrée à décrypter et à mettre en lumière sa capacité à créer des images iconiques, à ériger
en quelques mois une inconnue au rang de star nationale.
Toulouse-Lautrec sait, avec brillance, audace et élégance, faire perdurer dans la mémoire collective la renommée de certains modèles, en outre principalement féminins, les élevant au rang d’icônes incontournables de toute une époque.
Peintre de figures au regard profondément humain, Toulouse- Lautrec a su saisir avec une grande liberté l’essence de ses contemporains. À travers près d’une centaine d’œuvres, l’exposition de Caumont-Centre d’Art s’attardera à révéler les moyens mis en œuvre qui expliquent non seulement l’originalité et le succès des œuvres de Toulouse-Lautrec, mais aussi et surtout leur prodigieuse pérennité.
Ainsi, en mettant en scène les célébrités de son temps, en les associant à des symboles et des attributs reconnaissables immédiatement, Toulouse- Lautrec contribue à leur renommée et crée des images fortes qui traversent les années et les élèvent au rang d’icônes. Des célébrités éphémères aux figures intemporelles, il fabrique ces vedettes et réussit à fixer les gloires contemporaines en les transformant en symboles du Paris fin-de-siècle.
Une exposition qui se tiendra du 24 avril au 4 octobre 2026.Droits image: toulouse lautrec caumont
22 juin 2026« Présence » une évasion vers des mondes invisibles à Campredon 2/2
Dans la continuité du « Rêve » et de l’apesanteur des précédentes éditions, la thématique de l’exposition 2026 à CAMPREDON art & image, à l’Isle sur la Sorgue, prolonge cette échappée vers l’imaginaire.
Au fil d’un cheminement entre réel et intangible une nouvelle histoire se déploie, dans laquelle le hors-champ tient une place d’honneur. « PRESENCE » offre ainsi une nouvelle opportunité créative aux 26 artistes contemporains exposés ; une «PRAESENTIA» polysémique qui augure une richesse de représentations et de questionnements sur notre humanité, notre traversée dans l’espace et le temps, notre empreinte, voire notre EXISTENCE.
Une exposition qui nous invite à découvrir des réalités cachées et qui se tiendra du 4 avril au 4 octobre 2026Droits image: présence Campredon
15 juin 2026« Présence » une évasion vers des mondes invisibles à Campredon 1/2
Dans la continuité du « Rêve » et de l’apesanteur des précédentes éditions, la thématique de l’exposition 2026 à CAMPREDON art & image, à l’Isle sur la Sorgue, prolonge cette échappée vers l’imaginaire.
Au fil d’un cheminement entre réel et intangible une nouvelle histoire se déploie, dans laquelle le hors-champ tient une place d’honneur. « PRESENCE » offre ainsi une nouvelle opportunité créative aux 26 artistes contemporains exposés ; une «PRAESENTIA» polysémique qui augure une richesse de représentations et de questionnements sur notre humanité, notre traversée dans l’espace et le temps, notre empreinte, voire notre EXISTENCE.
Une exposition qui nous invite à découvrir des réalités cachées et qui se tiendra du 4 avril au 4 octobre 2026Droits image: présence campredon
8 juin 2026Que révèle le bleu dans la création contemporaine d’Afrique ? 2/2
Du 9 avril au 19 septembre 2026, Afroblue réunit à la Fondation Blachère , 38 artistes qui livrent à la couleur bleue leur mémoire, leurs rêves et leurs récits. Exploré comme une matière vivante, entre ciel et mer, corps bleus, gestes anciens et formes contemporaines, le bleu compose un parcours poétique pour dire le monde d’aujourd’hui.
À l’étage, carte blanche à l’artiste Wim Botha avec une installation inédite.
Afroblue, une exposition à découvrir et à ne pas manquer cet été à la Gare de Bonnieux.Droits image: afroblue blachere
1 juin 2026Que révèle le bleu dans la création contemporaine d’Afrique ? 1/2
Du 9 avril au 19 septembre 2026, Afroblue réunit à la Fondation Blachère , 38 artistes qui livrent à la couleur bleue leur mémoire, leurs rêves et leurs récits. Exploré comme une matière vivante, entre ciel et mer, corps bleus, gestes anciens et formes contemporaines, le bleu compose un parcours poétique pour dire le monde d’aujourd’hui.
À l’étage, carte blanche à l’artiste Wim Botha avec une installation inédite.
Afroblue, une magnifique exposition à découvrir et à ne pas manquer cet été à la Gare de Bonnieux.Droits image: afroblue blachere
18 mai 2026Rediff : Adrienne Jouclard figure du Montparnasse des peintres
Maîtresse incontestée du geste et des mouvements de ses personnages, Adrienne Jouclard (1882-1972) s’est intéressée à tous les sujets de son terroir de Lorraine, avec ses travaux des champs, ses baignades en rivière, le monde de l’enfance, du cirque, la découverte de l’Afrique du nord…..dans un éclaboussement joyeux de couleurs, hérité du Fauvisme.
A voir absolument au musée de Graveson jusqu’au 17 mai, de 10h à 12h et de 14h à 18h, même le dimanche.Droits image: adrienne jouclar graveson
11 mai 2026Hommage à Roger Edgar Gillet un artiste emblématique du XX°siècle 2/2
Roger Edgar Gillet (Paris, 1924 - Saint-Suliac, 2004) est un artiste emblématique de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle français et pourtant méconnu du grand public. Fruit de vingt ans de travail d’Elisa Farran, la directrice du musée Estrine, cette exposition proposée conjointement par le musée Estrine et le musée des Beaux-Arts de Rennes constitue la première rétrospective d’envergure réalisée par des musées depuis le décès de l’artiste. Un évènement à ne pas manquer.
Dans le contexte du Paris d’après la Seconde Guerre mondiale, Gillet débute sa production dans le mouvement de l’abstraction informelle. Qu’il travaille la peinture au couteau, en surfaces épaisses, ou qu’il déploie des compositions complexes, il expérimente sans relâche et joue des effets expressifs de la peinture.
Au début des années 1960, il assume pleinement le retour à la figuration, par besoin d’affirmer la force du regard humain. Sa production explore alors les genres traditionnels de la peinture, mais chaque sujet est passé au crible d’un humour féroce. Ainsi, l’artiste parvient-il à proposer ce que pourrait être une peinture d’histoire du XXe siècle. La grande dérision qui caractérise sa peinture n’empêche pas Gillet de rester profondément humaniste.
Après une série de tempêtes dans laquelle il trouve une ligne de crête entre abstraction et figuration, il revient, en 1996, dans un ultime mouvement de pendule parmi les incessants allers-retours qui marquent sa pratique, à la primauté de la figure humaine avec une série de têtes à l’expression d’une force extrême.
Récalcitrant à toute classification, Gillet déclarait : « L’important, c’est de perturber le regard ».
« Roger Edgard Gillet- La grande dérision » Musée Estrine de St Rémy de Provence 14 février 7 juin 2026Droits image: Roger Edgar Gillet Musée Estrine
4 mai 2026Hommage à Roger Edgar Gillet un artiste emblématique du XX°siècle 1/2
Roger Edgar Gillet (Paris, 1924 - Saint-Suliac, 2004) est un artiste emblématique de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle français et pourtant méconnu du grand public. Fruit de vingt ans de travail d’Elisa Farran, la directrice du musée Estrine, cette exposition proposée conjointement par le musée Estrine et le musée des Beaux-Arts de Rennes constitue la première rétrospective d’envergure réalisée par des musées depuis le décès de l’artiste. Un évènement à ne pas manquer.
Dans le contexte du Paris d’après la Seconde Guerre mondiale, Gillet débute sa production dans le mouvement de l’abstraction informelle. Qu’il travaille la peinture au couteau, en surfaces épaisses, ou qu’il déploie des compositions complexes, il expérimente sans relâche et joue des effets expressifs de la peinture.
Au début des années 1960, il assume pleinement le retour à la figuration, par besoin d’affirmer la force du regard humain. Sa production explore alors les genres traditionnels de la peinture, mais chaque sujet est passé au crible d’un humour féroce. Ainsi, l’artiste parvient-il à proposer ce que pourrait être une peinture d’histoire du XXe siècle. La grande dérision qui caractérise sa peinture n’empêche pas Gillet de rester profondément humaniste.
Après une série de tempêtes dans laquelle il trouve une ligne de crête entre abstraction et figuration, il revient, en 1996, dans un ultime mouvement de pendule parmi les incessants allers-retours qui marquent sa pratique, à la primauté de la figure humaine avec une série de têtes à l’expression d’une force extrême.
Récalcitrant à toute classification, Gillet déclarait : « L’important, c’est de perturber le regard ».
« Roger Edgard Gillet- La grande dérision » Musée Estrine de St Rémy de Provence 14 février 7 juin 2026Droits image: Roger Edgar Gillet Musée Estrine
27 avril 2026Voyage en poésie dans les jardins imaginaires de Gustave Fayet
Après l’exposition Gustave Fayet en Provence, l’Abbaye Saint-André invite à découvrir Gustave Fayet et ses jardins imaginaires du 1er mars au 2 août 2026.
Ce second volet, qui dévoilera un autre pan de la production artistique de Gustave Fayet (1865–1925), s’inscrit dans le cadre de la Saison du centenaire Gustave Fayet initiée en 2025 organisée à l’occasion des cent ans de sa disparition.
Ce nouveau temps fort propose une lecture inédite de l’œuvre de Fayet, en suivant les chemins de ses jardins réels et imaginaires. Peintre, collectionneur, bibliophile, décorateur et viticulteur, Fayet a placé la nature au cœur de sa culture visuelle.
Dans l’exposition Gustave Fayet et ses jardins imaginaires, le public découvrira une œuvre protéiforme où les motifs floraux circulent d’un support à l’autre. Créateur d’un vocabulaire floral inédit, Gustave Fayet le stylise au fur et à mesure qu’il le décline sur différents supports : les murs de ses villas et demeures, les livres qu'il décore dans le dialogue du texte et de l'imagine, et les tapis qu'il édite avec l'atelier de la Dauphine.
L'exposition Gustave Fayet et ses jardins imaginaires a été réalisée avec le concours des étudiants du Master 2 Histoire de l'art moderne et contemporain d'Aix-Marseille Université. Dans le cadre de leur séminaire de recherche appliquée, ils ont été associés au commissariat de l'exposition et ont rédigé les textes de salle ainsi que les notices du catalogue d'exposition.Droits image: abbaye st André Gustave Fayet
20 avril 2026Hommage aux « Bonnes Mères » au MUCEM de Marseille
Depuis quatre millénaires, la maternité est au cœur de récits, de rites et d’images qui façonnent les sociétés.
L’exposition «Bonnes Mères» , au MUCEM à Marseille, consacre ainsi la maternité méditerranéenne comme objet de construction sociale, enjeu politique et sujet artistique dans un parcours immersif et diachronique retraçant son histoire de l’Antiquité à nos jours, dans un va-et-vient permanent entre les époques et les œuvres.
Des déesses-mères antiques à la Bonne Mère marseillaise, des mères patriotiques aux artistes contemporaines, elle interroge les représentations d’une maternité souvent porteuse d’injonctions et dévoile la pluralité des vécus maternels.
Bonnes Mères Du 18 mars au 31 août 2026Droits image: Bonnes Mères Mucem
13 avril 2026Adrienne Jouclard figure du Montparnasse des peintres
Maîtresse incontestée du geste et des mouvements de ses personnages, Adrienne Jouclard (1882-1972) s’est intéressée à tous les sujets de son terroir de Lorraine, avec ses travaux des champs, ses baignades en rivière, le monde de l’enfance, du cirque, la découverte de l’Afrique du nord…..dans un éclaboussement joyeux de couleurs, hérité du Fauvisme.
A voir absolument au musée de Graveson jusqu’au 17 mai, de 10h à 12h et de 14h à 18h, même le dimanche.Droits image: adrienne Jouclard musée Chabaud
23 mars 2026Les coups de cœur de la collection Campana au musée du Petit Palais
Ouvert depuis 1976, le musée du Petit Palais à Avignon propose au public de découvrir la collection de peintures italiennes rassemblées par le marquis Campana dans la première moitié du XIXe siècle et constituant un dépôt exceptionnel du musée du Louvre.
La collection Campana, comptant plus de 300 œuvres, propose aux visiteurs une merveilleuse découverte de la peinture italienne et de son évolution, des œuvres du XIIIe siècle soumises aux influences byzantines à la révolution picturale florentine et son influence : un véritable panorama de la peinture italienne tant à travers des noms parmi les plus fameux de cette période (Botticelli, Carpaccio) que de très nombreux maîtres et ateliers issus de presque toutes les régions de la péninsule.
Le musée possède 326 peintures de primitifs italiens . Ces tableaux étaient auparavant dispersés dans de nombreux musées de région et ont été rassemblés au musée du Petit Palais dans le cadre d'un projet de regroupement de la collection initié en 1953 . La ville d'Avignon a été choisie pour accueillir la collection Campana en raison de son histoire comme siège (temporaire) de la papauté.Droits image: collection campana petit palais
16 mars 2026Du chant de la Nature aux voix de la Révolte G.Courbet
Peintre visionnaire, représentant au premier chef le Réalisme en peinture, il est l’auteur de toiles devenues mythiques comme Un Enterrement à Ornans, L’Atelier du peintre, Le Désespéré ou encore L’Origine du monde. Mais derrière ces chefs-d’œuvre, se dessine un artiste multiple, profondément enraciné dans sa terre natale et en même temps, ouvert aux horizons du monde.
Cette exposition propose de parcourir toutes les facettes de ce peintre inclassable : l’amoureux de paysages, le chantre des femmes, l’observateur du monde animal, mais aussi l’homme engagé qui fit de son art un combat.
Musée des Cultures et du Paysage d’Hyères . 18 janvier-24 mai 2026Droits image: courbet musée de la Banque
9 mars 2026Un monument emblématique de la ville de Carpentras, sa Synagogue
La Synagogue témoigne de la présence des Communautés juives qui, persécutées dans le Royaume de France, se mettent sous la protection pontificale et s'installent en Comtat Venaissin dès le XIIIe siècle. Des visites guidées sont proposées par l'Office de Tourisme.
Construite en 1367, elle est la plus ancienne en activité en France et l'une des plus anciennes en Europe.
Suivez le guide à travers les anciens quartiers, en plein cœur de Carpentras et la synagogue (visite des sous-sols et de la salle de culte).
Au rez-de-chaussée et en sous-sol, les bains et piscines (mikvé) conformes au rite hébraïque dont la piscine primitive qui date du XIVe siècle. La boulangerie et les fours occupent les autres pièces.
La salle de culte, du XVIIIe siècle se trouve au premier étage.Droits image: synagogue de carpentras
2 mars 2026Plongée dans les chefs d'oeuvre de la Bibliothèque-musée de l'Iguimbertine
Avec 10 000m2 de surface, l’hôtel-Dieu de Carpentras est hors-norme pour une ville de 31500 habitants. Les collections qu’il abrite désormais le sont tout autant et vont plonger les visiteurs dans l’atmosphère d’une bibliothèque du 18e siècle, inspirée par les papes de Rome. C’est un voyage vers l’Italie, au cœur d’un projet de culture universelle voulue par Monseigneur d’Inguimbert, confesseur et bibliothécaire de Clément XII.
Cette bibliothèque-musée, d’une rare originalité, présente des œuvres issues du monde entier où le jeu vidéo côtoie des œuvres d’art telles qu’un globe de Blaeu de 1622.
Fidèle à l’esprit humaniste de d’Inguimbert, la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine propose un parcours où les livres côtoient les œuvres d’art et les objets scientifiques ou de curiosité. Conçu comme un tout, dans l’esprit des Lumières, l’accès à la connaissance, favorisé par de nombreux dispositifs multimédias, abat les frontières artificiellement établies.
La scénographie se vit comme une expérience immersive qui se déploie sur tout le premier étage de la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu sur 1800m2 et autour 800 objets présentés et expliqués.
Parmi les œuvres les plus exceptionnelles, on distingue la Stèle égypto-araméenne de Taba (Ve-IIIe siècle avant J.-C), le Portrait de l’Abbé de Rancé (1700) par Hyacinthe Rigaud, l’Autoportrait (1780) de Joseph Duplessis ou encore les Ruines du Palais Ashraff (2e moitié XIXe) de Jules Laurens.
C’est aussi un lieu qui rappelle le rôle très important de la communauté judéo-comtadine pour Carpentras avec, toujours présente dans le centre-ville, la plus ancienne synagogue de France en activité.Droits image: l'inguimbertine carpentras
23 février 2026Réattu réinventé - Une approche nouvelle du musée
Privilégiant toujours l’approche expérimentale, le musée se réinvente donc aujourd’hui sous la forme d’un accrochage spécial qui vient réaffirmer, en près de 100 artistes et 300 œuvres, son statut de musée d’art de la Ville d’Arles, sensible à son héritage patrimonial tout en restant ouvert à toutes les formes de création artistique.
Le nouveau parcours ne suit plus une trajectoire chronologique allant de l’art ancien à l’art contemporain, mais une logique thématique, nourrie par le dialogue entre les époques et embrassant pleinement la diversité des collections, les genres artistiques et les imaginaires.
Au fil des salles, 5 thèmes se déploient successivement : l’Histoire, le Portrait, le Corps, le Paysage, l’Image. Dans un mouvement de va-et-vient permanent, la collection d’art ancien, représentante d’une tradition académique qui privilégie l’Histoire comme sujet, trouve des résonances dans la collection photographique, d’art vidéo ou sonore, tandis que la collection d’art moderne et contemporain, composée d’œuvres d’artistes ayant participé à contester cet académisme pour promouvoir de nouvelles manières de représenter et de créer, retisse des liens avec les œuvres du passé, qui deviennent de véritables sujets de recherche pour les artistes d’aujourd’hui.
Régulièrement, un emprunt ou une acquisition récente vient s’insérer dans le parcours et faire écho aux œuvres emblématiques des collections, à l’image de la nymphe éprise de Narcisse se mirant dans les eaux de la fontaine Liriope, sujet de l’ultime grand tableau de Jacques Réattu, tout juste restauré qui sera dévoilé pour la première fois au public depuis plus de 80 ans.
Exposition du 6 décembre au 29 mars 2026 au musée Réattu d’Arles.Droits image: musée réattu Arles
16 février 2026A Vincent : un conte d'hiver - Fondation Vincent van Gogh Arles
Inspirés par la correspondance de Vincent van Gogh, de grands artistes modernes et contemporains reprennent les thèmes abordés par le peintre néerlandais et lui adressent leurs œuvres comme autant de lettres.
Ils et elles réalisent ainsi le vœu de Van Gogh de devenir« un anneau dans la chaîne des artistes1 ».
Cœur battant de l’exposition « à Vincent : un conte d’hiver », l’attention que portent les artistes d’aujourd’hui à Van Gogh a orienté les œuvres qu’ils et elles ont choisi de présenter à la Fondation et qui deviennent autant de lettres adressées à Vincent.
À travers différents médiums, styles et techniques, ils et elles explorent et prolongent les réflexions formulées dans la correspondance du peintre – qu’elles soient liées au paysage, à la lumière, à la couleur, au portrait, à l’amitié ou encore à la solitude.
Ces réponses énoncent à leur tour un tout autre conte.
L’exposition présente le travail de vingt-deux artistes, issus de plusieurs générations et parfois méconnus – comme Dominique Ferrat (née en 1954), qui a développé son œuvre à l’écart des regards pendant plus de quarante ans, ou encore James Castle (1899-1977), souvent associé à l’art brut. D’autres, dont les préoccupations rejoignent certaines de celles de Vincent, font partie des figures décisives de l’art contemporain.
Fondation Vincent van Gogh Arles - 29 novembre 2025 — 21 avril 2026Droits image: a vincent FVVG
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