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"Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?" (Lc 6, 1-5)

Un article rédigé par Jean-Marie Petitclerc (50913) - RCF, le 3 septembre 2022  -  Modifié le 3 septembre 2022
Prière du matin "Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?" (Lc 6, 1-5)
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"Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?"

Méditation de l'évangile (Lc 6, 1-5) par le père Jean Marie Petitclerc

Chant final: "Maître du sabbat" par l'Ensemble Vocal l'ALLIANCE

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ;
ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient,
après les avoir froissés dans leurs mains.
    Quelques pharisiens dirent alors :
« Pourquoi faites-vous
ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
    Jésus leur répondit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David
un jour qu’il eut faim,
lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
prit les pains de l’offrande, en mangea
et en donna à ceux qui l’accompagnaient,
alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
    Il leur disait encore :
« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Source : AELF

Méditation Père Jean-Marie Petitclerc

              Voici que l’Évangile d’aujourd’hui aborde l’épineuse question du rapport à la loi. Au point de départ de la réflexion de Jésus, cette observation rapportée par quelques pharisiens qui ont vu ses disciples, un jour de sabbat, manger les épis qu’ils avaient arrachés. « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »

              Rappelons que Jésus n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir, comme il le dira un peu plus tard, en plaçant au sommet de la hiérarchie des commandements celui de l’amour, l’amour de Dieu et celui du prochain. Il s’agit donc pour lui, et c’est une des grandes bonnes nouvelles de l’Évangile, d’apprendre à conjuguer l’amour et la loi, alors qu’on a parfois tendance à les opposer, rappelant avec force que la loi est faite pour l’homme et non pas l’homme pour la loi.

              Lorsque je parle du rapport à la loi à des adolescents, qui parfois pensent que le plaisir vient de la transgression, j’aime prendre l’exemple d’une partie de football. Imaginez qu’il n’y ait aucune règle et aucun arbitre garant de la règle. Inévitablement, la partie va dégénérer en violence au bout de 10 minutes. Imaginez maintenant qu’il y ait une règle et un arbitre garant de cette règle, le plaisir de jouer ensemble peut durer deux fois 45 minutes. Autrement dit, la loi est ce qui permet le plaisir du vivre ensemble. D’ailleurs, les quartiers de notre République, qualifiés de sensibles, où la loi est la moins respectée, sont les quartiers où le mal-être est le plus grand.

              Puissions-nous, à la manière de Don Bosco, qui qualifiait son système éducatif de préventif, mettre toujours en avant, lorsqu’on présente une règle à des enfants, leur intérêt à la suivre, plutôt qu’insister, comme tel est le cas dans les systèmes qu’il qualifiait de répressif, sur le catalogue des sanctions qui accompagneraient la transgression !

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