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"Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en ..." (Jn 19, 25-27)
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"Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en ..." (Jn 19, 25-27)

Un article rédigé par Bernard Devert (50596) - RCF,  -  Modifié le 29 septembre 2021
Prière du matin "Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en ..." (Jn 19, 25-27)

"Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté !"

Méditation de l'évangile (Jn 19, 25-27) par le père Bernard DEVERT

Chant final: "Je te prends chez moi, Marie" par Emmanuel Music

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
  Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
  Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.

Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

Près de la Croix où se meurt le Fils de l’Homme, se tiennent Marie, la vivante, celle qui a donné la vie à l’Auteur de la vie, sa sœur, Marie, femme de Cléophas et Marie-Madeleine en signe de leur profonde fidélité ; un seul des douze disciples est là, Jean, le plus jeune.

A regarder la Croix qui se révèle l’oasis de la foi en ce désert piétiné dans ces heures tragiques liées à « l’insoutenable légèreté de l’homme » qui, dans une inconsciente inhumanité, soutient l’abominable ; Dieu en fait les frais.

 

Aucun jugement de la part du Seigneur ; Lui, condamné pour avoir aimé, ne dit rien, laissant ainsi dans ce silence un espace infini d’amour, tout est ouvert, comme en témoignera le bon larron.

Comment ne pas entendre Hölderlin : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».

Quelle méprise de la part de ces injustes qui se sont arrogés le droit de juger, avec la haine et le mépris que l’on sait, Celui qui n’est qu’Amour.

François d’Assise, qui a si bien compris l’Evangile, a cette formule : « l’Amour n’est pas aimé ». Comment peut-il l’être de la part de ceux qui entendent posséder, puisqu’aimer c’est donner, se donner.

L’aveuglement, il ne fut pas celui des bourreaux qui n’ont pas eu le courage de la désobéissance mais qui auront celui de reconnaître qu’ils ont participé à l’assassinat du Prophète : « oui, vraiment, Il était le Fils de Dieu ». N’ont-ils pas vu que dans l’hiver qui se traversait, il y avait le déjà là d’un printemps.

Les scribes étaient si enfermés dans les Ecritures qu’ils ont voulu fermer le Livre pour en garder la pleine possession ; ils savaient.

Seulement, ce ne sont pas toujours ceux qui savent qui comprennent. Il est de ces relations si constructives d’un avenir que, pour en saisir la portée et l’infini, seule l’intelligence du cœur en est la clé.

Marie était au pied de la Croix. Une Mère à qui son Fils demande une nouvelle maternité pour l’offrir à tous les hommes. Voici ton fils, mon frère, et à ce fils, voici ta Mère, notre Mère.

Alors que la Croix apparaissait pour la multitude le déclin inévitable de la vie, voici qu’elle est l’espace d’une nouvelle annonciation faite à Marie qui risque, parce qu’elle est existentiellement Mère, ce Fiat : « Qu’il me soit fait selon la Parole ».

L’Evangéliste nous dit qu’à partir de cette heure-ci, le disciple la prit chez lui.

Cette hospitalité, trace de celui qui est reçu et de celui qui reçoit sans faire de différence, comment la vivons-nous.

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