« Voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 25-34)
« Voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 25-34)
Méditation par le Père Sébastien Antoni
Chant Final : "Veillons et prions" de GRZYBOWSKI Laurent
alexandra-seinetÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé,
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
« J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
« Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Source : AELF
Méditation Père Sébastien Antoni
Au pied de la croix, Marie se tient debout, portant avec Jésus le fardeau de cette heure, plus forte que le chagrin et plus pacifique que la haine des hommes alentour. En plein milieu de la colère du monde, elle accueille le « oui » du Père. Elle ne cherche pas à tout comprendre : il lui suffit que Dieu sache. Dans son silence, elle termine la prière de son Fils, sachant déjà que cette œuvre sera annoncée aux âges à venir.
C'est à cet instant que Jésus lui donne ce titre de « Femme » (Jn 19,26). Ce titre annonce sa véritable mission, bien au-delà d'une simple mise à distance. Elle devient l'Ève nouvelle, celle qui nous enfante à la vie dans les douleurs de la compassion. En lui confiant le disciple, Jésus élargit son cœur aux dimensions de l'humanité entière. La petite femme de Nazareth devient la mère de tous ceux qui risquent de perdre courage, la mère de la Vie et de tous les vivants.
Ce lien, c'est celui que nous célébrons avec Marie, Mère de l'Église. Ce titre raconte une présence continue : elle qui a veillé sur le corps de son Fils veille désormais sur nous. Elle est cette maman qui, au Cénacle, maintenait la flamme de l'espérance allumée entre les apôtres tremblants, les préparant à devenir une Église vivante.
Rien qu'à la voir passer, si sereine dans sa certitude que la vie a gagné, on devine déjà la résurrection. L'accueillir chez soi, c'est accepter que plus aucune de nos peines ne soit vécue dans le vide. Elle nous prend par la main pour nous apprendre, dans le quotidien de nos propres Nazareth, le chemin des Béatitudes.
Désormais, le vent de la Pentecôte peut souffler. Ce vent dépasse la simple brise de confort : il nous bouscule et nous pousse dehors. Marie reste au milieu de nous pour nous aider à respirer ce souffle nouveau. Avec les portes désormais ouvertes et les verrous tombés, ce bon vent nous emporte vers le large pour témoigner.


Chaque matin, l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.
Découvrez aussi la page Prière du jour pour prendre un temps de recueillement au quotidien.
Prière du Matin : bien commencer sa journée en méditant avec l’Évangile du jour
