JavaScript is required
Accueil
« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés... » (Lc 7, 36-50)

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés... » (Lc 7, 36-50)

Un article rédigé par Père Michel Martin Prével (63206) - RCF, le 17 septembre 2026 - Modifié le 17 septembre 2026
Prière du matin« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés... » (Lc 7, 36-50)

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour » (Lc 7, 36-50)

Méditation par le Père Michel Martin Prével

 

michal-galezewski-UNSPLASHmichal-galezewski-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
  un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.
Jésus entra chez lui
et prit place à table.
  Survint une femme de la ville, une pécheresse.
Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien,
elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
  Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds,
et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus.
Elle les essuyait avec ses cheveux,
les couvrait de baisers
et répandait sur eux le parfum.

  En voyant cela,
le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même :
« Si cet homme était prophète,
il saurait qui est cette femme qui le touche,
et ce qu’elle est : une pécheresse. »
  Jésus, prenant la parole, lui dit :
« Simon, j’ai quelque chose à te dire.
– Parle, Maître. »
  Jésus reprit :
« Un créancier avait deux débiteurs ;
le premier lui devait cinq cents pièces d’argent,
l’autre cinquante.
  Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser,
il en fit grâce à tous deux.
Lequel des deux l’aimera davantage ? »
  Simon répondit :
« Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce
de la plus grande dette.
– Tu as raison », lui dit Jésus.
  Il se tourna vers la femme et dit à Simon :
« Tu vois cette femme ?
Je suis entré dans ta maison,
et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ;
elle, elle les a mouillés de ses larmes
et essuyés avec ses cheveux.
  Tu ne m’as pas embrassé ;
elle, depuis qu’elle est entrée,
n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
  Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ;
elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
  Voilà pourquoi je te le dis :
ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés,
puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.
Mais celui à qui on pardonne peu
montre peu d’amour. »
  Il dit alors à la femme :
« Tes péchés sont pardonnés. »
  Les convives se mirent à dire en eux-mêmes :
« Qui est cet homme,
qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
  Jésus dit alors à la femme :
« Ta foi t’a sauvée.
Va en paix ! »

Source : AELF

Méditation Père Michel Martin Prével

Il est permis de se demander si cette pécheresse pardonnée ne serait pas Marie-Madeleine ou même Marie de Béthanie dont Jean raconte les mêmes gestes avant la passion de Jésus : le parfum, les larmes, les baisers sur les pieds. Son amour est en train de brûler tous ses péchés. Mais le pharisien ne voit que des apparences, le passé de cette femme. Jésus, lui, ne voit pas son péché mais son amour. Son amour est-il la cause du pardon de Jésus, ou dans l’autre sens se sentant pardonnée, elle n’en a que plus d’amour pour lui ? Il semble, d’après la parabole, que le débiteur qui a une plus grande dette doive aimer d’avantage le créancier. Pourtant Jésus ne libère la femme par son pardon, qu’au vu sa foi et de son amour, quitte à braver le scandale. Et nous savons que nous pardonnons d’autant mieux que nous sommes touchés par le geste de l’offenseur et que nous arrivons à aimer celui qui a pu nous offenser. « Aimer vos ennemis » disait Jésus. Merveilleux moyen que le pardon quand il se marie à l‘amour. C’est là que la simple justice qui reconnait le péché et cherche à l’amender, pas toujours en respectant le pécheur d’ailleurs, se trouve dépassée par la miséricorde qui vise à rétablir la relation amoureuse. Et cette femme, comme Marie-Madeleine ou Marie de Béthanie, prouvant son amour par sa foi, nous donne la démonstration flagrante, au-delà de la justice, que c’est l’amour qui nous sauve, et non les règles de la morale.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.