Prix du livre de la liberté intérieure 2026, la sélection (5/7) : "Ligne de foi"", de Loïc Finaz
“Ligne de foi” (éd. des Equateurs), de Loïc Finaz, fait partie des sept ouvrages en sélection pour recevoir le Prix de la liberté intérieure 2026, proposé par Le Jour du Seigneur, sur France 2, dont RCF Notre Dame est partenaire. C'est le récit-confession d'un Écrivain de marine, ancien directeur de l’École de guerre.
©éditions des EquateursUn récit-confession
On a souvent eu des récits de voyages dans la sélection du Prix du livre de la liberté intérieure, mais c’est la première fois que l’on part en mer ! Loïc Finaz est Écrivain de marine. Cet ancien directeur de l’École de guerre a écrit sur le sens du commandement ou sur les questions de stratégie. Mais une partie de son œuvre est plus littéraire ou poétique. C’est de ce côté-là que l’on trouve "Ligne de foi", une sorte de récit-confession publié aux éditions des Equateurs
Loïc Finaz assiste à la messe d’enterrement de l’un de ses amis marins, il est dans la chapelle Saint-Louis, à l’École militaire. Il laisse aller ses pensées et ses souvenirs à mesure qu’il observe chacun des tableaux qui représentent les événements de la vie du roi saint Louis.
Les douze chapitres de "Ligne de foi" sont des réflexions à partir d’un de ces tableaux et aussi d’un moment de la messe. Dans cette longue introspection, Loïc Finaz montre combien il est attaché à la liturgie de la messe catholique. Il fait souvent le parallèle entre la liturgie profane du marin, qui fédère un équipage, et le rituel sacré du religieux.
Qu'est-ce que la ligne de foi ?
"Ligne de foi", c’est un titre très poétique... et très technique. La ligne de foi, c’est "l’axe longitudinal de référence d’un navire", comme l’amiral le précise dans son livre. Le vocabulaire marin est très présent dans ce texte, par exemple, au lieu du mot "sommaire" à la fin du livre, il n’y a pas écrit "sommaire", justement mais "amers". Les amers, dans le langage marin, ce sont les points fixes qui aident à se repérer quand on est sur l’eau.
Loïc Finaz joue sur les mots car précisément il reconnaît que l’amertume guette l’homme de mer une fois qu’il revient sur terre. Amertume vis-à-vis de cette "cité terrestre" si imparfaite, vis-à-vis des politiques décevants à qui pourtant le soldat doit obéir… Mais justement, Loïc Finaz ne veut pas devenir un de ces "écrivains du ressentiment" selon la formule de René Girard. Alors il questionne : quelle a été sa "ligne de foi" tout au long de sa carrière ?
La liberté, leitmotiv du marin... et du soldat ?
La liberté, LE leitmotiv du marin, on comprend que c’est un mot lourd de sens, plus encore pour un soldat. Au nom de quoi donner sa vie et prendre le risque de tuer ? La liberté intérieure, c’est peut-être un peu cela au fond qu’il questionne : l’a-t-elle guidé tout au long de sa vie ?
Si c’était sa vocation d’être commandant de marine, comme Loïc Finaz semble en convenir, vocation au sens le plus spirituel du terme, alors il a toute légitimité à lier ensemble la noblesse de l'engagement militaire et le sens du sacrifice du soldat, à l’amour du prochain...
"Peut-on commander sans aimer ?" demande-t-il. Loïc Finaz a trouvé dans l’amitié - et ce qu’il appelle l’esprit d’équipage - une liberté. Or les chrétiens savent combien la liberté est la condition de l'amour véritable.


RCF Notre Dame est partenaire du Prix du livre de la liberté intérieure, organisé par l'émission Le Jour du Seigneur, sur France 2. Tout au long de l'été dans La Matinale, et avant la remise du prix en septembre 2026, Odile Riffaud vous présente les ouvrages en sélection.




