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Regard spirituel sur la solitude
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Regard spirituel sur la solitude

Un article rédigé par Béatrice Soltner, Odile Riffaud - RCF,  -  Modifié le 26 juillet 2022

La solitude est souvent mal vue, on l'associe au mal-être, à une vie triste. Pourtant les moments où l'on est seul sont nécessaires. Ils nous permettent de nous recentrer sur nous-mêmes, de faire une pause et de donner plus de place à la contemplation, et surtout à la liberté. C'est ce que défend Jacqueline Kelen dans son ouvrage "L'esprit de solitude" (éd. Albin Michel, 2005).

Pour Jacqueline Kelen, les moments de solitude sont "le départ de la découverte de soi et c'est toujours une quête de profondeur" ©Unsplash Pour Jacqueline Kelen, les moments de solitude sont "le départ de la découverte de soi et c'est toujours une quête de profondeur" ©Unsplash

Pourquoi s'intéresser à la solitude ?

 

Jacqueline Kelen se définit comme "une grande solitaire". Pour elle, la définition que l'on donne à la solitude est malheureusement souvent galvaudée. "Lorsqu'on dit 'Je suis seul au monde', ça veut dire qu'on se sent non-aidé, non-soutenu et en même temps, c'est ce qui peut permettre de s'ouvrir à cette liberté immense que nous avons chacun qui est "je suis auteur de ma vie"... Et personne ne peut vivre à ma place."

 

 

Découvrir sa solitude c'est tout simplement l'aventure de la conscience humaine

 

 

La solitude, une découverte de soi

 

On veut toujours fuir la solitude. On le voit dans les familles. Lorsqu'un enfant est seul, son entourage aura tendance à le sortir de cet isolement et le stimuler. Or, pour Jacqueline Kelen, qui a vécu une enfance parfois solitaire entourée "de livres et de chats", ces moments sont "le départ de la découverte de soi et c'est toujours une quête de profondeur".

 

Passer du "moi" au "je"

 

Ce qui différencie l'isolement de la solitude, selon Jacqueline Kelen, c'est le passage du "moi" au "je". Le "moi" est un conditionnement, une appartenance. Il est construit par tout ce que nous recevons comme notre éducation, notre nationalité. L'historienne l'associe à l'égo, qui peut être dévorant et dont il faut tenter de s'éloigner pour laisser apparaître le "je" qui est "auteur de sa vie, garant et responsable". En allant du "moi" vers le "je", nous passons d'un isolement égoïste à une solitude essentielle symbolisant notre liberté d'action.

 

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