Robin, néophyte : « Le baptême a changé ma vie, la rencontre avec Jésus-Christ aussi »
Robin a été baptisé il y a un an dans le diocèse de Coutances. Il nous partage ce que le baptême a changé dans sa vie et nous raconte sa première année comme néophyte.
En 2025, plus de 10 000 adultes avaient été baptisés comme Robin ©RCF MancheC’était il y a un an. Lors de la Vigile pascale 2025, Robin était baptisé dans l’église de Condé-sur-Vire, avec quatre autres catéchumènes, une étape fondamentale après avoir vécu un cheminement de plusieurs années.
La découverte de Dieu au milieu des épreuves
« Ça a été un long cheminement avec des épreuves qui m’ont fait poser pas mal de questions. Quand je me suis mis à croire en Dieu, je me suis dit que cette croyance ne pouvait pas rester sans acte », raconte-t-il. Lui qui a grandi dans un milieu athée a trouvé facilement comment frapper à la porte de l’Église.
J’ai eu envie plus facilement d’aller à la messe que de prier chez moi
Comme tous les catéchumènes, il a fait l’expérience d’entrer dans un monde inconnu, ne connaissant pas les codes. « Au début, on se sent quand même un peu étranger. On peut avoir l’impression de ne pas être à notre place, mais c’est souvent une impression qu’on se fait nous-mêmes. Il faut laisser le temps aux paroissiens de nous accueillir, de nous connaître. » Il reconnaît que la prière personnelle était difficile au début. « J’ai eu envie plus facilement d’aller à la messe que de prier chez moi, ce n’était pas instinctif », explique-t-il, remerciant pour l’accompagnement qu’il a eu durant cette période de catéchuménat. Pour Robin, le fait d’être baptisé a tout changé dans sa vie. « Le sens profond de nos vies change. Notre joie vient d’une autre source. On n’a plus la même espérance, on n’a plus le même rapport au monde. »
Après le baptême, la persévérance
Robin avoue qu’il a vécu un petit passage à vide après son baptême, en sortant du « cocon » du catéchuménat, mais l’amour du Christ lui a permis de persévérer, en étant assidu à la messe du dimanche et à la prière. Le néophyte reconnaît qu’il a encore un peu de mal à lire la Bible. Il se sent plus à l’aise pour lire les livres de saints qui racontent leur relation à Dieu, comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, mais aussi saint Jean de la Croix qu’il lit actuellement. « C’est un peu plus ardu, mais on apprend beaucoup de choses sur la vie spirituelle. Son absolu de l’union à Dieu, tout ce qu’il enseigne, vous emmène à l’union à Dieu qui est le but de toute vie. C’est magique, moi, j’adore. »
Pour moi, la religion catholique était une religion morte
Preuve de son intégration dans la paroisse, Robin vient de rejoindre l’Équipe d’animation pastorale. Dans cette équipe dont il découvre les codes et le langage, il peut apporter son regard de nouveau chrétien. Pour lui, l’Église doit être plus visible. « L’Église doit être plus présente dans nos territoires, car quand on ne grandit pas dans une famille catholique, la religion catholique n’existe pas. Pour moi, la religion catholique était une religion morte, c’était comme le latin : une langue morte. »
Pour lui qui ne connaissait pas l’Église avant, l’évangélisation est primordiale. « Quand on a grandi en ayant la croyance qu’il n’existe pas, savoir qu’il est là, ça change tout. Ma plus grande joie, c’est de savoir que Dieu existe.»





