Accueil
La Symphonie du cinéma
©RCF

La Symphonie du cinéma

Emission présentée par Fabien Genest

"La Symphonie du cinéma", une émission de Fabien Genest pour voyager dans l'univers des musiques de films.

Partager
S'abonner

Episodes

  • © Pathé/Titanus/Gaumont. Le Guépard, 1963.

    Un été avec Alain Delon (2/5) : Delon l’Italien

    20 juillet 2024

     dix ans d’intervalle, le contraste est saisissant entre sa beauté insolente dans Le Guépard de Visconti en 1963 et le visage fatigué dans Le Professeur en 1973. Dans le premier cas, un Delon jeune et conquérant et dans le deuxième cas, un Delon fatigué, mal rasé, mélancolique et désabusé qui erre, sous la caméra de Valerio Zurlini, dans les rues désertes de la ville de Rimini en hiver. Deux illustrations flamboyantes, pourtant, de la carrière italienne du Français, respecté et admiré, aussi, de l’autre côté des Alpes depuis un film qui a tout déclenché : Rocco et ses frères. Un sommet de néoréalisme le plus noir où tel un ange, Rocco, le fils modèle, samaritain au cœur d’or, devient la parabole de la figure sacrificielle face à Simone, son aîné (Renato Salvatori), jaloux et violent, par qui le malheur familial arrivera. Un rôle à jamais gravé dans le marbre du cinéma mondial. En Italie, Visconti, mais pas que, auront eu l’immense privilège de diriger le « fauve ». On peut citer aussi Antonioni et Tessari.     

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

     

    - Extrait de l’émission de la télé italienne Telegatti, 1991

    - Titoli, BO Le Professeur (La Prima Notte di quiete), Mario Nascimbene (1973)

    - L’Amore di Rocco, BO Rocco et ses frères, Nino Rota (1960)

    - Paese mio (E canzane), BO Rocco et ses frères, Nino Rota (1960)

    - Che gioia vivere, BO Quelle joie de vivre, Angelo Francesco Lavagnino (1961)

    - L’Eclisse twist, BO L’Eclipse, Giovanni Fusco et Mina (1962)

    - Valzer brillante, BO Le Guépard, Nino Rota (1963)

    - Mazurka, BO Le Guépard, Nino Rota (1963)

    - To you my chica, BO Zorro, Oliver Onions (1975)

    - Un giorno in più, BO Big Guns (Les Grands Fusils), Gianni Ferrio (1973)

    - Virgule : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - La gabbia, BO Big Guns (Les Grands Fusils), Gianni Ferrio (1973)

     

  • © Studiocanal/Pari Films. Plein Soleil, 1960.

    Un été avec Alain Delon (1/5) : les jeunes années (1957-1967)

    13 juillet 2024

    Son nom sonne comme une signature, celle de l’excellence du cinéma français des années 60 et 70. Deux décennies durant lesquelles, Alain Delon s’est bâti une filmographie à nulle autre pareille d’où émergent plusieurs chefs-d’œuvre du 7e art. Le samouraï du cinéma français, à jamais Jeff Costello, dans la lumière bleutée de Jean-Pierre Melville, est devenu un mythe. Mais derrière l'icône, qui est Alain Delon dont la filmographie, dense et prestigieuse, méritait bien qu’on lui consacre une série de plusieurs émissions. Une Symphonie du cinéma spéciale qui débute avec les jeunes années (1957-1967), premier des cinq épisodes consacrés au mythe Delon. Les premiers rôles comme dans Sois belle et tais-toi, de Marc Allégret qui lui donne sa chance dès 1958 aux côtés d’un autre jeune débutant, un certain Jean-Paul Belmondo.
    La même année, Christine, chez Pierre Gaspard-Huit, va marquer sa rencontre décisive avec Romy Schneider qui scellera son destin et sa légende. Avant le premier grand rôle que lui offre, en 1960, René Clément dans Plein Soleil où sa beauté, sous le ciel azur de la Sicile, et son talent vont se révéler aux yeux du public comme du milieu du cinéma.

     

    Play list des titres et extraits diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

     

    - Extrait Sois belle et tais-toi, de Marc Allégret (1958)

    - Mediterranean chase, BO Les Félins, Lalo Schifrin (1964)

    - Les Amants de 4 Sous, BO Christine, Mathé Altéry, Georges Auric (1958)

    - La piscine (final), BO Mélodie en sous-sol, Michel Magne (1963)

    - Tarentelle meurtrière, BO Plein Soleil, Nino Rota (1960)

    - Via Veneto, BO Plein Soleil, Nino Rota feat. Jacques Météhen (1960)

    - Searching and detecting, BO Les Félins, Lalo Schifrin (1964)

    - Marche de la tulipe, BO La Tulipe noire, Gérard Calvi (1964)

    - La fête triste, BO L’Insoumis, Georges Delerue (1964)

    - Le Samouraï, BO Le Samouraï, François de Roubaix (1967)

    - Les Aventuriers, BO Les Aventuriers, François de Roubaix (1967)

  • © Gaumont. Lino Ventura et Bernard Blier: "Toute une époque..."

    Tontons flingueurs : 60 ans et toujours aussi populaires

    1 janvier 2024

    Comment expliquer une telle longévité et une telle affection du public? "Un bon scénario, de bons dialogues, une excellente mise en scène, des acteurs au top de leur forme, une musique fil rouge, celle de Michel Magne, que l’on n’oublie pas, et un film qui correspond à une époque. Le succès des Tontons flingueurs, c’est avant tout la musicalité des dialogues de Michel Audiard qui ont fait date : « J'dynamite, j'disperse, j’ventile », « nervous breakdown », « L’homme de la pampa », « Faut reconnaître... C'est du brutal »… autant de dialogues incisifs portés par des acteurs au diapason au premier rang desquels Lino Ventura, Bertrand Blier et Francis Blanche. Une symphonie de talents qui 60 ans après la sortie en salles de cette parodie de film de gangsters continue de faire rire et de rassembler une très large audience à chaque rediffusion à la télévision.  

     

    Invité :
    - - - - -

    - Frédéric Pouhier, auteur de stand-up, homme de radio et écrivain

     


    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - -

    - Le Grand Livre des Tontons flingueurs, de Frédéric Pouhier et Susie Jouffa (éd. Leduc Humour, 2023).
     -Les Tontons flingueurs en DVD ou Blue-ray (Gaumont)

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

    - Fernand se déchaîne, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - Route de nuit, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - Tamouré Hully-Gully, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - Main theme, BO Touchez pas au grisbi, Jean Wiener (1954)  
    - Tamouré, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - So far from home (version rythm and blues), BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - Barbouzes en folie, BO Les Barbouzes, Michel Magne (1964)
    - Les Tontons en surboum, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - So far from home (version blues), BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)
    - Extrait OSS 117 : Rio ne répond plus (2006)
    - On ne meurt que trois fois, BO OSS 117 : Rio ne répond plus, Ludovic Bource (2006)
    - Final, BO Les Tontons flingueurs, Michel Magne (1963)

     

  • © Wiki Commons. Federico Fellini en 1990 au Venice Film Festival.

    Il était une fois le cinéma de Federico Fellini

    13 décembre 2023

    Quel point commun partagent La Strada, Les Nuits de Cabiria, 8 ½ et Amarcord ? Tous les quatre ont reçu l’Oscar du meilleur film étranger en leur temps et sont sortis de l’esprit hautement créatif de Federico Fellini. Conteur hors pair, le cinéaste, disparu il y a 30 ans, le 31 octobre 1993, était nostalgique d’un certain âge d’or. Mieux que quiconque, ce Romain d’adoption, né dans la station balnéaire de Rimini, aura filmé la Ville éternelle comme personne. Même dans les mythiques studios de Cinecittà, il s’amusera à recréer une Rome sublimée comme dans La Dolce Vita avec une via Veneto, plus belle que l’originale. Ses films possèdent une musicalité rare et unique dont Nino Rota est le dépositaire principal. De 1952 à 1979, le tandem Rota-Fellini aura marqué de son empreinte le cinéma mondial grâce à des musiques originales brillantes et marquantes. Cinéaste des rêves, Fellini n’aura cessé de faire toute sa vie un cinéma fantasmatique peuplé de femmes, de souvenirs d’enfance et de toute une comédie humaine haute en couleur de personnages, tantôt veules, tantôt naïfs. Du Cheick blanc, son tout premier film en 1952 à La Voce della luna, son dernier en 1990, son œuvre est passée à postérité et continue d’influencer les cinéastes actuels. 

    > Intervenant : Jean-Max Méjean, écrivain et journaliste, spécialiste de cinéma.

     

    Liste des titres diffusés :

    - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone


    -La Strada, BO La Strada, Nino Rota, 1954


    -Titoli, BO Le Cheikh blanc, Nino Rota, 1952


    -Extrait Le Notti di Cabiria


    -Titoli, BO Le Notti di Cabiria, Nino Rota, 1957


    -Amarcord, Magali Noël (archive de la Radio Télévision suisse)


    -Thème d’Amarcord, BO Amarcord, Nino Rota, 1973


    -Titoli di testa, BO La Dolce vita, Nino Rota, 1960


    -Extrait La Dolce Vita

     

    -La Dolce Vita in via Veneto, BO La Dolce Vita, Nino Rota, 1960


    -Finale, BO La Dolce vita, Nino Rota, 1960


    -Theme de 8 ½, BO 8 ½, Nino Rota, 1963


    -Main theme, BO I Vitelloni, Nino Rota, 1953


    -La Poupée automate, BO Le Casanova de Fellini, Nino Rota, 1976


    -Main theme, BO La Cité des femmes, Luis Bacalov, 1980


    -Main theme, BO Ginger et Fred, Nicola Piovani, 1986


    -Il bar di Cinecittà (Suite) BO Intervista, Nicola Piovani, 1987


    -La Voce della luna, BO La Voce della luna, Nicola Piovani, 1990


    -L'Affondamento (Da Temi Di G. Verdi E G. Rossini), BO E la nave va 1983

     

    Aller plus loin:

    - - - - - - - - - - - -


    -Amarcord (Gremese, 2023), un ouvrage collectif de 128 pages, de Jean-Max Méjean, Caroline Masoch, Dominique Delouche. Une analyse d'un des chefs-d'oeuvre de Federico Fellini qui revient sur son enfance dans l’Italie fasciste.


    -Le Livre de mes rêves (Flammarion, 2021) par Federico Fellini. 580 pages. Un fabuleux voyage à travers les écrits du cinéaste avec la reproduction de l'intégralité des fac-similés de ses carnets.

     

  • © DR.

    Les BO de films français marquantes en 2022

    1 septembre 2023
  • ©  Festival Lumière de Lyon

    Spéciale festival Lumière 2022

    31 août 2023
  • © Festival international du cinéma de Cannes. Catherine Deneuve. Détail de l'affiche 2023..

    Spéciale 76e festival de Cannes

    30 août 2023

    La 76e édition du festival de Cannes se tient du 16 au 27 mai 2023. Présidée par le cinéaste suédois Ruben Östlund, et avec Chiara Mastroianni pour maîtresse de cérémonie, le rendez-vous français du cinéma mondial accueille, cette année en compétition, plusieurs anciens lauréats tels que le Japonais Hirokazu Kore-eda, l’Italien Nanni Moretti, l’Anglais Ken Loach ou encore le Turc Nuri Bilge Ceylan. Plusieurs films seront aussi très attendus à commencer par celui de Wes Anderson, "Asteroid City", le dernier Wim Wenders, "Perfect days" ou encore "Fallen leaves" du Finlandais Aki Kaurismaki alors qu’"Elémentaire", le nouveau film d’animation des studios Pixar, basé sur le thème de l’écologie, sera présenté hors compétition en avant-première mondiale en clôture, avant sa sortie dans les salles françaises en juin.


    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

     

    - Générique Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Générique d’ouverture, BO La Chamade, Maurice Le Roux

    - Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris BO Sans filtre, Marin Marais

    - Freight Train, BO Asteroid City, Nancy Whiskey & Chas McDevitt

    - Trailer, BO Monster (Kaibutsu)

    - The Raider’s march, BO Indiana Jones et le Cadran de la destinée, John Williams

    - High Five, BO Elémentaire, Astral

    - Pont Saint Michel, BO ADN, Stephen Warbeck

    - La Minute Judy Garland : You talk just like my Maw, BO Carmen Jones, Harry Belafonte, 1954

    - Il Sol dell'avvenire (Thème principal), BO Vers Un Avenir radieux, Franco Piersanti

     

    -Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - - - -


    - Le Dictionnaire amoureux du festival de Cannes (Plon poche, 2021), de Gilles Jacob. Quelque 800 pages d’anecdotes et souvenirs sur ceux qui ont fait le plus grand festival de cinéma au monde. Cannes et ses fêtes, ses surprises, ses polémiques et ses excentricités…

     

  • ©RCF

    Les JO d’été au cinéma

    29 août 2023
  • ©RCF

    Le cinéma baroque de Wes Anderson

    28 août 2023
    A l’affiche dans les salles obscures avec Asteroid City, son 11e long métrage au casting choral, l’Américain Wes Anderson a été le mois dernier l’une des attractions du Festival de Cannes. Depuis La Famille Tenenbaum qui le fit connaître du grand public en 2001, son cinéma est peuplé d’anti héros attachants, évoluant dans des décors vintage peuplés d’objets comme autant d’hommages à la pop culture américaine. De Fantastic Mister Fox à French Dispatch en passant par The Grand Budapest Hotel, les films de Wes Anderson ont la couleur d’une nostalgie acidulée aux allures de contes pour grands enfants.
  •  ©  Wikimedia Commons. Gregory Peck en 1948.

    Gregory Peck, Mister chic

    25 août 2023

    Le 12 juin 2003, disparaissait, à l’âge de 87 ans, Gregory Peck. Exempté d’armée à cause d’un dos en piteux état, malgré des états de service prestigieux de champion universitaire de skiff, ce fils de pharmacien profita du vide laissé par la Seconde Guerre mondiale pour faire ses premiers pas à Hollywood au début des années 40. Malgré de vives réserves sur son jeu, son physique avantageux allait lui attirer rapidement des rôles importants de la part de la machine à rêve californienne en mal de jeunes premiers. Une carrière démarrée sur les chapeaux de roues qui lui vaut plusieurs nominations aux Oscars. Mais il lui faudra attendre 1962 pour décrocher une statuette pour son rôle d’avocat commis d’office d’un jeune noir accusé à tort de viol dans "Du Silence et des ombres", de Robert Mulligan. En 50 ans de carrière, ce symbole de charme et du chic masculin, garant des valeurs morales, aura été dirigé par les plus grands : Alfred Hitchcok, Henry King, William Wyler, King Vidor, Raoul Walsh, John Houston… et aura eu pour partenaires les plus belles et prestigieuses actrices, d’Ingrid Bergman à Audrey Hepburn en passant par Sophia Loren et Ava Gardner.  


    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Extrait en VO, Roman Holidays, de William Wyler

    - Thème principal, BO Vacances romaines, Georges Auric, 1953

    - Rhapsody for piano and orchestra, BO Le Procès Paradine (The Paradine case), Franz Waxman, 1947

    - Opening and closing credits, BO Fort invincible (Only the valiant), Franz Waxman, 1951

    - Main titles BO Duel au soleil, Dimitri Tiomkin, 1946

    - The Farewell, BO Les Neiges du Kilimandjaro, Bernard Herrmann et Alfred Newman (non crédité), 1952

    - La Chasse (The Hunt), BO Moby Dick, Philip Sainton, 1956

    - Theme, BO Les Nerfs à vif, Bernard Herrmann, 1962

    - Summer’s end, BO Du Silence et des ombres (To Kill a mockingbird), Elmer Bernstein, 1962

    - We've loved before (Yasmin's theme), BO Arabesque, Henry Mancini, 1966

    - La Minute Judy Garland : Mendiants et orgueilleux, BO Mendiants et orgueilleux, Georges Moustaki, 1971

    - Main title song, BO Un Matin comme les autres (Beloved Infidel), Aileen Wilson. Musique : Franz Waxman, 1959


    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - - -

    - Gregory Peck, de Michel Senna (Séguier, 2006). 252 pages retraçant la vie et la carrière du comédien dont le charme, le talent et la personnalité attachante ont à jamais marqué l’histoire d'Hollywood et du cinéma mondial.

  • © Wikimedia Commons. Armando Trovajoli en 1960.

    Armando Trovajoli, l'autre Maestro de la musique de film italienne

    24 août 2023

    Disparu il y a 10 ans, Armando Trovajoli était ce que les Italiens aiment appeler un maestro. Un maître dans son domaine, la musique, et plus particulièrement la musique de film. Auteur de près de 200 bandes originales, le Romain, comme un autre Romain célèbre Ennio Morricone, a fait le célèbre conservatoire Sainte-Cécile. Pianiste féru de jazz et pionnier du genre de l’autre côté des Alpes dès la fin des années 30, Trovajoli, que l’on trouve orthographié parfois Trovaioli, c’est d’abord une musique légère, lounge, ne rechignant pas à lorgner vers les rythmes latins. Ambassadeur du jazz samba italien, l’intéressé, qui a fait sa carrière essentiellement dans son pays, a excellé en particulier chez deux  réalisateurs : Dino Risi et Ettore Scola mais on le retrouve aussi chez De Sica ou Festa Campanile. On lui doit les musiques notamment de "Parfum de femme", "Nous nous sommes tant aimés" ou encore d’"Affreux, sales et méchants", autant de bijoux du cinéma italien et mondial.  

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Jumping, BO Le Veuf (Il Vedovo), Armando Trovajoli, 1959

    - Samoa Tamoure, BO Les Monstres (I Mostri), Armando Trovajoli, 1963

    - Descansado, Hier, aujourd’hui et demain (Ieri, oggi e domani), Armando Trovajoli, 1963

    - Surf, BO Parlons femmes (Se Permettete parliamo di donne), Armando Trovajoli, 1964

    - L'Amore dice ciao, BO L’Amour à cheval (La Matriarca), Armando Trovajoli, 1968

    - Main theme, BO Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati), Armando Trovajoli, 1974

    - In the dark, BO Parfum de femme (Profumo di donna), Armando Trovajoli, 1974

    - Brutti, sporchi e cattivi (vocale), BO Affreux sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi), Armando Trovajoli, 1976

    - La Minute Judy Garland : BO film Laisse aller c'est une Valse (1971), Mireille Darc, compositeur : Clinic

    - Theme, BO Le Commissaire Pepe (Il Commissario Pepe), Armando Trovajoli,  1969

     

  • ©  Les Films Corona. Jean Yanne dans "Nous ne vieillirons pas ensemble" en 1972.

    Jean Yanne : « Je suis un humoriste-orchestre »

    23 août 2023

    «  Les hommes naissent libres et égaux, après ils se démerdent ! », disait Jean Yanne ou encore « La connerie, c’est comme le judo, il faut utiliser la force de l’adversaire ! » Roi de l’aphorisme, ce fils et petit-fils d’artisans bretons - son grand-père était sabotier et son père ébéniste - avait le sens du verbe et le goût pour la joute verbale. Cet homme orchestre, qui fut d’abord journaliste, puis chansonnier, ensuite homme de radio, avant de faire l’acteur, puis de tourner et produire ses propres films, avouait un penchant pour la satire et la critique de ses contemporains. « Je vois la bêtise plus vite que les autres. »  Assurément doué, son style iconoclaste, qui en fera grincer plus d’un, s’épanouira dans la France post 68 avec des films qui deviendront cultes aux titres tarabiscotés, passés depuis dans le langage commun. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" et "Moi y’en a vouloir des sous" lui apporteront la célébrité et une reconnaissance définitive. Reconnaissance déjà entrevue chez Claude Chabrol en 1969 et 1970 avec deux films culte du cinéaste : "Que la bête meure" et "Le Boucher" dans lesquels Jean Yanne endosse une noirceur qui en fera un grand acteur dramatique. Une impression confirmée en 1972 dans "Nous ne vieillirons pas ensemble", de Maurice Pialat.      


    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    -Marche des syndicats, BO Moi y'en a vouloir des sous, Michel Magne, 1973

    -Générique, BO Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Michel Magne, 1972

    - Extrait voix Jean Yanne (générique), de Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ

    - Jouez transistors, résonnez cassettes, BO Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ, Jean Yanne et Raymond Alessandrini, 1982

    - Thème de Carrier, BO Armaguedon, Astor Piazzolla, 1977

    - Extrait Le Boucher + Suite BO Le Boucher, Pierre Jansen, 1970

    - La Création, BO Nous ne vieillirons pas ensemble, Joseph Haydn, 1972

    - Tango, BO Indochine, Patrick Doyle, 1991

    - L’Adieu (thème principal), BO Pétain, Georges Garvarentz, 1993

    - La Minute Judy Garland : Please, Mr. Jailer, BO Cry Baby, Johnny Depp et Amy Locane, 1990

    - Générique de fin, BO Liberté, égalité, choucroute, Claude Germain et Jean Yanne, 1984


    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - - -

    -"Je reviens ! vous êtes devenus (trop) cons", un recueil de textes de Jean Yanne présentés par Fabrice Gardel (Cherche-Midi & Seuil, 2016). 264 pages de textes et photographies mêlant sketches, interviews, témoignages, mots de l’auteur, paroles de chansons et autres pépites.

    -"Le petit Jean Yanne illustré par l'exemple", de Philippe Durant (Nouveau Monde, 2018). Une compilation de près de 300 citations et vannes entrecoupées de répliques de films, extraits d'interviews et interventions radiophoniques, toujours grinçantes.

  • ©  Wikimedia Commons. Jean Becker à Cannes en 2012.

    Une promenade dans la filmographie de Jean Becker

    22 août 2023

    Cinéaste discret, à la carrière intermittente mais cependant prestigieuse, Jean Becker, malgré des débuts dans les années 50 aux côtés de son père Jacques Becker comme assistant réalisateur, aura connu une carrière tout sauf rectiligne. Celui qui a dirigé à plusieurs reprises des acteurs aussi différents que Jean-Paul Belmondo, Jacques Villeret ou encore Gérard Depardieu, a fêté ses 90 ans le 10 mai. Il n’a tourné que seize films en tout et pour tout mais certains ont été marquants et sont devenus des classiques. Des films dans des styles très différents, aussi bien des polars (Un nommé La Rocca, 1961), des comédies (Tendre voyou, 1966) que des drames (L’Eté meurtrier, 1983, Les Volets verts, 2022) ou des fresques historiques (Les Enfants du marais, 1999, Effroyables Jardins, 2003).  Un cinéma d’artisan, patient, souvent marqué par les thèmes de la nostalgie, de la vie provinciale et du temps qui passe.   

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Theme, BO Les Volets verts, Frédéric Vercheval, 2022

    - Opening titles, BO Un nommé La Rocca, Claude Normand, 1961

    - Générique, BO Echappement libre, Martial Solal, 1964

    - Extrait Tendre Voyou et BO Tendre Voyou, Michel Legrand, 1966

    - Le Samedi soir, BO L’Eté meurtrier, Georges Delerue, 1983

    - Le Bon Temps du marais, BO Les Enfants du marais, Pierre Bachelet, 1999

    - Clown, BO Effroyables Jardins, Zbigniew Preisner, 2003  

    - La Chanson de Germain, BO La Tête en friche, Laurent Voulzy, 2010

    - La Minute Judy Garland : Les conseils de la fée des Lilas, BO Peau d’âne, Delphine Seyrig. Michel Legrand, 1970

    - Le Temps qui reste (générique de fin), BO Deux Jours à tuer, Serge Reggiani, 2008

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - - -


    - Delphine Seyrig en constructions (éditions Capricci, 2023). Un essai signé Jean-Marc Lalanne qui fait l’éloge de cet grand actrice qui avait tourné dans L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais, Le Charme discret de la bourgeoisie, de Buñuel en passant par Peau d’Âne, de Jacques Demy et Baisers volés, de François Truffaut. Inoubliable Fabienne Tabard…


    - Tanya Lopert : Mémoires d'une comédienne ratée (éd. L’Archipel, 2023). Une autobiographie où l’actrice française, âgée de 80 ans, revient sur ses souvenirs de cinéma aux côtés des plus grands cinéastes et acteurs : de Fellini à Claude Lelouch, en passant par Marlon Brando Gérard Depardieu ou encore Jane Fonda, Sophia Loren. Une carrière faite d’apparitions et de seconds rôles, raconte Tanya Lopert qui aura attendu toute sa vie un grand rôle.

     

  • ©  Gaumont. Jacques Dutronc en 1991 dans Van Gogh de Maurice Pialat.

    Jacques Dutronc, le gentleman acteur

    21 août 2023

    D’"Antoine et Sébastien" en 1973, son tout premier film, à "Voyez comme on danse" en 2018, son dernier à ce jour, la carrière au cinéma de Jacques Dutronc est riche d’une quarantaine de longs métrages dans des styles et chez des réalisateurs très différents. Tenant aussi bien des rôles de comptable, de journaliste que de musicien, petit voyou, homme d’affaires ou mafieux de haut vol, un rôle toutefois surpasse tous les autres. En l’occurrence celui de Vincent Van Gogh chez Maurice Pialat en 1991, qui lui vaut la consécration et le César du meilleur acteur. L’interprète de l’une des plus grandes chansons écrites à la gloire de la capitale ("Il est 5 heures Paris s’éveille") a tourné avec les plus grands : Lelouch, Chabrol, Godard, Zulawski, Deville ou encore Corneau. Ses airs mystérieux et ses fausses apparences de légèreté alliés à une désinvolture légendaire, avaient séduit très tôt le cinéma décelant un réel potentiel. Dès son troisième film "L’Important c’est d’aimer", d’Andrzej Żuławski en 1974, le sentiment se confirmait à travers le rôle d’un clown triste donnant la réplique à une bouleversante Romy Schneider, récompensée du César de la meilleure actrice pour sa performance.

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - L’Aventurier, BO OK patron, Jacques Dutronc, 1974

    - Ballade du bon et des méchants, BO Le Bon et les méchants, Jacques Dutronc, 1976

    - Extrait Violette et François, de Jacques Rouffio

    -  Violette…, BO Violette et François, Philippe Sarde et Hubert Rostaing, 1977

    - Rumeurs dans la ville, BO Sauve qui peut (la vie), Gabriel Yared, 1980

    - Thème, BO Mes Nuits sont plus belles que vos jours, Andrzej Korzynski, 1988

    - Bande annonce de Van Gogh, de Maurice Pialat

    - Symphonie nº 2,  Molto moderato allegro BO Van Gogh, d'Arthur Honegger, 1991

    - Funérailles, BO Merci pour le chocolat, Franz Lizst, 2000

    - Suite n°5 – Gigue, BO Embrassez qui vous voudrez, Sainte-Colombe le fils, 2001

    - La Minute Judy Garland You kill me, I kill you (version film), BO Clara et les chics types, Michel Jonasz, 1981

    - La Confession de Fardiano, BO Deuxième Souffle, Bruno Coulais, 2007

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - - -


    - Une vie en chansons (Hugo Doc, 2023). Les journalistes Olivier Cachin et Eric Jean-Jean proposent de découvrir, à l'aide de nombreuses anecdotes, l'histoire des chansons de Jacques Dutronc, comme autant de repères qui jalonnent la vie de l'artiste. 250 pages où l’on croise le gratin de la variété française des années 60 à 2000.

    - Jacques Dutronc l’insolent (L’Archipel, 2021), de Frédéric Quinonero. Une radiographie de l’artiste à travers sa vie privée, ses choix artistiques et ses rencontres. Un livre passionnant truffé d’anecdotes pour fans comme pour non fans.

     

  • ©  Wikimedia Commons. Johannes Brahms vers 1853.

    Quelques nuances de Johannes Brahms au cinéma

    18 août 2023

    Épris de liberté, romantique mais jamais marié, Johannes Brahms, fidèle en amitié, vivait avant tout pour sa musique. Son héritage est immense et l’œuvre du compositeur allemand, qui naissait voilà 190 ans, le 7 mai 1833 dans la ville hanséatique d’Hambourg, est très souvent utilisée au cinéma. Depuis Charlie Chaplin et la "Danse hongroise numéro 5" dans "Le Dictateur" en 1940, les citations de sa musique sont légion. On ne les compte même plus. De "La Fureur de vivre" en 1955 au récent long métrage, fin 2022, du Britannique Martin McDonagh "Les Banshees d’Inisherin", les œuvres plus ou moins connues du grand Johannes jalonnent la bande son de nombreux films. Anatole Litvak, Claude Lelouch, Francis Ford Coppola, Yves Robert, Claude Chabrol ou encore Patrice Leconte ont puisé dans son répertoire, souvent avec délice.


    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

     

    -Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Danse hongroise N°5, BO Le Grand Blond avec une chaussure noire, Johannes Brahms, 1972

    - Quand tu dors près de moi, BO Aimez-vous Brahms ?, Yves Montand, Georges Auric, 1961

    - Vier ernste gesänge, BO Que la bête meure, Kathleen Ferrier, Johannes Brahms, 1969

    - Waltz in A-flat major, op. 39, No. 15. BO Percy Jackson la mer des monstres, Katia & Marielle Labèque, Johannes Brahms, 2013

    - Symphony No. 1: First Movement, BO Tetro, Chicago Symphony Orchestra, Johannes Brahms, 2009

    - Concerto in D major pour violon op.77: 3. Vivace non troppo, BO There will be blood, Johannes Brahms, 2008

    - 2e Rhapsody, BO De battre mon cœur s’est arrêté, Caroline Duris, Johannes Brahms, 2005

    - Quatuor en sol mineur N°1 pour piano, violon, alto et violoncelle op. 25 (4e mouvement, rondo alla zingarese), BO Monsieur Hire, Martha Argerich, Gidon Kremer, Yuri Bashmet, Mischa Maisky, Johannes Brahms, 1989

    - La Minute Judy Garland : I’m ready to groove, BO A Swingin' summer, Raquel Welch, 1965

    - Wiegenlied, op. 49 No. 4, BO Florence Jenkins, Anne Sofie von Otter, Johannes Brahms, 2016

  • © DR. Philippe Rombi.

    Philippe Rombi, la musique classique au coeur

    17 août 2023

    Adepte de partitions mélodiques et très orchestrales, Philippe Rombi est un compositeur rare. Aussi à l’aise dans la comédie ou le mélodrame que le film historique, ce fidèle complice de François Ozon depuis Les Amants criminels en 1999 s’est construit, en un peu moins de 25 ans, une discographie remarquée et remarquable. A l’affiche du dernier Ozon, Mon Crime, son style délicat épouse à la perfection cette comédie policière d’époque qui prend pour cadre le Paris des années 30. De Swimming pool à Angel en passant par Potiche et Frantz, pas moins de 13 films illustrent la collaboration Rombi-Ozon. Une entente fidèle mais pas exclusive. Christophe Barratier (Envole-moi, Le Temps des secrets), Christian Carion (Joyeux Noël, Une Belle Course) ou Dany Boon (Bienvenue chez les Ch’tis, Rien à déclarer), constituant également autant de réalisateurs où s’exprime la musique du Palois, nommé plusieurs fois aux César mais encore curieusement jamais récompensé.   

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Le Calvaire de Suzette, BO Mon Crime, Philippe Rombi, 2023

    - Dans la maison thème, BO Dans la maison, Philippe Rombi, 2012  

    - La Vie sans Virginia, BO Une Nouvelle Amie, Philippe Rombi, 2014

    - Hymne des fraternisés (murmures et vocalises) BO Joyeux Noël, Philippe Rombi, 2005

    - Une Dernière Ballade, BO Une Belle Course, Philippe Rombi, 2022

    - Générique d’ouverture, BO Bienvenue chez les Ch’tis, 2008, Philippe Rombi, 2008

    - Générique de fin, BO Rien à déclarer, Philippe Rombi, 2011

    - Ouverture, BO Le Temps des secrets, Philippe Rombi, 2022

    - La Minute Judy Garland : Plus fort que nous, BO Un Homme et une femme, Nicole Croisille, Pierre Barouh, Anouk Aimée, 1966

    - Nocturne n° 20 en do dièse mineur, de Frédéric Chopin, BO Frantz, Philippe Rombi et Stefan Rodescu, 2016

     

  • ©  Wikimedia Commons. Claudia Cardinale en 1968 dans "Il était une fois dans l'Ouest".

    Claudia Cardinale, «la petite fiancée de l’Italie»

    16 août 2023

    Claudia Cardinale, c’est d’abord une beauté à tomber par terre et un regard brun pénétrant et mélancolique dans "Il était une fois dans l’Ouest", de Sergio Leone en 1968. Un rôle à jamais mythique qui marquera sa carrière grâce au succès phénoménal du film. Tout avait commencé en Italie en 1955 pour cette fille, née de parents siciliens installés en Tunisie, qui découvre, à 17 ans, à la Mostra de Venise, pour la première fois le pays d’origine de sa famille. Elle vient de remporter le premier prix de beauté de « la plus belle Italienne de Tunis », organisé par l'Office du cinéma italien. Trois ans plus tard, malgré des réticences à devenir actrice, elle apparaît dans "Le Pigeon", de Mario Monicelli aux côtés de Renato Salvatori, Marcello Mastroianni, Totò et Vittorio Gassman. Le film fera date et est considéré comme fondateur d’un genre qu’on allait appeler la comédie à l’italienne. Mais c’est "La Fille à la valise", de Valerio Zurlini, qui l’adoubera vraiment dans le métier, deux ans plus tard, et lui vaudra d’hériter du joli surnom de « petite fiancée de l’Italie ». Maîtrisant encore mal la langue, elle est doublée, ce qui ne l’empêchera nullement d’enchaîner les succès dans les années 1960, de loin la décennie la plus prolifique de sa carrière. Elle tourne successivement "Le Bel Antonio" et "La Viaccia", chez Bolognini, "Cartouche", chez De Broca, "Huit et demi" chez Fellini, "Le Guépard" chez Visconti, "La Panthère rose" chez Blake Edwards… et mène de front une carrière hollywoodienne ponctuée par une petite dizaine de films. Les années 70 et 80 verront aussi des films notables comme "Les Pétroleuses", La "Scoumoune", "Lucia et les Gouapes", de Pasquale Squitieri qu’elle épouse en 1974, ou encore "Le Ruffian", de José Giovanni.

     

    Liste des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

     

    - Générique Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Extrait  interview de François Chalais, 1962

    - Prairie woman, BO Les Pétroleuses, Claudia Cardinale, Francis Lai, 1971

    - C’era una volta il West, BO Il était une fois en Amérique, Ennio Morricone, 1968

    - Blues for Gassman part. 1, BO Le Pigeon (I Soliti ignoti), Piero Umiliani et Chet Baker, 1958

    - Titoli di testa, BO La Fille à la valise, Mario Nascimbene, 1960

    - Valzer brillante ou polka, BO Le Guépard, Nino Rota, 1963

    - Orchestral Suite (Part 12), BO Le Bel Antonio, Piero Piccioni, 1960

    - Vénus et Cartouche, BO Cartouche, Georges Delerue, 1962

    - La Passarella d’addio, Huit et demi, Nino Rota, 1963

    - The John (Duke) Wayne March, BO Le Plus Grand Cirque du monde, Dimitri Tiomkin, 1964

    - La Minute Judy Garland : Sinnò me moro, BO Meurtre à l’italienne (Un Maledetto imbroglio), Alida Chelli, 1959

    - Theme, BO L’Affaire Mori, Ennio Morricone, 1977

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - -

    - Schnock (ed. La Tengo, 2021). Numéro spécial consacré à Claudia Cardinale avec notamment une longue interview de l’actrice mais aussi de Jacques Perrin, son partenaire dans "La Fille à la valise", ainsi qu’un long focus sur l’un de ses rôles les plus marquants, celui de Jill Mc Bain dans  "Il était une fois dans l'Ouest".


    - "Dolce Claudia" (ed. ContreJour, 2014). L’histoire racontée d’une rencontre en 1958 entre un photographe et l’actrice au cours d’une séance photo solaire. Un livre agrémenté de très belles photos noir et blanc, suivi d’Eloge de la starlette, une courte réflexion du philosophe Frédéric Schiffter sur la représentation sociale de l’actrice au début des années 60.  

  • © Capture d'écran Lukaskendall.com. Jerry Fielding en 1980.

    Jerry Fielding ou la bande son du cinéma américain des années 70

    15 août 2023

    Le 19 avril 1973 sortait sur les écrans Scorpio, film d’espionnage de Michael Winner. Une intrigue politique sur fond de guerre froide mettant face à face Burt Lancaster et Alain Delon. A la partition, on retrouvait Jerry Fielding, qui depuis un peu plus de dix ans, compose pour le cinéma. Tout commence chez Otto Preminger en 1962 pour Tempête à Washington mais il s’était surtout fait remarquer chez Peckinpah dans le western La Horde sauvage. Jerry Fielding a marqué de son empreinte les années 70 avec des compositions très incarnées mais aussi très différentes que l’on retrouve dans Le Corrupteur, Tueur d’élite, L’Evadé d’Alcatraz ou encore Josey Wales. Né à Pittsburgh en 1922 et disparu en 1980, ce passionné de jazz, ne s’est pas cantonné à un seul genre dans toute sa carrière. Malgré une vingtaine de collaborations seulement au cinéma, l’Américain avait su imposer son style, influencé par la musique de Bernard Herrmann, son modèle, et aussi les big bands des années 40 et 50 qu’il écoutait à la radio dans sa jeunesse.

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Générique : Rodéo, BO Le Casse, Ennio Morricone

    - Extrait de Scorpio, Michael Winner

    - Main title, BO Scorpio, Jerry Fielding, 1973

    - Into the underground, BO Scorpio, Jerry Fielding, 1973

    - Main title, BO Le Corrupteur, Jerry Fielding, 1971

    - Advise and consent theme, BO Tempête à Washington, Jerry Fielding, 1962

    - Try a little softer, BO Tueur d’élite, Jerry Fielding, 1975

    - Main theme, BO Josey Wales hors-la-loi, Jerry Fielding, 1976

    - The Delivery, BO L’Epreuve de force, Jerry Fielding, 1978

    - Main theme, BO L’Evadé d’Alcatraz, Jerry Fielding, 1979

    - La Minute Judy Garland : La Bourse et la vie, BO La Bourse et la vie, Richard Anthony, 1966

    - End titles (La Golondrina), BO La Horde sauvage, Jerry Fielding, 1969  

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - -


    - Le Cinéma de Sam Peckinpah, d’Alain Cresciucci (Lettmotif, 2022). 300 pages dans lesquelles, l’auteur dissèque les quatorze longs-métrages de ce cinéaste phare du Hollywood des années 60 et 70 qui témoignent de la force et de la cohérence de son œuvre, laquelle a influencé Martin Scorsese Quentin Tarantino, Kathryn Bigelow… et bien d’autres encore.

    - Sur la route de Clint Eastwood, de Marc Godin (éditions du Layeur, 2021). Le dernier livre en date sur l’acteur et réalisateur américain.  Un ouvrage sur son parcours atypique et éclectique, de sa jeunesse à son accession au statut de star à partir de Pour une poignée de dollars, de Sergio Leone en 1964.

  • ©  Wikimedia Commons. Quentin Tarantino en 2010 à la cérémonie des Oscars.

    Quentin Tarantino, le cinéaste DJ

    14 août 2023

    Chez Quentin Tarantino, la bande originale fait partie intégrante de ses films. En plus d’être le réalisateur star que l'on connaît, il en est aussi, depuis trente ans maintenant, le metteur en musique, une sorte de super DJ qui apporte un soin méticuleux, presque monomaniaque à marier au mieux les images avec des chansons ou des instrumentaux préexistants puisés en grande partie dans son impressionnante collection de disques vinyles. De Reservoir Dogs en 1992, son premier long métrage, à One upon a time… in Hollywood, son dernier film en date en 2019, huit longs métrages, aussi passionnants qu’atypiques, marqués par de nombreuses références à la pop culture, jalonnent une carrière à nulle autre pareille. Chez Tarantino, on a l’assurance de trouver des histoire solides, des personnages charismatiques, une musique au diapason, le tout filmé de façon hors pair par l’un des meilleurs réalisateurs de sa génération.

     

    Liste des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

    - Extrait Once upon a time… in Hollywood, Quentin Tarantino

    - Brother Love's Traveling, BO Once upon  a time in Hollywood, Neil Diamond, 2019

    - Stuck in the middle with you, BO Reservoir dog, Stealers Wheel, 1992

    - Misirlou, BO Pulp Fiction, Dick Dale, 1994

    - Bang, bang, BO Kill Bill 1, Nancy Sinatra, 2003

    - Il Tramonto, BO Kill Bill 2, Ennio Morricone, 2004

    - L'Ultima Diligenza di Red Rock, BO Les 8 Salopards, Ennio Morricone, 2015

    - Baby it’s you, Bad Love, BO Boulevard de la mort, Smith, 2007

    - La Resa (The Surrender), BO Inglorious Basterds, Ennio Morricone, 2009

    - La Minute Judy Garland : Daddy, BO Guy, Alex Lutz, Dani, Elodie Bouchez

    - Across 110th Street, BO Jackie Brown, Bobby Womack, 1997

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - -


    - « L'oeuvre de Quentin Tarantino » du cinéphile au cinéaste (éditions Third, 2021). Un essai de Guillaume Labrude. Une analyse sur l’oeuvre et la carrière à travers le scénario, l’esthétique et leurs multiples références au cinéma de Quentin Tarantino.


    - « Tarantino reservoir films » (éditions Omaké books, 2020). L'anthologie des films qui ont inspiré Quentin Tarantino. 288 pages méticuleusement organisées par Philippe Lombard où l’on découvre plus de 200 longs-métrages et séries qui ont influencé l’œuvre du cinéaste, enrichies de nombreuses photographies et de citations de Tarantino.

     

  • © Getty. Charles Aznavour et Georges Garvarentz en 1976.

    Georges Garvarentz, l’amour de la musique en héritage

    11 août 2023

    Disparu, il y a 30 ans, Georges Garvarentz, comme Gérard Calvi, Michel Colombier ou Eric Demarsan, n’appartient pas franchement à la catégorie des compositeurs de musique de film les plus connus du grand public. Pourtant, tout comme eux, son œuvre, qui comporte près de 70 collaborations, est dense, souvent brillante, et son nom lié à un certain âge d'or du cinéma français populaire des années 60 à 80. Un cinéma où les vedettes avaient pour noms Lino Ventura, Jean Gabin, Maurice Ronet, Robert Hossein, Michel Serrault ou Jean Poiret tandis que les dialogues étaient eux écrits par Pascal Jardin, Michel Audiard ou Alphonse Boudard. On ne connaît de Georges Garvarentz, souvent que la musique du "Tatoué" et celle d’"Un taxi pour Tobrouk" mais ce complice fidèle d’un réalisateur en particulier, Denys de La Patellière, avait exploré tous les genres, marié différents styles, tout en composant avec exigence pour des artistes de variété à commencer par Charles Aznavour, son beau-frère et alter ego de création pendant 30 ans. Il lui a donné les tubes "Hier encore" et "Paris au mois d’août" mais a aussi composé de nombreux titres chantés au cinéma, en particulier chez Denys de La Patellière et Sergio Gobbi.

     

    Play list des titres diffusés :
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    - Stella, BO Le Temps des loups, Georges Garavarentz, 1970

    - Extrait d’Un Taxi pour Tobrouk, de Denys de La Patellière

    - La Marche des anges, BO Un Taxi pour Tobrouk, Georges Garvarentz, 1961

    - Douce violence, BO Douce Violence, Johnny Hallyday, Georges Garvarentz, 1961

    - Générique de début, BO Du Rififi à Paname, Georges Garvarentz, 1965

    - Haschisch Party, BO Un Beau Monstre, Georges Garvarentz, 1970

    - Nues dans l’eau, BO Sapho ou la Fureur d'aimer, Georges Garvarentz, 1971

    - Relaxation, BO Les Bonnes Causes, Georges Garvarentz, 1963

    - La Minute Judy Garland : Impossible, BO Marlowe, Jade Vincent, 2023

    - Love theme, BO Killer Force, Georges Garvarentz, 1976

     

    Aller plus loin :
    - - - - - - - - - - - -


    - "Georges Garvarentz et la musique de film", de Daniel Bastié (éditions Ménadès, 2019). Un inventaire sur sa discographie plus qu’une biographie qui se révèle un très bon ouvrage en tout cas pour découvrir la richesse de l’œuvre de ce compositeur injustement oublié. Le seul ouvrage existant sur Georges Garvarentz. 


    - " Un été chez Max Pécas", de Thomas Morales (éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2019). Une savoureuse digression sur un certain cinéma léger des années 70 et 80 où l’un des maîtres s’appelait Max Pécas. Des comédies désinvoltes et coquines, aux titres évocateurs : "Belles, blondes et bronzées" ou "On se calme et on boit frais à Saint-Tropez". Des films tournés souvent l’été, qui conjuguent insouciance, jolies filles avec un scénario souvent un peu mince il faut l‘avouer, et pourtant devenus cultes.  

     

Vous avez parcouru 20 épisodes sur 150

Afficher plus

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don