RCF Liège

C'est notre histoire

présentée par Laetizia Puccio, Bernard Wilkin

Bernard Wilkin et Laetizia Puccio, historiens et archivistes de l'Etat, nous plongent dans des sujets d’Histoire locale, nationale ou internationale. Pour approfondir certaines thématiques, ils invitent des spécialistes de notre passé commun et nous font vivre ou revivre des événements à travers les témoignages récoltés.

Retrouvez C'est notre histoire en radio sur RCF Liège le mardi à 16h30 et en rediffusion le même jour à 22h30. 

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Episodes

  • Marie-Sophie Silan © ULiège
    25 juin 2024

    La condition juridique des femmes à Liège sous l'ancien régime (1/2)

    26 min
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    Marie-Sophie Silan, juriste et historienne du droit, est l'invitée de Laetizia Puccio pour ce premier volet dédié à la condition juridique des femmes sous l'ancien régime. "La veuve, l'épouse et le notaire. Une histoire de la condition juridique des femmes à Liège, du droit à la pratique entre les 16e et 17e siècles." est le titre de la thèse de doctorat de notre invitée.
    Droits image: Marie-Sophie Silan © ULiège
  • RCF Liège
    2 juillet 2026

    Les secrets de l'abbaye de Saint-Laurent à Liège

    28 min
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  • RCF Liège
    25 juin 2026

    Les opérations archéologiques de la place Licourt à Herstal (2/2)

    30 min
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    Dans le cadre des travaux du tram, depuis le début de l’année 2024, une équipe de l’Agence Wallonne du Patrimoine (AWaP) fouille la place Licourt à Herstal. Le site est supposé abriter le palais herstalien de Charlemagne. L'archéologue en charge, Sophie de Bernardy de Sigoyer, ainsi que Guillaume Mora-Dieu et Denis Henrard sont venus partager avec nous la mise en place de ce chantier et son évolution. La surprise fut de taille puisque les archéologues ont mis au jour les fondations d’une église, inconnue dans les sources écrites, accompagnée tout autour d’une centaine de tombes datées entre les VIIe et VIIIe siècles. Les opérations se poursuivent et la valorisation est en marche puisque dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie (13-14-15 juin 2025), une conférence sera donnée le vendredi 13 juin à 20h à la salle communale d’Herstal.
  • ©DR
    18 juin 2026

    Les opérations archéologiques de la place Licourt à Herstal (1/2)

    24 min
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    Dans le cadre des travaux du tram, depuis le début de l’année 2024, une équipe de l’Agence Wallonne du Patrimoine (AWaP) fouille la place Licourt à Herstal. Le site est supposé abriter le palais herstalien de Charlemagne. L'archéologue en charge, Sophie de Bernardy de Sigoyer, ainsi que Guillaume Mora-Dieu et Denis Henrard sont venus partager avec nous la mise en place de ce chantier et son évolution. La surprise fut de taille puisque les archéologues ont mis au jour les fondations d’une église, inconnue dans les sources écrites, accompagnée tout autour d’une centaine de tombes datées entre les VIIe et VIIIe siècles. Les opérations se poursuivent et la valorisation est en marche puisque dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie (13-14-15 juin 2025), une conférence sera donnée le vendredi 13 juin à 20h à la salle communale d’Herstal.
  • RCF Liège
    11 juin 2026

    Journées européennes de l'archéologie

    30 min
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    "À l’occasion des Journées européennes de l’archéologie, qui se déroulent du 12 au 14 juin en Wallonie, « C’est Notre Histoire » reçoit Frédéric Marchesani, historien et chargé de communication à l’Agence wallonne du Patrimoine, pour mettre en lumière un événement incontournable pour tous les curieux d’histoire. Pendant trois jours, le public est invité à plonger dans les coulisses de l’archéologie : visites de chantiers exceptionnellement ouverts, rencontres avec des spécialistes et ateliers immersifs. Avec Frédéric Marchesani, nous découvrons l’esprit de ces journées : rendre l’archéologie accessible à tous et casser l’image d’une discipline réservée aux experts. En Wallonie, l’événement prend une ampleur particulière avec de nombreuses activités réparties sur le territoire, notamment en province de Liège.


    Focus sur quelques temps forts : la possibilité unique d’observer des fouilles en direct et d’échanger avec les archéologues, mais aussi des découvertes majeures comme celles du site Saint-Laurent à Liège. La mise au jour d’un édifice religieux plus ancien que l’abbatiale actuelle représente une avancée importante pour mieux comprendre l’histoire de la ville.

    Les JEA, c’est aussi l’occasion de découvrir la diversité des métiers de l’archéologie : anthropologues, spécialistes des sols ou encore céramologues. À Chièvres, une exposition à la basilique Notre-Dame de Tongre illustre la collaboration entre archéologie et archives écrites, offrant une lecture plus riche et nuancée du passé.


    Pensées pour tous les publics, ces journées proposent également de nombreuses activités pour les enfants : ateliers de fouilles, manipulations d’objets et expériences ludiques pour se glisser dans la peau d’un archéologue. Le programme complet est accessible en ligne, avec certaines activités sur réservation. Une occasion unique de partir à la découverte de notre patrimoine… et peut-être de susciter des vocations ! Bonne écoute et belles découvertes archéologiques."
  • RCF Liège
    4 juin 2026

    Les soldats belges évadés durant la Seconde Guerre mondiale : la voie espagnole

    26 min
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    Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de 4000 Belges se sont évadés des camps de prisonniers allemands. Dans cette émission, Bernard Wilkin, qui préparait alors un ouvrage sur le sujet (paru en 2023), s’interrogeait sur les motivations, les moyens mis en œuvre et les trajectoires de ces individus hors-normes. Du tunnel creusé sous le camp au soldat qui braque un camion allemand rempli de munitions, ce sont de véritables scénarios hollywoodiens que les documents d’archives nous révèlent.
  • RCF Liège
    28 mai 2026

    Les soldats belges évadés durant la Seconde Guerre mondiale : les évasions

    28 min
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    Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de 4000 Belges se sont évadés des camps de prisonniers allemands. Bernard Wilkin, qui prépare un ouvrage sur le sujet, s’interroge sur les motivations, les moyens mis en œuvre et les trajectoires de ces individus hors-normes. Du tunnel creusé sous le camp au soldat qui braque un camion allemand rempli de munitions, ce sont de véritables scénarios hollywoodiens que les documents d’archives nous révèlent.
  • RCF Liège
    21 mai 2026

    Les soldats belges évadés durant la Seconde Guerre mondiale : contextualisation

    26 min
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    Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de 4000 Belges se sont évadés des camps de prisonniers allemands. Bernard Wilkin, qui prépare un ouvrage sur le sujet, s’interroge sur les motivations, les moyens mis en œuvre et les trajectoires de ces individus hors-normes. Du tunnel creusé sous le camp au soldat qui braque un camion allemand rempli de munitions, ce sont de véritables scénarios hollywoodiens que les documents d’archives nous révèlent.
  • RCF Liège
    14 mai 2026

    Casanova à Spa

    28 min
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    Dans cet épisode de « C’est notre Histoire », nous vous emmenons à Spa sur les traces d’un personnage aussi célèbre que fascinant : Giacomo Casanova. En compagnie d’Alexandre Smitz, historien liégeois, nous découvrons un pan méconnu de la vie de ce grand séducteur, lorsqu’il séjourne dans la cité thermale au XVIII? siècle. Entre intrigues, rencontres et atmosphère unique de Spa à l’époque, cet échange nous plonge dans une histoire à la fois locale et européenne. Un voyage captivant au cœur du passage de Casanova en Ardenne, où l’histoire prend des accents de roman.
  • ©RCF Liège
    7 mai 2026

    Liège dans le cinéma (2)

    30 min
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    Un confinement, une curiosité d’historien, une passion pour les films, une compilation qui n’en finit pas… Liège en toile de fond. Alexandre Alvarez, attaché au Trésor de Liège, vient partager avec nous son expérience. Du blockbuster aux films d’auteurs en passant par des comédies romantiques ou dramatiques, Liège n’a pas fini de figurer dans des productions cinématographiques. Pourquoi ? Découvrez-le en nous écoutant !
  • ©RCF Liège
    30 avril 2026

    Liège dans le cinéma (1)

    28 min
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    Un confinement, une curiosité d’historien, une passion pour les films, une compilation qui n’en finit pas … Liège en toile de fond. Alexandre Alvarez, attaché au Trésor de Liège, vient partager avec nous son expérience. Du blockbuster aux films d’auteurs en passant par des comédies romantiques ou dramatiques, Liège n’a pas fini de figurer dans des productions cinématographiques. Pourquoi ? Découvrez-le en nous écoutant !
  • ©RCF Liège
    23 avril 2026

    Rencontre avec Marie-Bernadette Mars

    29 min
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    Romancière liégeoise, Marie Bernadette Mars est également connue de plusieurs générations d’élèves qui l’ont eue comme professeure de latin et de grec au Collège Saint Barthélemy. Née à Liège et profondément attachée à sa ville, elle s’est lancée un défi audacieux à la veille de la pension?: écrire un roman publié. Un pari réussi avec Kilissa en 2015, premier jalon d’un parcours littéraire aujourd’hui riche et reconnu.
    Pour Marie Bernadette Mars, l’écriture l’a toujours accompagnée, notamment à travers des récits de voyages. Formée en philologie classique et en philosophie, elle inscrit naturellement ses romans dans une profonde relation à l’Histoire et aux mondes anciens. Son amour de la Grèce, où elle voyage régulièrement, nourrit une œuvre attentive aux destins individuels pris dans les bouleversements collectifs?: guerres, dictatures, exils, migrations. Les lieux et les périodes deviennent des acteurs à part entière de ses récits.
    Ce qui traverse l’ensemble de son travail, ce sont les voix que l’Histoire a failli faire taire?: mémoires familiales, trajectoires de migrants, héritages fragiles, condition féminine à travers les époques. L’échelle des Zagoria aborde la transmission d’un héritage grec marqué par la dictature?; L’horizon en éclats évoque les migrations à travers des nouvelles?; L’homme qui voulait oublier le Bois du Cazier plonge dans la mémoire ouvrière belge?; Rhapsodie afghane mêle petite et grande Histoire autour du destin d’un réfugié afghan et d’une femme belge.
    Aujourd’hui, l’autrice s’apprête à explorer plus directement sa propre histoire familiale. Écrire devient alors une manière de comprendre, de faire parler les silences et de donner forme à une mémoire intime.
    L’écriture est pour elle un espace de liberté totale?: guidée par les images, les souvenirs et le travail du style, qu’elle considère essentiel. Plus que jamais, écrire reste un geste de transmission, véritable fil rouge de toute sa carrière.
  • ©RCF Liège
    16 avril 2026

    Le retour des oies sauvages de Nathalie Stalmans

    27 min
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    Nous vous emmenons au cœur d’un épisode peu connu mais profondément émouvant de la Seconde Guerre mondiale : l’évacuation de centaines d’enfants liégeois vers Ixelles durant l’hiver 1944-1945. 

    Pour en parler, nous avons rencontré Nathalie Stalmans, historienne de formation et autrice du roman "Le retour des Oies sauvages".


    À partir d’un fait historique réel, Nathalie Stalmans déploie un récit sensible et documenté. Alors que Liège est ravagée par les bombardements – plus de 1 600 V1 et V2, des quartiers entiers détruits, une peur quotidienne – la ville d’Ixelles organise l’accueil de plus de mille enfants afin de les soustraire au chaos. Cette entreprise de solidarité, portée notamment par des responsables communaux, des religieuses et des familles volontaires, constitue le cœur battant du roman.


    Dans "Le retour des Oies sauvages", l’autrice restitue avec justesse l’atmosphère des caves, l’angoisse permanente, mais aussi le moment bouleversant de la séparation entre parents et enfants. L’arrivée à Bruxelles ouvre un autre monde : celui des foyers ixellois, des écoles transformées en lieux d’accueil, des gestes de solidarité du quotidien qui redonnent un semblant de normalité à ces vies brisées par la guerre.


    À travers son héroïne, Sophie, Nathalie Stalmans explore aussi les blessures plus secrètes laissées par la Libération : la honte, le silence, les humiliations publiques infligées aux femmes accusées de collaboration. Sans les édulcorer, elle aborde ces thèmes délicats avec pudeur, soulignant combien la mémoire collective reste traversée de zones d’ombre.
    Le roman est également habité par une forte symbolique : celle des oies sauvages, qui reviennent au moment de la Libération et incarnent l’espoir, le retour à la vie, la possibilité d’un nouveau départ. Le parcours de Sophie devient alors celui d’une renaissance : passer de la peur au courage, de la honte au pardon, de l’exil à la reconstruction.
    Au-delà du passé, "Le retour des Oies sauvages" nous a semblé incarner un dialogue avec notre présent. Il rappelle la force des élans solidaires face aux crises, et interroge notre capacité à accueillir, protéger et transmettre. Un roman de mémoire, mais surtout un récit profondément humain.

  • RCF Liège
    9 avril 2026

    L'infanticide à Liège au XVIII et XIXe siècle (2/2)

    28 min
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    Dans les fonds des Archives de l'Etat à Liège, certaines histoires dérangent plus que d'autres. Elles parlent d’enfants abandonnés… et parfois de drames plus sombres encore. Avec l’historien René Leboutte, professeur émérite de l'Université de Luxembourg, nous découvrons une réalité méconnue : celle de l’infanticide dans l’Est de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles.



    À l’époque, ces faits divers ne sont pas exceptionnels. Ils s’inscrivent dans un contexte social très dur, marqué par la pauvreté, l’isolement… et surtout par la pression immense qui pèse sur les femmes. Beaucoup des accusées sont jeunes, célibataires, domestiques. Une grossesse hors mariage peut signifier la honte, la perte d’emploi, l’exclusion. Et surtout, il n’existe ni aide sociale, ni véritable solution. Alors certaines femmes accouchent seules, en secret. Dans une grange, un grenier, parfois en pleine nuit. Et dans ces conditions extrêmes, entre peur et désespoir, le drame peut survenir.



    Mais comme le montre René Leboutte, ces gestes ne peuvent être compris uniquement comme des crimes. Ils sont aussi le reflet d’une société sans protection, sans contraception, sans filet de sécurité. La justice elle-même hésite : les preuves sont fragiles, les jurys parfois indulgents, conscients de la complexité de ces situations. Dans ce contexte, les enfants trouvés apparaissent comme une autre issue : abandonner plutôt que tuer, laisser une chance à l’enfant.



    Ces histoires, aussi dures soient-elles, nous parlent avant tout d’inégalités, de solitude… et d’un monde où certaines femmes n’avaient tout simplement pas le choix. Les étudier aujourd’hui, ce n’est pas juger. C’est comprendre. Et se demander, peut-être, ce que notre société a changé… ou non.
  • RCF Liège
    2 avril 2026

    L'infanticide à Liège au XVIII et XIXe siècle (1/2)

    30 min
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    Dans les fonds des Archives de l'État à Liège, certaines histoires dérangent plus que d'autres. Elles parlent d’enfants abandonnés… et parfois de drames plus sombres encore. Avec l’historien René Leboutte, professeur émérite de l'université de Luxembourg, nous découvrons une réalité méconnue : celle de l’infanticide dans l’est de la Belgique aux XVIII? et XIX? siècles.

    À l’époque, ces faits divers ne sont pas exceptionnels. Ils s’inscrivent dans un contexte social très dur, marqué par la pauvreté, l’isolement… et surtout par la pression immense qui pèse sur les femmes. Beaucoup d'accusées sont jeunes, célibataires, domestiques. Une grossesse hors mariage peut signifier la honte, la perte d’emploi, l’exclusion. Surtout, il n’existe ni aide sociale, ni véritable solution. Alors certaines femmes accouchent seules, en secret. Dans une grange, un grenier, parfois en pleine nuit. Dans ces conditions extrêmes, entre peur et désespoir, le drame peut survenir.

    Mais, comme le montre René Leboutte, ces gestes ne peuvent être compris uniquement comme des crimes. Ils sont aussi le reflet d’une société sans protection, sans contraception, sans filet de sécurité. La justice elle-même hésite : les preuves sont fragiles, les jurys parfois indulgents, conscients de la complexité de ces situations. Dans ce contexte, les enfants trouvés apparaissent comme une autre issue : abandonner plutôt que tuer, laisser une chance à l’enfant.

    Ces histoires, aussi dures soient-elles, nous parlent avant tout d’inégalités, de solitude… et d’un monde où certaines femmes n’avaient tout simplement pas le choix. Les étudier aujourd’hui, ce n’est pas juger. C’est comprendre. Se demander, peut-être, ce que notre société a changé… ou non.
  • RCF Liège
    26 mars 2026

    Pierre Clerdent et la Résistance liégeoise : une conférence de Fr. Balace (4/4)

    30 min
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    Au XXe siècle, peu de personnalités ont autant marqué la région liégeoise que Pierre Clerdent. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, gouverneur pendant près de vingt ans et acteur majeur du développement économique wallon, il incarne « Une certaine idée du Pays de Liège ». L’asbl CELIDA et les Archives de l’État à Liège lui consacrent un cycle de six conférences tirées de l’ouvrage paru aux éditions Marot en 2024 sous la direction de Br. Demoulin et l’égide de la Fondation Simone et Pierre Clerdent.

    Né à Liège en 1909, Clerdent étudie le droit à l’Université de Liège avant de devenir avocat. Mais l’invasion allemande de 1940 bouleverse son destin. Très tôt, il s’engage dans la résistance et participe à la création de l’Armée de la Libération. Sous le pseudonyme « Max », il dirige ce réseau dans la région liégeoise. L’organisation aide des personnes traquées par l’occupant, comme les Juifs ou les réfractaires au travail obligatoire, et prépare la prise de contrôle de bâtiments stratégiques au moment de la Libération.

    Après la guerre, Clerdent devient une figure centrale de la vie publique. En 1945, il prend la tête du Conseil national de la Résistance, avant d’entamer une longue carrière administrative et politique. Il est d’abord gouverneur de la province de Luxembourg, puis gouverneur de la province de Liège de 1953 à 1971.

    Durant ces années, il joue un rôle actif dans la reconstruction et le développement économique de la région. Il soutient notamment le développement du port de Liège, de l’aéroport de Bierset et de nouvelles infrastructures destinées à moderniser l’économie wallonne. Clerdent s’engage aussi dans la transmission de la mémoire de la résistance. C’est notamment sous son impulsion qu’est inauguré en 1955 le monument national de la Résistance au parc d’Avroy, à Liège.

    Jusqu’à la fin de sa vie, Pierre Clerdent restera associé à l’histoire politique, économique et mémorielle de la région. Son parcours illustre celui d’une génération marquée par la guerre, mais déterminée à reconstruire et à transformer la Wallonie.
  • RCF Liège
    19 mars 2026

    Pierre Clerdent et la Résistance liégeoise : une conférence de Fr. Balace (3/4)

    28 min
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    Au XXe siècle, peu de personnalités ont autant marqué la région liégeoise que Pierre Clerdent. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, gouverneur pendant près de vingt ans et acteur majeur du développement économique wallon, il incarne « Une certaine idée du Pays de Liège ». L’asbl CELIDA et les Archives de l’État à Liège lui consacrent un cycle de six conférences tirées de l’ouvrage paru aux éditions Marot en 2024 sous la direction de Br. Demoulin et l’égide de la Fondation Simone et Pierre Clerdent.

    Né à Liège en 1909, Clerdent étudie le droit à l’Université de Liège avant de devenir avocat. Mais l’invasion allemande de 1940 bouleverse son destin. Très tôt, il s’engage dans la résistance et participe à la création de l’Armée de la Libération. Sous le pseudonyme « Max », il dirige ce réseau dans la région liégeoise. L’organisation aide des personnes traquées par l’occupant, comme les Juifs ou les réfractaires au travail obligatoire, et prépare la prise de contrôle de bâtiments stratégiques au moment de la Libération.

    Après la guerre, Clerdent devient une figure centrale de la vie publique. En 1945, il prend la tête du Conseil national de la Résistance, avant d’entamer une longue carrière administrative et politique. Il est d’abord gouverneur de la province de Luxembourg, puis gouverneur de la province de Liège de 1953 à 1971.

    Durant ces années, il joue un rôle actif dans la reconstruction et le développement économique de la région. Il soutient notamment le développement du port de Liège, de l’aéroport de Bierset et de nouvelles infrastructures destinées à moderniser l’économie wallonne. Clerdent s’engage aussi dans la transmission de la mémoire de la résistance. C’est notamment sous son impulsion qu’est inauguré en 1955 le monument national de la Résistance au parc d’Avroy, à Liège.

    Jusqu’à la fin de sa vie, Pierre Clerdent restera associé à l’histoire politique, économique et mémorielle de la région. Son parcours illustre celui d’une génération marquée par la guerre, mais déterminée à reconstruire et à transformer la Wallonie.
  • © ASBL CELIDA et Les Archives de l'Etat belge
    12 mars 2026

    Pierre Clerdent et la Résistance liégeoise : une conférence de Fr. Balace (2/4)

    29 min
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    Au XXe siècle, peu de personnalités ont autant marqué la région liégeoise que Pierre Clerdent. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, gouverneur pendant près de vingt ans et acteur majeur du développement économique wallon, il incarne « Une certaine idée du Pays de Liège ». L’asbl CELIDA et les Archives de l’État à Liège lui consacrent un cycle de six conférences tirées de l’ouvrage paru aux éditions Marot en 2024 sous la direction de Br. Demoulin et l’égide de la Fondation Simone et Pierre Clerdent.

    Né à Liège en 1909, Clerdent étudie le droit à l’Université de Liège avant de devenir avocat. Mais l’invasion allemande de 1940 bouleverse son destin. Très tôt, il s’engage dans la résistance et participe à la création de l’Armée de la Libération. Sous le pseudonyme « Max », il dirige ce réseau dans la région liégeoise. L’organisation aide des personnes traquées par l’occupant, comme les Juifs ou les réfractaires au travail obligatoire, et prépare la prise de contrôle de bâtiments stratégiques au moment de la Libération.

    Après la guerre, Clerdent devient une figure centrale de la vie publique. En 1945, il prend la tête du Conseil national de la Résistance, avant d’entamer une longue carrière administrative et politique. Il est d’abord gouverneur de la province de Luxembourg, puis gouverneur de la province de Liège de 1953 à 1971.

    Durant ces années, il joue un rôle actif dans la reconstruction et le développement économique de la région. Il soutient notamment le développement du port de Liège, de l’aéroport de Bierset et de nouvelles infrastructures destinées à moderniser l’économie wallonne. Clerdent s’engage aussi dans la transmission de la mémoire de la résistance. C’est notamment sous son impulsion qu’est inauguré en 1955 le monument national de la Résistance au parc d’Avroy, à Liège.

    Jusqu’à la fin de sa vie, Pierre Clerdent restera associé à l’histoire politique, économique et mémorielle de la région. Son parcours illustre celui d’une génération marquée par la guerre, mais déterminée à reconstruire et à transformer la Wallonie.

  • Couverture du livre "Une certaine idée du Pays de Liège", DR
    5 mars 2026

    Francis Balace (1/4)

    27 min
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    Au XXᵉ siècle, peu de personnalités ont autant marqué la région liégeoise que Pierre Clerdent. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, gouverneur pendant près de vingt ans et acteur majeur du développement économique wallon, il incarne « Une certaine idée du Pays de Liège ». L’asbl CELIDA et les Archives de l’État à Liège lui consacrent un cycle de six conférences tirées de l’ouvrage paru aux éditions Marot en 2024 sous la direction de Br. Demoulin et l’égide de la fondation Simone et Pierre Clerdent.

    Né à Liège en 1909, Clerdent étudie le droit à l’université de Liège avant de devenir avocat. Mais l’invasion allemande de 1940 bouleverse son destin. Très tôt, il s’engage dans la résistance et participe à la création de l’Armée de la Libération. Sous le pseudonyme « Max », il dirige ce réseau dans la région liégeoise. L’organisation aide des personnes traquées par l’occupant, comme les Juifs ou les réfractaires au travail obligatoire, et prépare la prise de contrôle de bâtiments stratégiques au moment de la Libération.

    Après la guerre, Clerdent devient une figure centrale de la vie publique. En 1945, il prend la tête du Conseil national de la Résistance, avant d’entamer une longue carrière administrative et politique. Il est d’abord gouverneur de la province de Luxembourg, puis gouverneur de la province de Liège de 1953 à 1971.

    Durant ces années, il joue un rôle actif dans la reconstruction et le développement économique de la région. Il soutient notamment le développement du port de Liège, de l’aéroport de Bierset et de nouvelles infrastructures destinées à moderniser l’économie wallonne. Clerdent s’engage aussi dans la transmission de la mémoire de la résistance. C’est notamment sous son impulsion qu’est inauguré en 1955 le monument national de la Résistance au parc d’Avroy, à Liège.

    Jusqu’à la fin de sa vie, Pierre Clerdent restera associé à l’histoire politique, économique et mémorielle de la région. Son parcours illustre celui d’une génération marquée par la guerre, mais déterminée à reconstruire et à transformer la Wallonie.

  • ©RCF Liège
    26 février 2026

    L'avortement à Liège au XIXe siècle (2/2)

    27 min
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    L’interview présente le travail réalisé par trois étudiantes de l'ULiège, Alix Giet, Ninon Gavage et Lisy Thonart, qui se sont penchées sur l’histoire de l’avortement à Liège au XIX? siècle lors d'un séminaire donné par Ninon Dubourg.

    Elles expliquent avoir choisi ce sujet parce qu’il éclaire à la fois l’histoire du corps, du droit et des femmes. Leur recherche s’appuie sur des notes de cours de médecine de la fin du siècle ainsi que sur deux archives judiciaires, sources parfois techniques, moralisatrices ou lacunaires. Elles ont été particulièrement frappées par l’écart entre la condamnation officielle de l’avortement et sa fréquence réelle, estimée à une femme sur douze au premier trimestre.

    Elles rappellent que l’avortement était perçu comme un crime moral et public, fortement influencé par le poids religieux de l’époque. Malgré cela, les pratiques persistaient et se déroulaient dans la clandestinité. La médecine distinguait plusieurs types d’avortement — spontané, accidentel, provoqué — ce qui révèle à la fois une volonté de classification et les limites du savoir médical, encore empreint de jugements éthiques.
    Les notes de cours montrent que les étudiants en médecine apprenaient déjà des techniques abortives, signe d’un rôle ambivalent du corps médical, pris entre impératifs moraux et réalités de terrain. Certaines interruptions de grossesse étaient justifiées pour sauver la mère, et la fréquence élevée des avortements s’explique par l’absence de contraception, la précarité et la stigmatisation sociale. Les méthodes utilisées étaient variées mais souvent dangereuses, exposant les femmes à de graves complications.
    L’étude des procès de 1845 et 1861 révèle que les accusations visaient autant les femmes que les personnes de leur entourage. La justice oscillait entre punition, stigmatisation et indifférence, souvent en fonction du statut social. Ces affaires montrent une société où l’avortement était à la fois omniprésent et dissimulé, parfois entouré d’entraide féminine, parfois marqué par un profond isolement. Les profils des femmes concernées étaient divers, même si les plus pauvres restaient plus vulnérables.
    Enfin, les chercheuses mettent en perspective leur travail avec les débats contemporains, rappelant que la Belgique n’inscrit pas l’avortement dans sa Constitution. L’histoire qu’elles ont explorée montre que la répression n’a jamais empêché la pratique et que les enjeux de santé, d’accès et d’autonomie restent centraux. Cette plongée dans les archives leur a permis de saisir des fragments de vies souvent effacées, révélant la complexité et la force des trajectoires de femmes confrontées à des choix difficiles.

    Le résultat de leur travail a été publié en ligne sur la plateforme «hypothèses.org» donnant ainsi un accès aux documents d’archives et à leur démarche d’historiennes.
  • ©RCF Liège
    19 février 2026

    L'avortement à Liège au XIXe siècle (1/2)

    22 min
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    L’interview présente le travail réalisé par trois étudiantes de l'ULiège, Alix Giet, Ninon Gavage et Lisy Thonart, qui se sont penchées sur l’histoire de l’avortement à Liège au XIX? siècle lors d'un séminaire donné par Ninon Dubourg.

    Elles expliquent avoir choisi ce sujet parce qu’il éclaire à la fois l’histoire du corps, du droit et des femmes. Leur recherche s’appuie sur des notes de cours de médecine de la fin du siècle ainsi que sur deux archives judiciaires, sources parfois techniques, moralisatrices ou lacunaires. Elles ont été particulièrement frappées par l’écart entre la condamnation officielle de l’avortement et sa fréquence réelle, estimée à une femme sur douze au premier trimestre.

    Elles rappellent que l’avortement était perçu comme un crime moral et public, fortement influencé par le poids religieux de l’époque. Malgré cela, les pratiques persistaient et se déroulaient dans la clandestinité. La médecine distinguait plusieurs types d’avortement — spontané, accidentel, provoqué — ce qui révèle à la fois une volonté de classification et les limites du savoir médical, encore empreint de jugements éthiques.
    Les notes de cours montrent que les étudiants en médecine apprenaient déjà des techniques abortives, signe d’un rôle ambivalent du corps médical, pris entre impératifs moraux et réalités de terrain. Certaines interruptions de grossesse étaient justifiées pour sauver la mère, et la fréquence élevée des avortements s’explique par l’absence de contraception, la précarité et la stigmatisation sociale. Les méthodes utilisées étaient variées mais souvent dangereuses, exposant les femmes à de graves complications.
    L’étude des procès de 1845 et 1861 révèle que les accusations visaient autant les femmes que les personnes de leur entourage. La justice oscillait entre punition, stigmatisation et indifférence, souvent en fonction du statut social. Ces affaires montrent une société où l’avortement était à la fois omniprésent et dissimulé, parfois entouré d’entraide féminine, parfois marqué par un profond isolement. Les profils des femmes concernées étaient divers, même si les plus pauvres restaient plus vulnérables.
    Enfin, les chercheuses mettent en perspective leur travail avec les débats contemporains, rappelant que la Belgique n’inscrit pas l’avortement dans sa Constitution. L’histoire qu’elles ont explorée montre que la répression n’a jamais empêché la pratique et que les enjeux de santé, d’accès et d’autonomie restent centraux. Cette plongée dans les archives leur a permis de saisir des fragments de vies souvent effacées, révélant la complexité et la force des trajectoires de femmes confrontées à des choix difficiles.

    Le résultat de leur travail a été publié en ligne sur la plateforme «hypothèses.org» donnant ainsi un accès aux documents d’archives et à leur démarche d’historiennes.

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