JavaScript is required
Accueil
Prix du livre de la liberté intérieure 2026, la sélection (7/7) : "L'homme qui lisait des livres", de Rachid Benzine

Prix du livre de la liberté intérieure 2026, la sélection (7/7) : "L'homme qui lisait des livres", de Rachid Benzine

Un article rédigé par Odile Riffaud - RCF, le 28 août 2026 - Modifié le 28 août 2026
Prix du livre de la liberté intérieure"L'homme qui lisait des livres", de Rachid Benzine

Le prix du livre de la liberté intérieure 2026, organisé par le Jour du Seigneur sur France 2, sera remis le 9 septembre, avec RCF Notre Dame. Parmi les sept ouvrages en sélection, "L’homme qui lisait des livres", de Rachid Benzine aux éditions Julliard.

©Astrid di Crollalanza / éditions Julliard©Astrid di Crollalanza / éditions Julliard

"L’homme qui lisait des livres" est un roman qui a été remarqué à sa sortie parce que Rachid Benzine est un islamologue franco-marocain connu pour son engagement en faveur du dialogue interreligieux et parce que son roman s’inscrit dans l'actualité au Proche-Orient et de Gaza. 

Mais l’histoire se passe exactement dans la bande de Gaza. Le héros, Nabil Al Jaber, est certes libraire à Gaza. C'est là qu'il rencontre un photographe de passage à qui il entreprend de raconter son histoire. On découvre donc celle d'une famille et celle de milliers de Palestiniens depuis 1948 - date à laquelle Nabil est né. Sa naissance coïncide avec le début de la Nakba, l’exode palestinien. Nabil a donc grandi dans des camps de réfugiés. Tout cela se passe avant le 7 octobre 2023.

Ce roman nous fait ressentir l’enfermement, avec des descriptions très concrètes de l'étroitesse des ruelles dans les camps de réfugiés, les bonnes odeurs et les puanteurs qui s’entremêlent. C’est la vie quotidienne avec ses cris d’enfants et par endroit, les ruines. Certes, Nabil a connu l’amitié, l'amour, mais il a grandi comme emmuré par un avenir bouché. On ne divulgue rien en disant que l’histoire se finit sur des larmes qu’il faut sécher.

Et les livres, on se demande à quoi ils peuvent servir dans un tel contexte. Mais c'est justement là tout le propos du roman : dire le caractère vital de la lecture. Que ce soit Shakespeare, la Bible, de Primo Levi, ou l’écrivain palestinien Mourid al-Barghouti… Leurs œuvres éveillent une conscience, donne l’envie de se battre, elles font se sentir vivant même lorsque les velléités d’émancipation s’éteignent, ou que l’on passe 20 ans en prison sans voir son enfant grandir. 

La lecture est indubitablement présentée comme une expérience de liberté intérieure. Il faut imaginer le libraire Nabil comme sur la couverture du livre : assis devant sa petite échoppe remplie, saturée, de livres. Rien ne dit qu'il existe une telle librairie aujourd’hui à Gaza car ce qui a inspiré Rachid Benzine c’est la photo d’un libraire au Maroc. La dimension réaliste compte peut-être moins que le message : lire nous humanise, nous donne accès au trésor, a-t-on envie d’ajouter, au trésor de notre liberté intérieure.

 

©Le Jour du Seigneur
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prix du livre de la liberté intérieure
©Le Jour du Seigneur
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.