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"Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde" (Jn 12, 44-50)
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"Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde" (Jn 12, 44-50)

Un article rédigé par Antoni Sébastien (Père) (57489) - RCF, le 11 mai 2022  -  Modifié le 11 mai 2022
Prière du matin "Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde" (Jn 12, 44-50)

"Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde"

Méditation de l'évangile (Jn 12, 44-50) par le père Sébastien Antoni

Chant final: "Christ est la lumière" par Matt Marvane

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit,
mais en Celui qui m’a envoyé ;
et celui qui me voit
voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde
pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle,
moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde,
mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles
aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :
c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé :
le Père lui-même, qui m’a envoyé,
m’a donné son commandement
sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare,
je le déclare comme le Père me l’a dit. »

Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni

Le chapitre 12e de l’évangile de Jean est à présent terminé. Et avec lui ce livre que l’on appelle celui des signes. Le dernier signe présenté par Jésus est un astre, rien de moins que le soleil… la lumière du monde créé… à laquelle Jésus s’identifie. Une lumière qui existe pour éclairer et arracher à toutes les formes de la nuit. Mais pour apprécier la lumière il faut considérer ces ténèbres, les accepter, les assumer,… pour constater que nous n’en sommes plus prisonniers… Paradoxalement c’est un passage obligé pour être sauvé, et pouvoir alors confesser de quoi nous sommes sauvés. Les ténèbres précèdent toujours la foi ; elles sont pour nous le pays d'avant la foi. C'est là que nous demeurions avant de rencontrer Jésus-lumière; c'est là aussi… que nous retournons quand nous quittons sa main. Il y a pour nous deux sortes de ténèbres de « retour au passé »: les ténèbres coupables, celles du péché que nous avouons au Seigneur, et les ténèbres des misères de notre affectivité. Oui, il nous arrive de revenir aux ténèbres de notre passé, même si le Seigneur est devenu la lumière de nos vies, … oh par pour s’y réinstaller… pas nécessairement… mais en les laissant s'approcher, les laissant entrer par les fissures de notre cœur ou à travers les lézardes de la vie. Ténèbres de la tristesse, quand nous sommes inquiets pour l'image que nous renvoyons de de nous-mêmes, quand nous nous résignons à l'à-peu-près de la foi et de la relation. Ténèbres de lassitude, lorsque nous perdons cœur à nous voir si pauvres, lorsque nous quittons du regard le Seigneur. Ténèbres de solitude, aux heures où nous croyons n'exister pour personne, pas même pour Dieu.

Pour ne pas rester à mi-pente, pour ne pas "demeurer" dans les ténèbres où l'on marche en aveugle, un seul moyen, un seul réflexe: venir, revenir à Jésus-lumière, entendre ses paroles et nous laisser nous éclairer par sa présence lumineuse et douce.

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